Avec vous !

Bonjour et bienvenue sur mon blog,
Je suis heureux de partager, avec chacun d'entre vous, mon activité parlementaire à Paris et en circonscription.
Suggérez, partagez, donnez son avis, ce blog est aussi le votre pour faire vivre l'idée d'une démocratie participative et toujours novatrice.
Cordialement,

Je suis membre de la Commission des lois et membre des groupes d'études suivants : élevage et appellation d'origine (vice-président) ; développement agro-industriel ; industrie alimentaire ; formation alternée en milieu rural ; partenariats publics/privés ; dépendance des personnes agées ; PME ; professions de santé ; prison et conditions carcérales ; économie sociale ; énergies.
Et membre des groupes d'amitiés suivants : Burkina Faso ; Chili ; Espagne et Norvège.
Ma
fiche synoptique sur le Site de l'Assemblée nationale.

En plus, du mini agenda sur la droite de cette page, vous trouverez l'
agenda en ligne plus détaillé
.
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de butinage libre et donc gratuit.
Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /2009 12:01
« Monsieur le président, madame la ministre, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, j’ai l’honneur de défendre à cette tribune la motion de rejet préalable sur le projet de loi portant réforme de la représentation devant les cours d’appel. Initialement intitulé « projet de loi portant fusion des professions d’avocat et d’avoué près les cours d’appel », ce texte ne fait en réalité qu’évoluer en rhétorique, Mme Dati ayant déclaré, le 10 juin 2008, vouloir supprimer la profession des avoués pour le 1er janvier 2010.

Le Gouvernement justifie cette décision, d’une part, par « la volonté d’achever cette réforme pour moderniser la justice et pour assurer le respect par la France de ses engagements européens » et, d’autre part, suite à « plusieurs rapports et notamment celui de la commission pour la libération de la croissance française présidée par M. Attali, et celui de la commission présidée par Maître Jean-Michel Darrois, consacré aux professions du droit », qui « ont mis en lumière la nécessité de simplifier la démarche du justiciable et de réduire le coût du procès en appel ».

Louable ambition, mais piètre méthode !... » 



Vous pouvez prendre connaissance de l'intégralité de mon intervention en cliquant ici.

Schéma de la procédure législative sur ce texte
.
Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 22:08
Mode opératoire de la votation citoyenne du 28 au 3 octobre 2009
Pour le bon déroulement de la votation, certains impératifs sont à respecter, afin de garantir le caractère démocratique et légitime de la démarche
> La période de la votation 
Pour un maximum d’efficacité, il sera possible de voter du 27 septembre au 3 octobre 2009 suivant les opportunités, le temps fort restant bien sur le samedi 3 octobre.
> Les horaires du vote 
Le seul impératif reste la fin du scrutin, fixée à 18 heures le samedi 3 octobre pour la remontée des résultats au niveau national. La compilation des résultats se fera au fur et à mesure, en tout état de cause le Comité national sera « de permanence » le dimanche 4 octobre 2009.
> Les lieux de vote 
Il n’y a pas d’impératif, en mairie, sur les marchés, bien sur devant les bureaux de poste, dans ou aux abords des entreprises où cela sera possible. L’objectif étant de donner au maximum de personnes la possibilité de se prononcer. Une carte interactive est disponible en ligne sur le site du comité national avec par département les lieux de vote.
> Le vote 
  
- Toute personne âgée de plus de 18 ans peut voter, quelle que soit sa nationalité, il n’est demandé aucune pièce d’identité. 
  
