Dimanche 18 novembre 2007
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Texte du courrier adressé à différents acteurs du dossier :
Madame, Monsieur,
La SNCF annonce le démantèlement programmé de sa branche fret dans plus de 30 départements français.
Directement touché sur la circonscription de la Vienne par la suppression du site de Montmorillon, je me dois de lancer une initiative pour essayer d'enrayer cette mécanique bien rodée de
suppression progressive des services publics dans la région Centre Ouest. Et parce qu'au delà de la suppression des emplois publics, ce sont de nombreux emplois indirects et un modèle de société
qui se trouve ainsi menacé, je vous propose de coordonner nos actions et nos forces au sein d'un collectif de défense du fret ferroviaire.
Je vous invite donc à participer à la réunion constitutive du collectif le vendredi 16 novembre 2007 à Montmorillon à 10 heures.
Je reste à votre disposition pour nous entretenir en détail sur cette initiative et vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sincères salutations.
INVITATION
à la réunion constitutive du collectif
Contre le démantèlement du fret ferroviaire en France
Pour organiser la riposte au démantèlement programmé de la branche fret de la SNCF dans plus de 30 départements français. Nous vous invitons à arrêter la
stratégie à mettre en oeuvre avec :
- les élus municipaux, régionaux et départementaux concernés ;
- les représentants des syndicats et des entreprises touchés ;
- les associations et organisations concernées ainsi que différents opérateurs de transport de fret.
Le vendredi 16 novembre 2007
de 10 heures à 12 heures
au Centre d'animation régional :
16, bd du Terrier Blanc à Montmorillon
Coupon réponse à nous retourner par mail ou par télécopie 01 40 63 16 00
Votre prénom
:
.
Nom
:
.
Représentant
:
.
O Syndicat O Elu O Entreprise O Opérateur O Autre organisation (association...)
Précisez
:
.
Téléphone
:
.
Télécopie
:
.
Mail
:
.
O Participera à la réunion constitutive du Collectif
O Ne participera pas à la réunion
O Souhaite être tenu informé-e des activités du Collectif
Pour de plus amples informations vous pouvez contacter :
Jean-François Cassant au 01 40 63 15 99 - jmclement(at)assemblee-nationale.fr
Par Jean-Michel Clément
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Jeudi 15 novembre 2007
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le texte de ma question posée à Mme Rachida Dati, ministre de la Justice, concernant le budget en matière d'aide
juridictionnelle:
Madame la Ministre,
L’accès au droit et à la justice constitue dans une société démocratique, un droit fondamental pour tous et un impératif pour les pouvoirs
publics.
A cet effet, l’aide juridique se doit d'en assurer un égal accès, en obeissant à des exigences de qualité destinées à rendre cet accès
effectif.
Elle doit s’appliquer aussi bien à la justice judiciaire qu’à la justice administrative et ce à tous les degrés de juridiction.
Cet accès au droit est en vérité un révélateur du degré d’égalité démocratique ou plutôt d’inégalité de droits et de moyens dans notre
société.
Et que constatons-nous ?
-
Que le programme « accès au droit et à la justice » dans le budget 2008 ne représente plus que 5,03.% des moyens de la
« Mission Justice » contre 5,4 % en 2006.
-
Que le nombre de demandeurs d’aide juridictionnelle ne fait pourtant que progresser : 350 000 en 1992 – 900 000 en 2006.
-
Que la loi sur l’immigration entraîne une augmentation du contentieux des étrangers qui va consommer une enveloppe en diminution de 5,8 % en
euros constants entre 1992 et 2007 !
-
Que le plafond d’éligibilité de l’aide juridictionnelle totale ne couvre que la population des « pauvres » en termes statistiques et
ne couvre que cette population ! (Un revenu légèrement supérieur au seuil renvoie le demandeur à l’aide partielle : 1 014 € pour un foyer monoparental avec un
enfant !).
-
Que l’effet de seuil en matière juridictionnelle partielle, comme en matière totale est dévastateur pour le justiciable qui doit au surplus
supporter l'effet mécanique de l'augmentation du taux de TVA de 5;5% à 19,6%.
-
Que le niveau de l’aide juridictionnelle se situe dans une moyenne basse au regard du budget moyen consacré à l’aide juridictionnelle en
Europe.
Madame la Ministre, alors que votre politique en matière d’immigration et le contrôle du séjour des étrangers va inexorablement conduire à une
augmentation de ces contentieux, comment envisagez-vous compenser budgétairement ces consommations de crédits, alors même que les crédits inscrits sont déjà en diminution ?
Enfin comment allez-vous concilier demain l’aide juridictionnelle avec la réforme de la carte judiciaire quand on sait que les frais de déplacements
ne sont pas indemnisables au titre de cette aide juridictionnelle ?
Ce sont encore les plus pauvres qui devront les supporter sauf à renoncer à accéder à la justice ?
N’est-ce pas là la justice que vous voulez : accessible pour ceux qui en auront les moyens, tout en privant de défense ceux qui ne disposeront
pas de ressources nécessaires !
C’est bien un déni d’égalité démocratique auquel nous assistons, avec un budget d’accès à la justice en diminution, en même temps que la répression
s’accroît et que la justice s’éloigne du justiciable.
Par Jean-Michel Clément
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Mercredi 14 novembre 2007
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Déclaration de Jean-Michel Clément, député de la Vienne à propos de la carte judiciaire
Madame la Garde des Sceaux a commencé un tour de France des Cours d’Appel en annonçant des mesures de fermeture de tribunaux qui frappent surtout la justice de proximité.
