Avec vous !

Bonjour et bienvenue sur mon blog,
Je suis heureux de partager, avec chacun d'entre vous, mon activité parlementaire à Paris et en circonscription.
Suggérez, partagez, donnez son avis, ce blog est aussi le votre pour faire vivre l'idée d'une démocratie participative et toujours novatrice.
Cordialement,

Je suis membre de la Commission des lois et membre des groupes d'études suivants : élevage et appellation d'origine (vice-président) ; développement agro-industriel ; industrie alimentaire ; formation alternée en milieu rural ; partenariats publics/privés ; dépendance des personnes agées ; PME ; professions de santé ; prison et conditions carcérales ; économie sociale ; énergies.
Et membre des groupes d'amitiés suivants : Burkina Faso ; Chili ; Espagne et Norvège.
Ma
fiche synoptique sur le Site de l'Assemblée nationale.

En plus, du mini agenda sur la droite de cette page, vous trouverez l'
agenda en ligne plus détaillé
.
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de butinage libre et donc gratuit.
Jeudi 22 novembre 2007 4 22 /11 /2007 12:18

A l'heure où l'UMP et sa majorité offrent 15 milliards d'euros aux plus aisés, où ils se délestent de ses compétences régaliennes sur les collectivités, il est intolérable de cautionner cet affront fait aux communes, départements, régions, essorés financièrement, augmentant par la même la pression fiscale sur nos concitoyens.
Une réforme de fond de la fiscalité locale est impérative pour rétablir le pacte d'équité et de justice sociale fidèle à nos valeurs et propre à notre conception d'une République redistributrice et solidaire.

Rendre lisible, efficace, dynamique, un système injuste et opaque pour les français est une urgence nationale !
La voie proposée par l'UMP depuis les lois de décentralisations Raffarin II ne cesse d'enliser élus et citoyens vers une dépression financière et fiscale incontrôlable. Le travail de sape depuis 6 ans doit cesser, la Gauche  travaille à des propositions pour une réelle alternative a la politique fiscale de M. Sarkozy.
Des questions de premier ordre se posent : qui est  capable de dire qui paie quoi et pour qui ?  Comment se fait il que l'État est aujourd'hui le premier contribuable local ? Comment rendre autonome et responsable les différents échelons de collectivités territoriales ? Comment améliorer le système de péréquation qui vise a réduire les inégalités entre territoires et citoyens ?
Je suis, avec l'aide de Louis Cabanes, collaborateur spécialement attaché au suivi de ces questions, et du Groupe socialiste, autour notamment de Jean-Pierre Balligand, Alain Rousset, Bernard Derosier, pleinement associé à la réflexion d'une refonte de notre système.
En finir avec des archaïsmes indignes d'une grande démocratie européenne, cessez le jeu des dupes et des effets d'annonces d'une droite amorphe sur un sujet central, tel doit être le cheval de bataille des socialistes pour stoppez la mascarade fiscal.

Que chaque français sache sur quels projets sont réinvestis ses prélèvements, que l'élu soit autonome et responsable devant ses concitoyens me semble être une priorité de bon sens ! Vraisemblablement, M. Sarkozy et sa majorité se soucient comme d'une guigne de l'état actuel de nos collectivités et se lavent les mains en se confortant d'un système injuste et poussiéreux.


Lundi 19 novembre 2007 1 19 /11 /2007 21:17
Mardi 20 novembre 2007
Rendez-vous en circonscription.
11 h 30    Réunion du Groupe socialiste > Jean-François
17 h 15    Commission des Lois : Création d'une mission d'information sur la clarification des compétences des collectivités territoriales : compte rendu

Mercredi 21 novembre  2007
Le TGV prévu ce matin au départ de Poitiers n'a pas pu circuler en raison d'actes de malveillance sur les voies. Le programme de Jean-Michel Clément à Paris est donc annulé.
9 h        Réunion des Commissaires aux Lois (1er Bureau) > Jean-François
9 h        Groupe de travail « réforme des finances publiques » (4e Bureau) > Louis
10 h      Commission des lois : 2e lecture PPL Simplification du droit...
11 h 30  Réunion du Groupe socialiste
12 h      Réunion : Préparation du colloque sur la condition carcérale
12 h 30  Déjeuner au Salon des Maires avec les élus de la Vienne Informations de l'AMF   Programme (en PDF)
15 h      Questions d'actualité /16 h
16 h      Manifestation des élus contre la carte judiciaire avec écharpe tricolore (devant le Ministère de la Justice)