- Sur la feuille d’émargement, faire inscrire son nom, prénom, sa ville de résidence et sa signature.
- Elle pourra ensuite cocher la case de son choix sur le bulletin de vote et l’introduire dans l’urne.
Le processus pouvant être un peu long, prévoir suffisamment d’assesseurs et de feuilles d’émargement en fonction de la fréquentation potentielle.
> Dépouillement et remontée des résultats
Cas 1 : Il existe un comité dans votre département, (Comités départementaux en page d’accueil du site http://www.appelpourlaposte.fr/), c’est lui qui organise le dépouillement et la remontée des résultats sur le comité national.
Cas 2 : Il n’y a pas de comité départemental, dans ce cas le comité local ou la commune organisatrice organisent le dépouillement et remontent les résultats au comité national.
Pour toute information sur la création de comités, les communes désireuses d’organiser la votation, nous écrire à contact@appelpourlaposte.fr
9h-12h & 13h30-17h au 01 44 62 12 48
Du samedi 3 octobre au lundi 5 octobre, jour de publication des résultats nationaux : Le comité national tiendra sa permanence de campagne à la mairie du 2e arrondissement de Paris (4 numéros de téléphone seront disponibles pendant cette période)
Adresse postale où remonter les bulletins de vote, feuilles d’émargement et PV de dépouillement :
Le Lien votation La Poste 
12 villa d’Este Tour Atlas 
75013 Paris
Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /2009 19:41
Tribune parue dans le journal La Croix, co-signée par Jean-Michel Clément et ses collègues Dominique Raimbourg, Jean-Jacques Urvoas et Serge Blisko.

Le débat à venir sur la loi pénitentiaire se focalise sur quelques points dont la question de l'encellulement individuel et la question de l'aménagement de peines.

Sans encellulement individuel (sauf demande inverse du détenu) pas d'incarcération digne. Et il n'y aura pas d'incarcération digne et de cellule individuelle tant que fait rage la surpopulation. Le discours peut-être bref sur ce sujet même s'il reste beaucoup de chemin entre le dire et le faire.

Plus complexe est la question de l'aménagement des peines. La délinquance et la criminalité sont des défis pour toutes les sociétés. Les peines et les sanctions qui y répondent ont une triple fonction : une de réparation de la blessure crée au corps social, une de réparation (forcément modeste quand l'irréparable est commis) du dommage de la victime et enfin une de gestion sociale du groupe de transgresseurs et de lutte contre la délinquance.

Cela permet de comprendre le débat sur l'aménagement des peines et la récidive. 

L'aménagement de peine heurte une partie du corps social car il est vécu comme une atteinte à un symbole : la peine. Dans l'esprit de certains la peine, si elle est aménagée, ne cicatrise plus la blessure infligée au corps social. C'est encore plus vrai si l'auteur a commis des violences ou s'il est récidiviste.

La loi pénitentiaire prévoyant la possibilité d'aménager les peines de prison jusqu'à deux ans (contre un an actuellement) fait évidemment flamber le débat. C'est pourquoi la ministre de la Justice dit hésiter sur cette mesure et vouloir refuser l'aménagement aux récidivistes. C'est pourquoi des voix s'élèvent à droite pour revenir au droit existant et à un aménagement limité aux peines d’un an. C'est pourquoi encore des voix s'élèvent toujours à droite pour refuser l'aménagement aux auteurs de violence.

Or le respect du symbole se heurte aux impératifs du réel, de la lutte contre la délinquance et de la réinsertion des criminels. Le rappel de quelques notions et de quelques chiffres permet d'éclairer le débat 

Tout d'abord la récidive n'est pas le fait de commettre plusieurs infractions. Dans le jargon des juristes, ceci s'appelle la réitération. La récidive en matière de délit est le fait de commettre plusieurs fois la même infraction alors que l'on est déjà condamné. Ainsi le voleur qui sort de prison et frappe un consommateur dans un bar lors d'une rixe, sans le voler, n'est pas récidiviste. La récidive recouvre donc un fraction étroite de la délinquance et peut ne pas correspondre à la délinquance la plus grave pour la société. 

