Jeudi 11 décembre 2008
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Aujourd'hui à l'Assemblée nationale se sont tenues les 5e rencontres
parlementaires sur les prisons animées par mon collègue Serge Blisko (député de Paris).
En juillet dernier, le gouvernement avait adopté lors du conseil des ministres son projet de loi pénitentiaire visant à doter notre pays d'une nouvelle législation voulant faire face aux défis d'un
milieu carcéral en crise.
Depuis il n'en est rien, son examen n'est toujours pas fixé à l'ordre du jour mais cette journée de réflexion fut l'occasion de pointer les besoins et moyens dont nécessitent en urgence les prisons
pour répondre à l'exigence de respect de la dignité humaine des détenus.
Les députés du groupe socialiste ne cessent de dénoncer l’orientation de la politique pénale du gouvernement dont l’une des conséquences est l’aggravation de la surpopulation carcérale. Celle-ci
atteint aujourd’hui un seuil inacceptable de 14 237 détenus.
Ce colloque organisé par des parlementaires socialistes a permis de réaliser un état des lieux utile et de dégager des propositions.
Une loi pénitentiaire doit avoir pour ambition de sortir l’univers carcéral de la zone dérogatoire dans laquelle il évolue pour le ramener dans le droit commun. Concrètement, cela vise à faire
enfin de la prison à la fois un cadre de référence fixant des normes de qualité accessibles, précises et prévisibles, et un instrument juridique assurant la protection effective d’un détenu reconnu
comme sujet de droits.
La réforme du droit de la prison doit être l’occasion pour la France de faire cesser ces critiques fortes et concordantes et de se mettre en conformité avec la réglementation internationale et
européenne, qui constituent le socle minimum commun en matière pénitentiaire pour les pays membres du Conseil de l’Europe.
Hélas, nous en sommes loin. Je constate et regrette fortement que le texte ne s'inscrive pas dans une telle approche alors même que nous avions longuement recommandé à l’occasion d'auditions,
d'échanges dans le cadre d'une mission créée, dont je suis membre, sur « les conditions carcérales », des mesures phares destinées à mettre fin à des situations intolérables et indigne de notre
démocratie.
L’enjeu essentiel d’une démarche de réforme du droit pénitentiaire est de garantir le respect de l’État de droit en restituant à la loi le domaine qui est le sien dans le champ carcéral.
Le groupe socialiste à travers ce type de rencontre, à laquelle participaient Robert Badinter, Jean-Marie Delarue, contrôleur général des lieux de privation de liberté, souhaite
démontrer son engagement à garantir l'amélioration, par un projet de loi ambitieux, des conditions de vie dans l'univers carcéral français et oeuvrer pour la dignité humaine et des droits de
l'Homme dont la France doit rester l'image aux yeux du monde.
Par Jean-Michel Clément
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Mardi 14 octobre 2008
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Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, cette proposition de loi de simplification et de clarification du droit et d’allègement des
procédures est la seconde que nous examinons. A n’en pas douter, la tâche est utile et il nous faut sans cesse remettre l’ouvrage sur le métier. Les professionnels le savent qui ont largement
contribué à inspirer le texte qui nous est soumis. Nos concitoyens en revanche s’étonnent de l’imprécision qui parfois caractérise les lois qui les concernent.
Suite de l'intervention
Par Jean-Michel Clément
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Jeudi 27 mars 2008
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Par Jean-Michel Clément
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Mercredi 28 novembre 2007
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La décision de fermer le Tribunal d'Instance de Civray : une décision indigne pour le monde rural et une nouvelle
atteinte aux services publics
Le 12 novembre dernier, Mme La Ministre de la Justice est venue annoncer le verdict sans avoir pris le temps d'entendre les élus, les usagers de la justice et les
professionnels !
La réunion d'information et d'échanges que j'avais organisé à Civray le 4 octobre dernier, et les nombreux témoignages de soutien à notre tribunal de
proximité : délibérations des conseils municipaux et lettre des établissements de soins (EPHAD, CAT...) n'y ont pas suffi.
