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Bonjour et bienvenue sur mon blog,
Cordialement,
Bonjour et bienvenue sur mon blog,
Le projet de loi « création sur Internet » rejeté jeudi dernier par l'Assemblée nationale sonne faux.
L'idée : protéger la production intellectuelle des artistes de notre pays du piratage sur Internet. Ses effets : une menace considérable pour les artistes.
Surprise : les acteurs les plus virulents, transformés en lobbys pour l'occasion, ressemblent plus à des labels, des producteurs, qu'à des artistes. Quelques uns sont bien venus grossir les rangs des défenseurs de la propriété intellectuelle. Mais parmi eux, lesquels nous feront croire que leur carrière est réellement menacée par le téléchargement ? La plupart sont des "poids lourds" du monde culturel.
Quid des autres artistes ? Ceux qui ne gagnent pas leur vie avec la vente de disques. La première atteinte à leur propriété intellectuelle ne réside t-elle pas, par exemple, dans l'inégale répartition des gains sur le prix souvent excessif d'un CD ?
Pour y répondre, la loi porte notamment en son sein la fameuse "riposte graduée". Pilotée par une nouvelle
autorité : La Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (HADOPI). Si un internaute télécharge illégalement sur Internet et qu'il est découvert, il fera
d'abord l'objet de deux avertissements. Le premier par mail et le second par lettre recommandée. Enfin s'il persiste, que ce soit par malveillance ou parce que la culture est devenue un luxe pour
beaucoup de citoyens, il fera l'objet d'une interruption de son accès à Internet ainsi qu'au téléphone et à la télévision si l'internaute concerné bénéficie d'une offre « triple
play ».
Elle instaure donc un nouveau principe juridique : la « co-responsabilité » des citoyens. En effet, il est possible d'émettre l'hypothèse selon laquelle un accès Internet sera partagé par plusieurs utilisateurs (exemple : une famille). Le fait d'en sanctionner un, aura alors pour conséquence de pénaliser les autres par la même occasion. Voilà comment le gouvernement vient de nous inventer la "multi peine".
Si le projet de loi prévoit de nombreuses sanctions, aucune évolution notoire n'est prévue au profit des artistes. Nous, députés socialistes, avons proposé l'idée d'une « contribution créative » qui serait comprise dans le forfait de chaque utilisateur et qui constituerait une rémunération nouvelle pour tous les artistes, qui n'existe dans aucune loi actuellement en vigueur. Mais le progrès ne semble pas avoir sa place dans le « Top 50 » des valeurs du gouvernement.
Ne nous faisons pas d'illusions, les députés UMP seront bien présents dans l'hémicycle le 29 avril prochain. Sous la pression de la majorité, la conférence des présidents de l'Assemblée nationale réunie hier mercredi 15 avril, a décidé d'inscrire en deuxième lecture le projet de loi HADOPI. Cette fois-ci, les nombreux élus de la majorité hostiles au texte seront bien muselés et n'auront d'autre choix que de le voter.
Que conclure de ce nouvel épisode ? Comme à son habitude, le gouvernement opte pour la sanction là où d'autres travaillent en amont et en aval. Le téléchargement illégal fait déjà l'objet d'une législation spécifique, aussi mauvaise soit-elle : le fameux texte DAVSI. Nous nous retrouvons ainsi avec un texte aux dispositions trop complexes pour être applicables et surtout totalement inadapté aux usages actuels d'Internet.
La disparition de René Monory marquera à n’en pas douter une page politique de la France et de la Vienne.
Parti de sa ville natale de Loudun pour devenir le 2e personnage de l’État à la Présidence du Sénat ; il a su s’affirmer en homme politique dont la fonction reposait avant tout sur une détermination de son action.
Il incarnait à Paris, une politique que j’ai combattue.
De retour dans la Vienne, il savait se souvenir des territoires qu’il aimait plus que tout, arpenter.
Il suffit de se souvenir de ses campagnes sénatoriales où il excellait dans l’art de la séduction ; ses élus ruraux connaissaient tout.
Il laissera forcément un souvenir à chacun d’eux, quelque soit leur sensibilité.
C’est ainsi que l’homme public qu’il était devenu, restera une personnalité politique qui aura marqué son temps.
Les députés Jean-Michel Clément et Catherine Coutelle réagissent aux annonces préfectorales détaillant le plan de relance en région Poitou-Charentes
Les annonces du Préfet de Région sur le plan de relance appellent plusieurs observations.
Ce qui est annoncé n'est pas nouveau et ce qui aurait dû être nouveau n'est pas annoncé.
Pour beaucoup, les dépenses que l'État engage dans la Vienne dans le cadre de ce plan de relance ne sont que le recyclage de projets longtemps attendus.
Lorsqu'un projet est annoncé au 12e Contrat de Plan État-Région (CPER), puis reporté au 13e, sa confirmation aujourd'hui réjouit tout le monde mais ne trompe personne. Il ne s'agit, pour l'essentiel, que de financer, enfin, ce sur quoi l'État s'était déjà engagé bien avant la crise. Le rattrapage par l'État du retard qu'il avait lui même occasionné ne peut être qualifié de mesures ambitieuses.
Ensuite, plusieurs de ces réalisations impliquent très fortement, par le CPER notamment, les collectivités locales. Il est donc dommage que l'État joue cavalier seul dans ces annonces alors que dans l'enceinte de l'Assemblée nationale, les ministres exhortent chaque jour les acteurs locaux à faire front commun pour la relance. La sortie de crise exige d'unir les forces de tous, dans le respect de chacun. Encore un effort.