Ensuite la récidive se compose de comportements délinquants variés. Ainsi en 2006 sur les 582 761 condamnations prononcées par les tribunaux correctionnels 44 928 l'ont été pour des faits commis en récidive. Sur ces 44 928 condamnations, 12 111 l'ont été pour des atteintes aux biens, essentiellement à l'encontre de voleurs, 24 806 pour des infractions à la circulation (dont 19 467 pour de la conduite sous alcool) et 3 810 pour des atteintes à la personne (dont 2911 pour des coups et 409 pour des atteintes sexuelles). Le traitement de voleurs semi professionnels, de malades alcooliques (mais également tueurs potentiels au volant), et du petit groupe de violents ne peut-être le même.

Refuser par principe que le juge puisse examiner la situation dans le détail pour éventuellement aménager la peine c'est se priver de contrôler les ressources du voleur. C'est encore se priver d'une incitation forte à se soigner pour le conducteur alcoolique. C'est enfin se priver d'interdire aux violents de se mettre dans des situations où les coups ont tendance à partir. Toutes les études sur le sujet démontrent la même chose : Les personnes ayant bénéficié d’une réelle préparation avant leur remise en liberté (aide à la recherche d’un emploi, d’un logement, accompagnement psychologique, etc), et qui ont été suivies et parfois contrôlées pendant plusieurs mois après leur sortie de prison, ont un taux de récidive très faible. À l’inverse, les personnes ayant été libérées en fin de leur peine, du jour au lendemain, et qui de ce fait ne se voient pas contraintes par un accompagnement, sont les personnes qui présentent le plus grand risque de récidive.

S'acharner sur la récidive pour conserver à la peine son caractère symbolique c'est se condamner à ne pas bien lutter contre la délinquance et à mal encadrer les délinquants pour leur faire retrouver un style de vie normal. Depuis plusieurs années nous avons assisté de la part des gouvernements de droite successifs, à un durcissement très fort des peines encourues par les personnes en situation de récidive. Les effets sur la délinquance et la criminalité de cette politique ne sont pas évidents, c’est le moins que l’on puisse dire.

Les députés socialistes, avec tous les députés de gauche, plaident à l’occasion de l’examen de la loi pénitentiaire, pour un fort élargissement des possibilités d’aménagements de peine non seulement pour les personnes condamnées à de courtes peines, mais aussi pour tous les détenus afin de préparer et suivre leur remise en liberté. Nous défendrons donc l'aménager des peines des récidivistes, des violents et des agresseurs sexuels pour pouvoir les contrôler, les encadrer et aussi les aider. Dans le même esprit nous proposerons une libération conditionnelle automatique sauf avis contraire du juge lorsque 2/3 de la peine auront été exécutés. Cependant cela suppose de se doter également des moyens et du personnel nécessaire pour que ces tâches  de contrôle, de surveillance et de soutien en dehors de la prison soient effectivement remplies ce qui n'est pas le cas aujourd'hui avec 2 600 conseillers d'insertion et de probation pour 63 180 détenus et 150 000 personnes libres à suivre dans l'exécution de leur travail d'intérêt général, de leur sursis avec mise à l'épreuve et autres mesures.

Mais en plus de ces arguments sur l'efficacité des aménagements de peine, il faut  donner à ces peines aménagées une dimension symbolique qui leur permettra d'être des instruments de pacification sociale après le trouble créé par l'infraction.

Il faut sans doute abandonner le terme d'aménagement de peine qui les apparente à une mesure de clémence; Il faut rappeler qu'il s'agit d'une modalité d'exécution de la peine. Il faut ensuite expliquer qu'être astreint à rester chez soi, à se soigner, à travailler à supporter un contrôle qui peut-être inopiné représente l'acceptation d'une discipline qui peut-être parfois plus dure que la détention.

Nous devons collectivement retrouver le chemin d’une approche équilibrée de cette question de la sanction pénale, qui seule pourra nous aider à apaiser notre société. C’est à cet effort difficile et exigeant, difficile à faire entrer dans les cases de notre société médiatique, que les députés socialistes travaillent patiemment.

Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /2009 18:11
Pour votre information, nous vous signalons le transfert — à compter du 7 octobre prochain — de l'actuelle permanence parlementaire de Gençay vers la Place du Champ de Foire.
Les numéros téléphoniques et l'adresse mail restent inchangés mais des perturbations téléphoniques pourraient avoir lieu lors de cette semaine de déménagement. 
Veuillez par avance nous excuser des désagréments possibles.

Nous vous remercions de votre compréhension.

Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /2009 12:07

Jean-Michel Clément et Guy Gévaudan organisent des réunions publiques pour vous rendre compte de la 2e année de mandat. Vous êtes naturellement cordialement invité à y participer :

> En septembre
Le mardi 8 à 20 h 15 à Civray :Salle d’animation La Margelle ;
Le mercredi 9 à 20 h 15 à l’Isle-Jourdain : Salle des fêtes ;
Le jeudi 10 à 20 h 15 à Charroux : Salle du Foyer Charlois ;
Le jeudi 17 à 20 h 30 à Availles-Limouzine : Salle polyvalente ;
Le vendredi 18 à 20 h 15 à St Maurice la Clouère : Salle Espace Allard ;

Le mercredi 23 à 20 h 15 à Lussac-les-Châteaux : Salle des fêtes ;
Le jeudi 24 à 20 h 15 à Moulismes : Salle des fêtes ;
Le vendredi 25 à 20 h 15 à St Martin la Rivière : Salle des fêtes ;
Le lundi 28 à 20 h 15 à Rouillé : Salle polyvalente ;

> En octobre
Le lundi 5 à 20 h 15 à Couhé : Salle des fêtes ;
Le lundi 12 à 20 h 15 à La Trimouille : Salle des fêtes ;
Le jeudi 15 à 20 h 15 à St Germain : Salle socio éducatif ;

Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /2009 09:22
Les salariées de la société Aubade de Saint Savin dans la Vienne, manifestaient mercredi 2 juillet à l’Assemblée nationale contre la suppression de 104 de leur emplois.

Après la tenue d’une conférence de presse à 11h dans l’enceinte du Parlais Bourbon, à l’initiative du député socialiste Jean-Michel Clément, les salariées battaient le pavé rue Aristide Briand, encerclées d’autant de CRS.

Malheur en a pris à la section CGT de l’usine de ne pas avoir prévenu la préfecture de Police de Paris.

Et de voir tout ce beau monde finir embarqué, une fois les caméras d’I-Télé et AFP éloignées , dans les fourgons de la Police nationale.

Escortées par des motards à toute berzingue hors des murs de la capitale. Avant de reprendre un bus, perdu dans la banlieue parisienne, vers la Vienne…


Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /2009 15:04

Après deux ans et quelques semaines, la Ministre de la justice, Mme Rachida Dati a quitté son ministère. Selon les sujets, son bilan est soit médiocre, soit mauvais, soit carrément déplorable.

 

La Ministre n’a pas su se parer d’une stature politique qui lui aurait permis d’exister, autrement qu’en exécutant à la lettre, et sans beaucoup de  réflexion les instructions du Président de la République, qui l’ a faite ministre.

 

C’est ainsi qu’elle a fait voter les peines planchers pour les récidivistes, sans étude sérieuse de la récidive, sans étude d’impact sur les incarcérations.

 

De la même façon la loi sur la rétention de sûreté a été adoptée sans même que l’on sache le nombre de condamnés susceptibles de tomber sous le coup de la loi.

 

C’est dire qu’au-delà de la critique sur le caractère liberticide de ces lois (surtout la seconde), le travail a été mal fait et le résultat est très médiocre.