Le Tribunal d'Instance, symbole de la justice de proximité est supprimé.Notez qu'il en va aussi du sort de celui de
Montmorillon. Nous n'aurons donc plus de tribunaux dans notre circonscription !
Cette décision est tombée sans concertation, sans qu'aucune proposition préalable, ni évaluation n'aient été faites.
Cette décision porte encore un mauvais coup aux services publics et plus particulièrement à celui de la Justice, dont l'égalité d'accès de chacun au droit et à la
justice, constitue pour tous un pilier fondamental d'une vraie démocratie.
Nous devrons donc nous attacher à faire revenir ce service sur notre territoire et sur la ville. Je crains que ce soit encore les collectivités
locales qui ne soient demain mises à contribution pour assurer la continuité d'un service, dernier symbole de l'autorité de l'Etat.
Je solliciterai à nouveau les autorités judiciaires et le Ministère pour que soit reconsidérée une décision injuste, prise sans concertation.
Par Jean-Michel Clément
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Jeudi 15 novembre 2007
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12:49
le texte de ma question posée à Mme Rachida Dati, ministre de la Justice, concernant le budget en matière d'aide
juridictionnelle:
Madame la Ministre,
L’accès au droit et à la justice constitue dans une société démocratique, un droit fondamental pour tous et un impératif pour les pouvoirs
publics.
A cet effet, l’aide juridique se doit d'en assurer un égal accès, en obeissant à des exigences de qualité destinées à rendre cet accès
effectif.
Elle doit s’appliquer aussi bien à la justice judiciaire qu’à la justice administrative et ce à tous les degrés de juridiction.
Cet accès au droit est en vérité un révélateur du degré d’égalité démocratique ou plutôt d’inégalité de droits et de moyens dans notre
société.
Et que constatons-nous ?
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Que le programme « accès au droit et à la justice » dans le budget 2008 ne représente plus que 5,03.% des moyens de la
« Mission Justice » contre 5,4 % en 2006.
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Que le nombre de demandeurs d’aide juridictionnelle ne fait pourtant que progresser : 350 000 en 1992 – 900 000 en 2006.
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Que la loi sur l’immigration entraîne une augmentation du contentieux des étrangers qui va consommer une enveloppe en diminution de 5,8 % en
euros constants entre 1992 et 2007 !
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Que le plafond d’éligibilité de l’aide juridictionnelle totale ne couvre que la population des « pauvres » en termes statistiques et
ne couvre que cette population ! (Un revenu légèrement supérieur au seuil renvoie le demandeur à l’aide partielle : 1 014 € pour un foyer monoparental avec un
enfant !).
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Que l’effet de seuil en matière juridictionnelle partielle, comme en matière totale est dévastateur pour le justiciable qui doit au surplus
supporter l'effet mécanique de l'augmentation du taux de TVA de 5;5% à 19,6%.
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Que le niveau de l’aide juridictionnelle se situe dans une moyenne basse au regard du budget moyen consacré à l’aide juridictionnelle en
Europe.
Madame la Ministre, alors que votre politique en matière d’immigration et le contrôle du séjour des étrangers va inexorablement conduire à une
augmentation de ces contentieux, comment envisagez-vous compenser budgétairement ces consommations de crédits, alors même que les crédits inscrits sont déjà en diminution ?
Enfin comment allez-vous concilier demain l’aide juridictionnelle avec la réforme de la carte judiciaire quand on sait que les frais de déplacements
ne sont pas indemnisables au titre de cette aide juridictionnelle ?
Ce sont encore les plus pauvres qui devront les supporter sauf à renoncer à accéder à la justice ?
N’est-ce pas là la justice que vous voulez : accessible pour ceux qui en auront les moyens, tout en privant de défense ceux qui ne disposeront
pas de ressources nécessaires !
C’est bien un déni d’égalité démocratique auquel nous assistons, avec un budget d’accès à la justice en diminution, en même temps que la répression
s’accroît et que la justice s’éloigne du justiciable.
Par Jean-Michel Clément
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