Jeudi 22 novembre  2007
9 h         Salon des Maires de France
12 h 30   Déjeuner au salon des Maires


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Dimanche 18 novembre 2007 7 18 /11 /2007 20:25
Texte du courrier adressé à différents acteurs du dossier :

Madame, Monsieur,

La SNCF annonce le démantèlement programmé de sa branche fret dans plus de 30 départements français.

Directement touché sur la circonscription de la Vienne par la suppression du site de Montmorillon, je me dois de lancer une initiative pour essayer d'enrayer cette mécanique bien rodée de suppression progressive des services publics dans la région Centre Ouest. Et parce qu'au delà de la suppression des emplois publics, ce sont de nombreux emplois indirects et un modèle de société qui se trouve ainsi menacé, je vous propose de coordonner nos actions et nos forces au sein d'un collectif de défense du fret ferroviaire.

Je vous invite donc à participer à la réunion constitutive du collectif le vendredi 16 novembre 2007 à Montmorillon à 10 heures.

Je reste à votre disposition pour nous entretenir en détail sur cette initiative et vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sincères salutations.


INVITATION
à la réunion constitutive du collectif
Contre le démantèlement du fret ferroviaire en France
Pour organiser la riposte au démantèlement programmé de la branche fret de la SNCF dans plus de 30 départements français. Nous vous invitons à arrêter la stratégie à mettre en oeuvre avec :
- les élus municipaux, régionaux et départementaux concernés ;
- les représentants des syndicats et des entreprises touchés ;
- les associations et organisations concernées ainsi que différents opérateurs de transport de fret.

Le vendredi 16 novembre 2007
de 10 heures à 12 heures
au Centre d'animation régional :
16, bd du Terrier Blanc à Montmorillon
Coupon réponse à nous retourner par mail ou par télécopie 01 40 63 16 00

Votre prénom :                                                                                                 .

Nom :                                                                                                             .

Représentant :                                                                                                 .


O Syndicat O Elu O Entreprise O Opérateur O Autre organisation (association...)

Précisez :                                                                                                        .

Téléphone :                                                                                                     .

Télécopie :                                                                                                      .

Mail :                                                                                                              .


O Participera à la réunion constitutive du Collectif
O Ne participera pas à la réunion
O Souhaite être tenu informé-e des activités du Collectif

Pour de plus amples informations vous pouvez contacter :
Jean-François Cassant au 01 40 63 15 99 - jmclement(at)assemblee-nationale.fr
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Jeudi 15 novembre 2007 4 15 /11 /2007 12:49

 le texte de ma  question posée à Mme Rachida Dati, ministre de la  Justice,  concernant  le budget  en matière d'aide  juridictionnelle:

Madame la Ministre,

L’accès au droit et à la justice constitue dans une société démocratique, un droit fondamental pour tous et un impératif pour les pouvoirs publics.

A cet effet, l’aide juridique se doit d'en assurer un égal accès, en obeissant à des exigences de qualité destinées à rendre cet accès effectif.

Elle doit s’appliquer aussi bien à la justice judiciaire qu’à la justice administrative et ce à tous les degrés de juridiction.

Cet accès au droit est en vérité un révélateur du degré d’égalité démocratique ou plutôt d’inégalité de droits et de moyens dans notre société.

Et que constatons-nous ?

  • Que le programme « accès au droit et à la justice » dans le budget 2008 ne représente plus que 5,03.% des moyens de la « Mission Justice » contre 5,4 % en 2006.

  • Que le nombre de demandeurs d’aide juridictionnelle ne fait pourtant que progresser : 350 000 en 1992 – 900 000 en 2006.

  • Que la loi sur l’immigration entraîne une augmentation du contentieux des étrangers qui va consommer une enveloppe en diminution de 5,8 % en euros constants entre 1992 et 2007 !