 

La réforme de la carte judiciaire a été faîte à la hache, sans tenir compte des particularités géographiques de tel ou tel département et de ses tribunaux. Ont été fermés parfois des tribunaux aux bâtiments tout justes rénovés (TGI de Saumur), n’ont pas été mesurés les besoins en bureaux lors des regroupements de tribunaux. N’a pas été calculé le coût global de mesures qui font se déplacer des dizaines de justiciables au chef lieu de département au lieu de déplacer un seul et unique magistrat deux jours par semaine (Fermeture des tribunaux d’instance de Civray et Montmorillon, et Loudun dans notre département, les quelques 800 dossiers annuels seront jugés à Poitiers à 50 kms, alors que notre réseau routier est dangereux et que deux villes sur trois ne sont pas desservies par le train.

 

Les conclusions du rapport du doyen Guinchard sur la rationalisation de la procédure civile sont restées quasiment lettres mortes.

 

Il en va de même des conclusions du rapport Varinard sur la réforme du droit pénal des mineurs qui sont très peu reprises dans l’ avant projet de nouveau code des mineurs. Nous ne savons pas à ce jour le sort qui sera réservé à cet avant projet.

 

Le bilan est, sur ces points, mauvais.

 

Il devient déplorable sur trois autres questions.

 

Tout d’abord la ministre, relayée en cela par une partie des politiques de droite, a usé et abusé du discours populiste. Le moindre fait divers a été exploité. Le viol d’un petit garçon de quatre ans en août 2007 a été cité des dizaines de fois pour justifier la rétention de sûreté. Cette citation a d’ailleurs permis d’occulter le fait que les décrets qui auraient permis la surveillance du violeur de ce malheureux garçonnet, à la sortie de prison, attendaient depuis plus de 18 mois.

 

Les victimes sont mises en avant pour justifier toujours plus de sévérité. La référence à la figure du pédophile est permanente. Le tout sans la moindre analyse de la réalité pour véritablement combattre le crime.

 

Ensuite la ministre a montré un talent exceptionnel pour se fâcher avec tout le personnel qui œuvre autour de la justice.

 

Démissions en chaîne au sein de son cabinet ministériel. Fronde des magistrats mécontents de la refonte de la carte judiciaire et également du contrôle tatillon sur les procureurs.

 

Incompréhension des avoués  d’appel dont les quelques 450 études vont disparaître, sans que l’on connaisse aujourd’hui les modalités de cette disparition et le sort réservé aux 1800 salariés de dites études.

 

Révolte des surveillants de prison confrontés à une surpopulation endémique… sans parler des greffiers, des avocats etc.

 

Enfin le bilan est déplorable pour ce qui concerne la surpopulation pénitentiaire. Cette surpopulation était autrefois régulée par les décrets de grâce présidentielle collective, qui à chaque 14 juillet réduisait les peines de 1 à 4 mois d’emprisonnement selon les situations. Cela entraînait mécaniquement la sortie anticipée de quelques milliers de détenus en fin de peine.

 

Le président de la république avait indiqué dans son programme que cette régulation collective était un mauvais système car les sorties n’étaient pas préparées. C’est vrai. Mais cette critique suppose la mise en place d’un autre système, et  rien n’a été fait. La loi pénitentiaire qui devait permettre de limiter les incarcérations attend d’être votée depuis 18 mois. La ministre part. La loi n’est pas votée. Et en plus la ministre a offert aux syndicats de surveillants (qui ne le demandaient pas) un moratoire sur les règles pénitentiaires européennes qui précisément fondaient la dite loi pénitentiaire.

 

Tout, le contraire de tout et surtout n’importe quoi.

 

Triste Bilan

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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /2009 17:09

Lors de la séance de questions d'actualité du mercredi 17 juin à l'Assemblée nationale, Jean-Michel Clément, a interrogé Rachida Dati sur son bilan au ministère de la Justice.
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /2009 11:53
Le capitalisme sans foi ni loi frappe encore les salariés d'Aubade

L’annonce, aujourd'hui en Comité central d’entreprise, du plan de licenciement de plus de 100 salariés de l’entreprise Aubade de Saint Savin, sonne comme la fin des emplois manufacturés en Pays Montmorillonnais, et bien au-delà.

