Vendredi 6 novembre 2009
5
06
/11
/Nov
/2009
11:12
Cette sale manie d’interroger l’identité nationale quand on est à court d’arguments politiques n’a même plus le mérite de la nouveauté. Comme si les antagonismes qui en résulteraient permettaient à
coup sûr de gagner les futurs scrutins électoraux en faisant se battre deux visions de la France, deux visions des français… Il y en a plus de deux et c’est dans la multitude de la composition de
son identité que la France s’est construite et se construira encore.
Si l’identité nationale a toujours été fluctuante, sa traduction est invariable. Comment rayer d’un seul trait, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen issue de la philosophie des
Lumières et de Révolution française, socle d’une telle solidité qu’elle a essaimé à travers le monde, en servant de base à la déclaration universelle des droits de l’homme.
Comment être oublieux à ce point de la création de l’école laïque et gratuite qui constitue le terreau culturel de toutes les générations de français depuis deux siècles ? Oui laïcité et gratuité,
sont aussi des valeurs dans lesquelles nous nous reconnaissons tous lorsqu’il s’agit de l’enseignement.
C’est aussi et c’est encore, à la fin de la seconde guerre mondiale, l’ensemble des mouvements de résistance qui s’accordent sur la sécurité sociale, les retraites et tous les systèmes permettant
une solidarité « nationale » entre les générations. Oui la solidarité générationnelle permettant à chacun de cotiser suivant ses moyens et de bénéficier de soins suivant ses besoins, ça aussi c’est
une valeur dans laquelle chacun se reconnaît.
Citer la construction européenne comme fin et comme moyen de renforcer l’identité française peut sembler anachronique, mais c’est dans ce projet collectif à la taille d’un continent que l’on
reconnaît la plus haute des ambitions des gouvernants : que les peuples puissent vivre en paix. Car seule cette paix garantit les progrès de vie que peuvent et pourront connaître nos concitoyens
Français en Europe. Oui l’Europe et ses valeurs de paix ce sont des valeurs qui fondent la société française d’aujourd’hui.
Alors pourquoi faire semblant d’interroger notre identité nationale lorsqu’on est soi-même aux manettes du pilotage de la France ? Ne seriez-vous plus certain de ce qui guide votre action politique
M. Besson ? Ce qui est sûr, c’est que vous avez oublié qu’être Français dans votre rôle, c’est d’avoir du panache.
Vous brandissez aussi haut notre drapeau et notre identité nationale que vos idées sont basses et tactiques. Non Monsieur Besson, vous ne serez jamais Jeanne d’Arc, vous n’en n’avez ni le panache
ni la moindre de ses qualités.