  • Que le plafond d’éligibilité de l’aide juridictionnelle totale ne couvre que la population des « pauvres » en termes statistiques et ne couvre que cette population ! (Un revenu légèrement supérieur au seuil renvoie le demandeur à l’aide partielle : 1 014 € pour un foyer monoparental avec un enfant !).

  • Que l’effet de seuil en matière juridictionnelle partielle, comme en matière totale est dévastateur pour le justiciable qui doit au surplus supporter l'effet mécanique de l'augmentation du taux de TVA de 5;5% à 19,6%.

  • Que le niveau de l’aide juridictionnelle se situe dans une moyenne basse au regard du budget moyen consacré à l’aide juridictionnelle en Europe.

Madame la Ministre, alors que votre politique en matière d’immigration et le contrôle du séjour des étrangers va inexorablement conduire à une augmentation de ces contentieux, comment envisagez-vous compenser budgétairement ces consommations de crédits, alors même que les crédits inscrits sont déjà en diminution ?


Enfin comment allez-vous concilier demain l’aide juridictionnelle avec la réforme de la carte judiciaire quand on sait que les frais de déplacements ne sont pas indemnisables au titre de cette aide juridictionnelle ?

Ce sont encore les plus pauvres qui devront les supporter sauf à renoncer à accéder à la justice ?

N’est-ce pas là la justice que vous voulez : accessible pour ceux qui en auront les moyens, tout en privant de défense ceux qui ne disposeront pas de ressources nécessaires !

C’est bien un déni d’égalité démocratique auquel nous assistons, avec un budget d’accès à la justice en diminution, en même temps que la répression s’accroît et que la justice s’éloigne du justiciable.

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Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /2007 12:16
 
Déclaration de Jean-Michel Clément, député de la Vienne à propos de la carte judiciaire


Madame la Garde des Sceaux a commencé un tour de France des Cours d’Appel en annonçant des mesures de fermeture de tribunaux qui frappent surtout la justice de proximité.
Nos tribunaux de Civray et de Montmorillon sont toujours sous la menace et les nombreuses municipalités, établissements de soins, les professionnels qui chaque jour m’apportent les soutiens est justifié parce que la réforme en cours est contestable dans son approche comme dans sa méthode.
 
 La méthode est contestable car le gouvernement bâcle un processus de pseudo concertation : le Comité consultatif national a été réuni une seule fois et les rapports des chefs de cour ne sont connus qu’une fois les décisions de la ministre annoncées.
 
  Le gouvernement n’a qu’une approche technocratique et financière fondée avant tout sur le seul critère d’économie budgétaire alors que la justice en France est déjà le parent pauvre du budget de l’Etat.
Les fermetures portent essentiellement sur la justice d’instance, celle qui marche le mieux, qui est rapide, simple et peu coûteuse, alors que la modernisation de la justice devrait se fonder d’abord sur une nouvelle répartition des contentieux : aux plus gros tribunaux les contentieux les plus lourds dont l’instruction et aux tribunaux de proximité des compétences élargies en matière civile et pénale : petits délits et contentieux de la famille.
Il faut distinguer l’accès au droit de l’accès au juge et réaffirmer que l’amélioration du fonctionnement de la justice passe obligatoirement par celle de son organisation.
La question ne devrait donc pas être celle de la répartition géographique des tribunaux mais d’abord celle de la répartition fonctionnelle des contentieux et la révision qui s’impose et pourrait alors donner lieu à la création d’un nouveau tribunal, le tribunal de première instance.
 