La délocalisation de la production symbole d’un capitalisme mondial sans foi ni loi, va frapper des salariés forts d’un réel savoir-faire, en pleine crise économique.

Celle-ci ne serait-elle pas aussi qu'un prétexte à ce nouveau plan de licenciements de la direction du groupe ?

Nous ne pouvons admettre en l'état une telle décision. Il faut apporter au personnel et à ses représentants tout le soutien nécessaire en pareilles circonstances.

Pour ma part, j'agirai en ce sens et en concertation avec eux.
Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /2009 13:55
 

Dans un article paru dans Le Monde du 28 mai 2009, l’ancien Ministre de l’Agriculture, Philippe Vasseur, explique la crise du lait par l’échec d’une réglementation souple. Il met en cause très nettement la volonté dérégulatrice du Gouvernement français à travers l’action de la direction générale de la concurrence (DGCCRF), et la doctrine libérale européenne à l’œuvre qui vise à casser toute régulation sur le marché agricole.

 

Ce diagnostic est bon, mais il a échappé à Jean-Pierre RAFFARIN, Président de l’Association des laiteries du Poitou-Charentes. Mais il faut le compléter. Nous n’avons cessé de le rappeler au ministre Michel Barnier : la politique qu’il mène avec l’ensemble du Gouvernement porte les germes de la crise laitière. Elle mènera à d’autres crises agricoles, si une sérieuse révision du dogme libéral n’est pas immédiatement entreprise.

 

Plusieurs causes majeures peuvent expliquer cette crise. Elles sont manifestement intimement liées à la politique libérale qui prévaut à l’échelle européenne et dans notre pays.

 

La dérégulation du marché du lait en Europe

 

Il faut le rappeler : ce sont les socialistes et le Gouvernement de Michel Rocard qui ont créé et mis en place les quotas laitiers, en 1984. A l’époque, toute la droite déversait des tombereaux d’insultes sur cette politique « administrée ». La FNSEA, syndicat majoritaire n’hésitait pas à manifester violemment contre cette orientation.

 

Aujourd’hui, l’unanimité semble se faire sur l’indispensable maintien des quotas. Mais il est bien tard.

 

C’est sous la présidence française de l’Union européenne que les quotas laitiers ont été abandonnés, en novembre dernier.

 

Seules l’Allemagne et l’Autriche s’y sont opposées, la France s’étant abstenue. Les quotas vont être relevés de 1 % par an pendant 5 ans, avant d’être supprimés.

 

Certes, la Commission a proposé cet abandon dès 1999. Le Gouvernement de Lionel Jospin s’y était fermement opposé, et aucune décision n’avait été prise alors. Le premier accord européen visant à mettre un terme aux quotas, à échéance 2014, a été signé par M. Gaymard, ministre de l’agriculture du gouvernement Raffarin, en 2003.

 

M. Barnier a parachevé l’œuvre à la tête du conseil des Ministres européens en novembre 2008. Telle est la première cause de la crise.

 

 

A l’abandon des quotas, il faut ajouter l‘autre versant de la réforme de 2003 : la baisse du prix d’intervention. Entre 2004 et 2006, elle a été de 17% pour le beurre, et de 14% pour la poudre de lait. Le mouvement n’est depuis pas reparti à la hausse. A l’époque, nous avions dénoncé cette orientation pour les risques qu’elle faisait courir à la stabilité du marché, donc de la production. Ces prix d’intervention servent de filet de sécurité aux producteurs.

 

Rappelons qu’il s’agit de productions d’alimentation de base, et que la stabilité est la clef de notre sécurité alimentaire. Les Gouvernements de l’Union, dont celui de la France, sont responsables de cette orientation puisque la décision finale leur appartient.