Enfin, une nouvelle fois, rien ne semble annoncer un quelconque investissement sur les infrastructures routières. La mise à deux fois deux voies des routes nationales 147 et 149, l'aménagement du carrefour Iteuil-Marçay sur la N10 sont des urgences. Nous ne voyons toujours rien venir alors que l'ensemble des élus concernés, réclament unanimement cet axe Nantes-Poitiers-Limoges.
Nous laissons le bénéfice du doute après ce qui semble n'être qu'une opération de communication et nous exigeons
de l'État des engagements concrets et rapides pour une relance dans le département et des investissements, réellement nouveaux, à la hauteur de la crise sans précédent.
Fidèle à son atlantisme exacerbé.
Nicolas Sarkozy et le gouvernement, que l'on aurait parfois tendance à confondre, ont fait passer mardi 17 mars à l'Assemblée nationale, le principe de la réintégration de la France dans le commandement militaire de l'OTAN.
Paradoxe s'il en est, le gouvernement a opté pour le recours à l'article 49-1 de la Constitution et a donc engagé sa responsabilité sur la question, alors qu'il expliquait à qui voulait l'entendre que ce n'était qu'une formalité.
En réalité, il s'agit une fois de plus d'un acte politique savamment orchestré par le Président de la République dont les conséquences sont bien plus importantes que le gouvernement voudrait nous le faire croire.
La situation particulière que la France occupait dans l'OTAN lui permettait d'être un interlocuteur privilégié vers les pays d'Europe mais aussi ceux du monde arabe. La portée symbolique de la réintégration du commandement militaire de l'OTAN risque d'être interprétée comme un alignement pur et simple sur les orientations américaines.
S'il est possible qu'elles s'adoucissent avec la nouvelle administration de Barack Obama, il n'en reste pas moins que l'indépendance idéologique française risque d'en pâtir.
Les plus optimistes font l’hypothèse que cela permettra à la France de diffuser ses propres conceptions militaires au sein de l’OTAN.
Il faut pourtant rester réaliste et garder à l’esprit qu’elle ne pourra pas, à elle seule, s’opposer à une conception binaire du monde dont l’Alliance transatlantique est l’héritière.
Réintégrer le commandement militaire de l'OTAN risque aussi de nuire à l'émergence d'une véritable défense européenne.
Inscrit comme une priorité par la Présidence française de l’Union européenne, le projet de défense européenne n’a pas connu d’évolutions significatives. Pourtant, l’une des conditions évoquées par Nicolas Sarkozy à l’entrée dans l’OTAN était l’émergence d’un pôle européen autonome de défense. Force est de constater que ce n’est pas le cas.
Compte tenu des moyens que la France devra mettre en œuvre suite à sa réintégration dans le commandement militaire de l’OTAN, on envisage difficilement l’émergence rapide d’une force européenne de défense qui représente elle aussi des coûts importants.
Une fois de plus, le Président de la République nous montre que la seule promesse électorale à laquelle il reste fidèle est son tropisme atlantiste, quel qu'en soit le prix.
La Commission européenne, dont les orientations libérales sont une constante, s'est
récemment opposée aux aides aux banques ou à l'automobile. Elle soutient aussi les orientations de dérégulation de la PAC et est favorable à la levée de l'interdiction de culture du maïs OGM MON
810.
Les élus socialistes particulièrement mobilisés
Jean-Michel Clément et Catherine Coutelle
(au centre)
L'imposant cortège...
Tribune - Point presse
Vendredi 23 janvier 2009
Le droit d'amendement, consacré par la Constitution de 1958, répond à un principe essentiel de notre démocratie : éviter la concentration des pouvoirs, d'un seul contre tous, au nom de la pluralité des idées, des valeurs, des arguments.
La révision constitutionnelle votée en juillet dernier se voulait être le relais de cette exigence, elle n'est en réalité qu'un criant désaveu à son dessein originel, celui de rétablir l'équilibre des pouvoirs entre l'exécutif et le législatif.
L'article 13 du projet de loi organique de la réforme de la constitution, en prévoyant un « crédit temps » au delà duquel il serait interdit de s'exprimer, établit une guillotine parlementaire pour ceux qui souhaitent manifester la moindre opinion.
Sans ce droit, les grands débats comme ceux portants sur le Contrat Première Embauche et le Travail du dimanche, n'auraient pu avoir le retentissement nécessaire à une prise de conscience collective des français.
Cette logique de transformer l'Assemblée Nationale en chambre d'enregistrement des volontés du président et les députés en figurants muets s'inscrit dans une attaque plus générale contre les contre-pouvoirs : nomination et révocation du président de France Télévisions par le chef de l'Etat, atteintes à l'audiovisuel public par la réforme de son financement, suppression du juge d'instruction, limitation de l'exercice du droit de grève, opérations policières zélées lors de manifestations...
La soirée du 20 janvier dans l'hémicycle témoigne du mépris dont fait preuve la majorité à l'égard de ceux qui relaient la voix de très nombreux françaises et français. Ce groupe politique n'accepte plus aucune contradiction et pas davantage les propositions constructives de l'opposition.
Notre démocratie exige la liberté d'expression et ne tolère pas l'autoritarisme.
Nicolas Sarkozy puis le président de l'Assemblée Nationale, Bernard Accoyer ont pris la responsabilité d'ouvrir une crise politique. Nous attendons leurs propositions pour en sortir et pour que la liberté d'expression soit garantie.
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période estivale.
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