 En résultante de cette réforme de l’organisation judiciaire, on pourrait établir une nouvelle carte des services judiciaires et pénitentiaires.
 La réforme de la carte judiciaire s’inscrirait alors dans une logique d’abord fonctionnelle puis territoriale aboutissant une nouvelle carte de services de la justice plutôt que des palais de justice.
 Ce qu’il faudrait faire
 
A l’issue d’une réforme législative portant sur l’organisation judiciaire, le service public de la justice pourrait se déployer sur 4 niveaux :

- Des maisons de la justice et du droit avec associations d’aide aux victimes, conciliateurs, médiateurs et des guichets uniques regroupant les opérations des greffes de toutes les juridictions civiles, pénales et administratives, celles-ci devraient permettre à un particulier d’obtenir des documents juridiques, de saisir la juridiction adéquate, de suivre le déroulement d’une procédure et d’obtenir la copie d’une décision judiciaire ;
- Des juridictions de proximité que seraient les tribunaux de première instance implantés en vertu de critères démographiques mais aussi géographiques ;
- Des pôles spécialisés qui traiteraient notamment d’affaires criminelles ou de grande délinquance organisée afin de mieux maîtriser la police judiciaire, d’améliorer les compétences techniques et d’assurer un éloignement géographique de traitement des affaires sensibles.
- Des cours d’appel bien réparties sur l’ensemble du territoire.

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Mardi 13 novembre 2007 2 13 /11 /2007 10:54

La réforme de la Carte Judiciaire annoncée sans concertation lundi 12 novembre dans la Vienne, et partout en France de la même manière, conduit à un mécontentement général des élus.

 

Le Congrès des Maires de France qui se tient à Paris la semaine prochaine doit être l’occasion de signifier collectivement notre désapprobation.

 

C’est pourquoi je vous invite à être nombreux le mercredi 21 novembre après-midi, place Vendôme, ceints de votre écharpe pour un rassemblement des Maires afin que s’ouvre un véritable débat sur une réforme reconnue par tous comme nécessaire mais dont la manière dont elle est conduite est désapprouvée par tous (contact utile, permanence parlementaire, Tél. : 05 49 03 16 38).




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Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /2007 20:06
Mardi 13 novembre 2007
 9 h        Arrivée à Paris
11 h 30   Réunion du Groupe : présentation des deux PPL des 27 et 29.11
12 h 30    Déjeuner
15 h        Questions d 'actualité /16h--
16 h        Groupe de travail « Démographie médicale et organisation de l'offre de soins » (6217)
16 h        Séance publique : Suite de la discussion de la seconde partie du Projet de loi de finances pour 2008 : - Agriculture, pêche, forêt et affaires rurales ; Développement agricole et rural (compte spécial) n° 189-276-277-278-279-280-281
21 h 30    Séance publique : Suite de la discussion de la seconde partie du Projet de loi de finances pour 2008 : - Agriculture, pêche, forêt et affaires rurales ; Développement agricole et rural : suite

Mercredi 14 novembre  2007
 9 h        Groupe de travail « Réforme des finances publiques » audition P. Valletoux (4e Bureau) LC
 9 h        Réunion des Commissaires aux lois (1er Bureau)
10 h        Réunion de la Commission des lois
11 h 30    Réunion du Groupe
12 h 30    Déjeuner
15 h        Questions d 'actualité /16h--

Jeudi 15 novembre 2007
9 h 30    Séance publique : Suite de la discussion de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2008 : Justice (no 189-276-277-278-279-280-281)
12 h 30    Déjeuner
15 h        Séance publique : Suite de la discussion de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2008 : Justice : suite

Autres informations
Vendredi 16 novembre : Réunion constitutive du Collectif de défense de fret ferroviaire à Montmorillon

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Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /2007 12:07

Je suis très heureux de partager avec vous le lancement  de ce blog, qui me permet d'avoir une approche directe et interactive du sens de mon combat de parlementaire, de mes engagements en circonscription, de ma lecture de l'actualité et de mon agenda d'élu local et national.

Je vous invite cordialement à participer à ce dialogue citoyen pour faire entendre votre voix, votre témoignage et utiliser à profit cet outil pour que l'idée de démocratie participative ne soit pas un voeux pieux mais un pilier d'une république moderne, proche de vos préocuppations.
La confiance qui m'a été accordée au suffrage universel est la manifestation qu'il est de mon devoir de vous représenter avec conviction et honnêteté.