 

Et la France a fait plus encore. Le gouvernement a mis en place un ensemble d’instruments juridiques internes dérégulateurs.

La dérégulation du marché du lait en France

 

Le prix du lait était fixé ces dernières années au sein de l’interprofession, le CNIEL, qui émettait une recommandation nationale, revue chaque année, à laquelle chacune de ses composantes (industriels, coopératives et producteurs) se pliait.

 

Mais cette pratique a malheureusement dû cesser à la demande de la Direction Générale de la concurrence, de la consommation et la répression des fraudes (DGCCRF).

 

Au printemps dernier, la DGCCRF a attaqué la pratique de négociation tarifaire nationale des prix par l’interprofession laitière.

 

L’argument avancé d’une possible enquête européenne ne tient pas. Cette pratique est en effet compatible avec les règles de l’Union européenne. L’article 81 du traité CE exonère de la législation sur les ententes, les pratiques visant, soit à améliorer « la production ou la distribution », soit à favoriser le « progrès technique ou économique ». C’est exactement ce que visait la filière laitière.

 

En outre, l’article 2 du règlement 1184/2006 du 24 juillet 2006 exonère aussi des règles de la concurrence européenne, fixées aux articles 81 à 86 du traité, les accords, décisions et pratiques d’exploitants agricoles admettant la possible organisation du marché. L’interprofession le faisait sans interdire les différences dans le prix payé aux exploitants à partir de critères multiples. Il y avait organisation du marché et préservation de la concurrence.

 

Enfin, depuis la loi de 2001 relative aux nouvelles régulations économiques, sont permises les ententes pour favoriser le progrès économique y compris « par la création et le maintien d’emplois ». Un prix commun de cession peut même être admis s’il est indispensable pour atteindre cet objectif de progrès. Ces mesures du gouvernement Jospin n’ont pas été attaquées par la Commission européenne.

 

En fait, l’action de la DGCCRF présentée comme « absurde » est justifiée uniquement par la politique interne du Gouvernement de M. Sarkozy. En mai 2008, celui-ci présentait la loi de modernisation de l’économie (LME) qui vise clairement la baisse des prix. Il a dès lors été décidé de libérer toutes les discussions entre les fournisseurs et la grande distribution qui détient désormais toutes les clefs de l’évolution des prix payés aux agriculteurs. La préservation des marges des distributeurs se fera au détriment des prix payés aux producteurs, quels qu’ils soient. Il s’agit d’une rupture fondamentale dans les modes de fixation des prix. La volatilité est ainsi plus grande et l’insécurité économique qui fragilise les exploitants agricoles s’installe. La négociabilité des prix par la grande distribution, développée sur un modèle oligopolistique, casse de facto toute tentative de régulation en amont.

 

Alors il est sans doute réconfortant que l’Assemblée nationale ait voté à l’unanimité, en décembre dernier, l’interdiction de pratiques condamnées par les services du ministère de l’économie et des finances. Mais nous savons que cela ne sera qu’un rideau de fumé, si nous ne revenons pas sur la négociabilité des prix imposée par le gouvernement pour accroître la pression sur les producteurs.

 

Le libre marché ne peut être raison. Si les éleveurs laitiers l’avaient avec le temps compris, ils subissent aujourd’hui le retour au libéralisme érigé en mode de gestion de leur secteur d’activité.

 

Nous l’avions dénoncé au moment de la discussion de la loi. Défaire les régulations pour faire baisser les prix entraîne des dégâts économiques et sociaux pour les producteurs, donc pour les emplois en France. Les consommateurs n’ont pas vu baisser les prix du lait. Les éleveurs laitiers ont perdu 30%.

 

C’est la rançon de la politique économique du Gouvernement. Les éleveurs laitiers s’en rendent compte aujourd’hui, ils sont les premiers d’une liste qui ne va cesser de s’allonger.

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