Nos tribunaux de Civray et de Montmorillon sont toujours sous la menace et les nombreuses municipalités, établissements de soins, les professionnels qui chaque jour m’apportent les soutiens est
justifié parce que la réforme en cours est contestable dans son approche comme dans sa méthode.
La méthode est contestable car le gouvernement bâcle un processus de pseudo concertation : le Comité consultatif national a été réuni une seule fois et les rapports des chefs
de cour ne sont connus qu’une fois les décisions de la ministre annoncées.
Le gouvernement n’a qu’une approche technocratique et financière fondée avant tout sur le seul critère d’économie budgétaire alors que la justice en France est déjà le parent pauvre du
budget de l’Etat.
Les fermetures portent essentiellement sur la justice d’instance, celle qui marche le mieux, qui est rapide, simple et peu coûteuse, alors que la modernisation de la justice devrait se fonder
d’abord sur une nouvelle répartition des contentieux : aux plus gros tribunaux les contentieux les plus lourds dont l’instruction et aux tribunaux de proximité des compétences élargies en matière
civile et pénale : petits délits et contentieux de la famille.
Il faut distinguer l’accès au droit de l’accès au juge et réaffirmer que l’amélioration du fonctionnement de la justice passe obligatoirement par celle de son organisation.
La question ne devrait donc pas être celle de la répartition géographique des tribunaux mais d’abord celle de la répartition fonctionnelle des contentieux et la révision qui s’impose et pourrait
alors donner lieu à la création d’un nouveau tribunal, le tribunal de première instance.
En résultante de cette réforme de l’organisation judiciaire, on pourrait établir une nouvelle carte des services judiciaires et pénitentiaires.
La réforme de la carte judiciaire s’inscrirait alors dans une logique d’abord fonctionnelle puis territoriale aboutissant une nouvelle carte de services de la justice plutôt que des palais de
justice.
Ce qu’il faudrait faire
A l’issue d’une réforme législative portant sur l’organisation judiciaire, le service public de la justice pourrait se déployer sur 4 niveaux :
- Des maisons de la justice et du droit avec associations d’aide aux victimes, conciliateurs, médiateurs et des guichets uniques regroupant les opérations des greffes de toutes les
juridictions civiles, pénales et administratives, celles-ci devraient permettre à un particulier d’obtenir des documents juridiques, de saisir la juridiction adéquate, de suivre le déroulement
d’une procédure et d’obtenir la copie d’une décision judiciaire ;
- Des juridictions de proximité que seraient les tribunaux de première instance implantés en vertu de critères démographiques mais aussi géographiques ;
- Des pôles spécialisés qui traiteraient notamment d’affaires criminelles ou de grande délinquance organisée afin de mieux maîtriser la police judiciaire, d’améliorer les
compétences techniques et d’assurer un éloignement géographique de traitement des affaires sensibles.
- Des cours d’appel bien réparties sur l’ensemble du territoire.
Par Jean-Michel Clément
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Mardi 13 novembre 2007
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La réforme de la Carte Judiciaire annoncée sans concertation lundi 12 novembre dans la Vienne, et partout en France de la même manière, conduit à un
mécontentement général des élus.
Le Congrès des Maires de France qui se tient à Paris la semaine prochaine doit être l’occasion de signifier collectivement notre désapprobation.
C’est pourquoi je vous invite à être nombreux le mercredi 21
novembre après-midi, place Vendôme, ceints de votre écharpe pour un rassemblement des Maires afin que s’ouvre un véritable débat sur une réforme reconnue par
tous comme nécessaire mais dont la manière dont elle est conduite est désapprouvée par tous (contact utile, permanence parlementaire, Tél. : 05 49 03 16 38).
Par Jean-Michel Clément
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Lundi 12 novembre 2007
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Mardi 13 novembre 2007
9 h Arrivée à Paris
11 h 30 Réunion du Groupe : présentation des deux PPL des 27 et 29.11
12 h 30 Déjeuner
15 h Questions d 'actualité /16h--
16 h Groupe de travail « Démographie médicale et organisation de l'offre de soins » (6217)
16 h Séance publique : Suite de la discussion de la seconde partie du Projet de loi de finances pour 2008 : - Agriculture, pêche, forêt et affaires
rurales ; Développement agricole et rural (compte spécial) n° 189-276-277-278-279-280-281
21 h 30 Séance publique : Suite de la discussion de la seconde partie du Projet de loi de finances pour 2008 : - Agriculture, pêche, forêt et affaires rurales ;
Développement agricole et rural : suite
Mercredi 14 novembre 2007
9 h Groupe de travail « Réforme des finances publiques » audition P. Valletoux (4e Bureau) LC
9 h Réunion des Commissaires aux lois (1er Bureau)
10 h Réunion de la Commission des lois
11 h 30 Réunion du Groupe
12 h 30 Déjeuner
15 h Questions d 'actualité /16h--
Jeudi 15 novembre 2007
9 h 30 Séance publique : Suite de la discussion de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2008 : Justice (no
189-276-277-278-279-280-281)
12 h 30 Déjeuner
15 h Séance publique : Suite de la discussion de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2008 : Justice :
suite
Autres informations
Vendredi 16 novembre : Réunion constitutive du Collectif de défense de fret ferroviaire à
Montmorillon
Par Jean-Michel Clément
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