Construire et mener avec vous au quotidien le projet socialiste, c'est avant tout lutter contre la politique droitière de Mr Sarkozy et sa majorité, c'est prouver qu'il existe toujours une alternative réformiste capable de gouverner pour sortir de cet étau dans lequel s'enlise le gouvernement depuis maintenant 6 mois et qui mène aux inégalités dont nous voyions aujourd'hui les conséquences désastreuses :
- Une reforme de la carte judiciaire qui supprime sans concertation, de manière cavalière et unilatérale la justice de proximité, à savoir les tribunaux d'instances qui garantissent la continuité territoriale de nos institutions pénales et reporte sur les TGI leurs charges financières et administratives.
- Le démantèlement programmé du Fret ferroviaire à la SNCF et la fermeture de 262 de nos gares qui n'accepteront plus de "trains isolés", notamment dans mon département (Vienne) ou des centaines d'emplois sont menacés sur l'autel de la concurrence, de la libéralisation du marché ferroviaire européen.
- Un paquet fiscal de 15 milliards d'euros, cadeau fait aux plus aisés qui est une provocation contre ceux qui souffraient déjà de la politique de l'UMP de ces cinq dernières années dont le pouvoir d'achat s'effondre.
- Une hausse de 140% du salaire du Président de la République en pleine période de rigueur budgétaire, de précarité sociale et d'asphyxie des finances locales.
- Une réforme de l'enseignement supérieur faite a l'emporte pièce qui ne répond pas aux problèmes de fonds de nos universités et instituts de recherches: délabrement des universités, sous-financement chronique, difficultés d'insertions professionnelles...

Je souhaite profondément que ce blog soit un lieu d'échange, de réflexion qui puisse nourrir le débat et créer une émulation indispensable à la bonne santé de notre démocratie représentative.

Dimanche 14 octobre 2007 7 14 /10 /2007 19:18

Si le juge est créateur de droit, alléger sa tâche – et j’ai cru comprendre que la déjudiciarisation des rapports sociaux conflictuels était une volonté du Gouvernement – constitue une exigence de qualité pour les textes que nous votons. Elle implique une approche nouvelle du temps utile de leur examen, une procédure législative cohérente après évaluation des textes déjà en vigueur et un ordre du jour fixé en tenant compte des priorités sociales plutôt du seul dogme de la réforme.

Toutefois, il est écrit que chaque année il faudra que nous reprenions nos travaux pour corriger les errements de dispositions qui proviennent, pour la plupart d’entre elles, de textes de nature essentiellement réglementaire. Le pouvoir législatif ayant été mis à mal ces dernières années, la troisième loi de simplification sera très certainement consacrée à des rectifications d’erreurs matérielles et d’approximations. Nos lois sont tuées par « l’excès de texte et le mauvais travail parlementaire qui en découle » comme le disait le président Mazeaud.

Dans cette proposition de loi, pas moins de vingt-neuf codes font l’objet de notre sollicitude, et je ne compte pas les lois spécifiques. Comment ne pas être indignés en examinant ce texte quand nous découvrons, en commission des lois, un nombre d’amendements tel que la proposition de loi initiale risque de s’en trouver dénaturée ? Ainsi les nombreux articles modifiant les modes de décision et d’intervention des présidents des conseils généraux et régionaux auraient dû faire l’objet d’un texte spécifique, d’autant que la commission des lois vient d’adopter un rapport sur la clarification des compétences des collectivités territoriales – je salue le travail deJean-Jacques Urvoas – et qu’une mission vient d’être confiée à Édouard Balladur sur le sujet.

Les textes visés au chapitre III de la proposition de loi concernent en effet les règles de compétence, d’organisation, de décision et de contrôle des comptes des collectivités territoriales : autant d’éléments sur lesquels il nous faudra revenir si, demain, notre organisation territoriale est modifiée en profondeur.

Au-delà du souci permanent d’améliorer les textes, qui se traduit par des dispositions réellement simplificatrices, telles que l’assouplissement des conditions d’inscription sur les listes électorales – article 1er –, la réforme des procédures de recouvrement destinée à autoriser une compensation entre dettes et créances sur le Trésor – article 10 – ou la simplification des déclarations déposées par les travailleurs indépendants – article 13 –, certaines dispositions ne correspondent pas à l’objectif énoncé et mériteraient de faire l’objet d’une réflexion de fond. Il en va ainsi des règles relatives à l’indivision, notamment à l’aliénation des biens indivis – article 3 –, que ni la loi de 1976 ni celle de 2006 n’avaient remis en question. En modifiant ces règles dans une proposition de loi de simplification du droit – et Alain Vidalies nous dira pourquoi ce dispositif mériterait une autre approche –, on fait bien peu de cas des débats parlementaires.

Par ailleurs, certaines dispositions, apparemment anodines, peuvent être préoccupantes pour les libertés publiques. Ainsi l’article 35 permet la création de bases de données géographiques de référence par l’État et ses établissements publics à partir de données adossées au cadastre. Or une telle disposition peut faire l’objet d’interprétations divergentes si sa finalité n’est pas clairement précisée. Nous attendons donc des éclaircissements sur ce point.

La mise en place de bulletins de paye dématérialisés, évoquée par mon collègue Dominique Raimbourg, peut également s’avérer dangereuse à terme, même si cette dématérialisation se fait avec l’accord du salarié. En effet, quelle sera la marge de discussion de ce dernier lors de son embauche ? On peut également s’interroger sur la fiabilité du coffre-fort informatique, quand on sait que les dispositifs des banques elles-mêmes ne sont pas sécurisés. Les systèmes informatiques sont en effet en constante évolution et ne sont pas forcément compatibles. Je crois d’ailleurs savoir que même Bercy connaît des problèmes de cette nature. Enfin, si, demain, un bulletin sur support papier est exigé du salarié, celui-ci devra-t-il en assumer la charge ? On voit bien d’où provient la demande de simplification en la matière, mais je doute que cette mesure corresponde aux objectifs que nous nous sommes assignés.

J’en viens maintenant à l’innovation que représentent, dans le cadre de nos travaux de clarification et de simplification, les amendements de la commission des lois qui trouvent leur origine dans le rapport Guinchard, lequel a été remis à Mme la garde des sceaux le 30 juin dernier.

La mission confiée à M. Guinchard était lourde, puisqu’elle faisait suite à la réforme de la carte judiciaire, décidée dans les conditions que l’on sait. Réfléchir à une nouvelle répartition du contentieux en tenant compte de l’articulation de la justice de première instance, d’éventuels regroupements de contentieux et d’hypothèses de dé-judiciarisation, tant dans le champ civil que pénal ; telle était la feuille de route de cette commission, dont le rapport porte un titre évocateur : L’Ambition raisonnée d’une justice apaisée. De l’aveu même de son président, ce rapport se veut global, « en ce qu’il envisage la répartition des contentieux dans une cohérence totale avec la refonte de la carte judiciaire, sans remettre en cause les mesures qui résultent du décret du 15 février 2008. »

Dès lors, c’est bien d’une double réforme qu’il est question : celle de l’organisation judiciaire et celle de la carte judiciaire. Or on nous propose de légiférer dans ce domaine par voie d’amendements à une proposition de loi de simplification du droit ! Après la refonte de la carte judiciaire sans concertation, voilà la réforme de l’organisation judiciaire par la voie simplificatrice, comme si la complexité était la source de ses maux ! Vous l’aurez compris, monsieur le secrétaire d’État, cette méthode n’est acceptable ni sur la forme ni sur le fond.

Mme la garde des sceaux n’avait-elle pas déclaré que la Chancellerie allait travailler durant l’été à l’élaboration d’un grand projet de loi qui s’inspirerait du rapport Guinchard ? Où en est ce texte ? Nous aurions aimé discuter de ces points lors de son examen. La réforme se résumera-t-elle à cette simplification ? Faudra-t-il attendre un prochain projet de loi pour que nos concitoyens accèdent à la justice, laquelle aura alors déserté les territoires ? Alléger les procédures ne doit pas conduire à éloigner les justiciables de l’accès au droit.

D’une loi de simplification bienvenue, nous sommes passés à un texte modifiant l’organisation judiciaire, ainsi que vingt-neuf codes. Pour cette raison majeure, le groupe socialiste, qui salue le travail de simplification de la commission, ne pourra s’associer à l’adoption de ce texte. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

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Samedi 13 octobre 2007 6 13 /10 /2007 18:05

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