Avec vous !

Bonjour et bienvenue sur mon blog,

Je suis heureux de partager, avec chacun, mon activité parlementaire à Paris et en circonscription.
Suggérez, partagez, donnez son avis, ce blog est aussi le votre pour faire vivre l'idée d'une démocratie    participative et toujours novatrice.
Cordialement,
 
 
Jeudi 16 avril 2009 4 16 /04 /2009 17:19


Le projet de loi « création sur Internet » rejeté jeudi dernier par l'Assemblée nationale sonne faux.
L'idée : protéger la production intellectuelle des artistes de notre pays du piratage sur Internet. Ses effets : une menace considérable pour les artistes.


Surprise : les acteurs les plus virulents, transformés en lobbys pour l'occasion, ressemblent plus à des labels, des producteurs, qu'à des artistes. Quelques uns sont bien venus grossir les rangs des défenseurs de la propriété intellectuelle. Mais parmi eux, lesquels nous feront croire que leur carrière est réellement menacée par le téléchargement ? La plupart sont des "poids lourds" du monde culturel.


Quid des autres artistes ? Ceux qui ne gagnent pas leur vie avec la vente de disques. La première atteinte à leur propriété intellectuelle ne réside t-elle pas, par exemple, dans l'inégale répartition des gains sur le prix souvent excessif d'un CD ?


Pour y répondre, la loi porte notamment en son sein la fameuse "riposte graduée". Pilotée par une nouvelle autorité : La Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (HADOPI). Si un internaute télécharge illégalement sur Internet et qu'il est découvert, il fera d'abord l'objet de deux avertissements. Le premier par mail et le second par lettre recommandée. Enfin s'il persiste, que ce soit par malveillance ou parce que la culture est devenue un luxe pour beaucoup de citoyens, il fera l'objet d'une interruption de son accès à Internet ainsi qu'au téléphone et à la télévision si l'internaute concerné bénéficie d'une offre « triple play ».

Elle instaure donc un nouveau principe juridique : la « co-responsabilité » des citoyens. En effet, il est possible d'émettre l'hypothèse selon laquelle un accès Internet sera partagé par plusieurs utilisateurs (exemple : une famille). Le fait d'en sanctionner un, aura alors pour conséquence de pénaliser les autres par la même occasion. Voilà comment le gouvernement vient de nous inventer la "multi peine".

Si le projet de loi prévoit de nombreuses sanctions, aucune évolution notoire n'est prévue au profit des artistes. Nous, députés socialistes, avons proposé l'idée d'une « contribution créative » qui serait comprise dans le forfait de chaque utilisateur et qui constituerait une rémunération nouvelle pour tous les artistes, qui n'existe dans aucune loi actuellement en vigueur. Mais le progrès ne semble pas avoir sa place dans le « Top 50 » des valeurs du gouvernement.


Ne nous faisons pas d'illusions, les députés UMP seront bien présents dans l'hémicycle le 29 avril prochain. Sous la pression de la majorité, la conférence des présidents de l'Assemblée nationale réunie hier mercredi 15 avril, a décidé d'inscrire en deuxième lecture le projet de loi HADOPI. Cette fois-ci, les nombreux élus de la majorité hostiles au texte seront bien muselés et n'auront d'autre choix que de le voter.


Que conclure de ce nouvel épisode ? Comme à son habitude, le gouvernement opte pour la sanction là où d'autres travaillent en amont et en aval. Le téléchargement illégal fait déjà l'objet d'une législation spécifique, aussi mauvaise soit-elle : le fameux texte DAVSI. Nous nous retrouvons ainsi avec un texte aux dispositions trop complexes pour être applicables et surtout totalement inadapté aux usages actuels d'Internet.


Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /2009 14:53


La disparition de René Monory marquera à n’en pas douter une page politique de la France et de la Vienne.

 

Parti de sa ville natale de Loudun pour devenir le 2e personnage de l’État à la Présidence du Sénat ; il a su s’affirmer en homme politique dont la fonction reposait avant tout sur une détermination de son action.

 

Il incarnait à Paris, une politique que j’ai combattue.

 

De retour dans la Vienne, il savait se souvenir des territoires qu’il aimait plus que tout, arpenter.

 

Il suffit de se souvenir de ses campagnes sénatoriales où il excellait dans l’art de la séduction ; ses élus ruraux connaissaient tout.

 

Il laissera forcément un souvenir à chacun d’eux, quelque soit leur sensibilité.

 

C’est ainsi que l’homme public qu’il était devenu, restera une personnalité politique qui aura marqué son temps.

 

Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /2009 15:21


Les députés Jean-Michel Clément et Catherine Coutelle réagissent aux annonces préfectorales détaillant le plan de relance en région Poitou-Charentes


Les annonces du Préfet de Région sur le plan de relance appellent plusieurs observations.


Ce qui est annoncé n'est pas nouveau et ce qui aurait dû être nouveau n'est pas annoncé.


Pour beaucoup, les dépenses que l'État engage dans la Vienne dans le cadre de ce plan de relance ne sont que le recyclage de projets longtemps attendus.

Lorsqu'un projet est annoncé au 12e Contrat de Plan État-Région (CPER), puis reporté au 13e, sa confirmation aujourd'hui réjouit tout le monde mais ne trompe personne. Il ne s'agit, pour l'essentiel, que de financer, enfin, ce sur quoi l'État s'était déjà engagé bien avant la crise. Le rattrapage par l'État du retard qu'il avait lui même occasionné ne peut être qualifié de mesures ambitieuses.


Ensuite, plusieurs de ces réalisations impliquent très fortement, par le CPER notamment, les collectivités locales. Il est donc dommage que l'État joue cavalier seul dans ces annonces alors que dans l'enceinte de l'Assemblée nationale, les ministres exhortent chaque jour les acteurs locaux à faire front commun pour la relance. La sortie de crise exige d'unir les forces de tous, dans le respect de chacun. Encore un effort.


Enfin, une nouvelle fois, rien ne semble annoncer un quelconque investissement sur les infrastructures routières. La mise à deux fois deux voies des routes nationales 147 et 149, l'aménagement du carrefour Iteuil-Marçay sur la N10 sont des urgences. Nous ne voyons toujours rien venir alors que l'ensemble des élus concernés, réclament unanimement cet axe Nantes-Poitiers-Limoges.


Nous laissons le bénéfice du doute après ce qui semble n'être qu'une opération de communication et nous exigeons de l'État des engagements concrets et rapides pour une relance dans le département et des investissements, réellement nouveaux, à la hauteur de la crise sans précédent.

 

Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /2009 08:59

Au meeting présidentiel de Saint-Quentin, il aura encore fallu beaucoup de talent à Nicolas Sarkozy pour essayer de nous convaincre sur l'air de tout va très bien Madame la marquise. A quelques détails près : Non, le bouclier fiscal n'est pas un outil de justice fiscale protégeant les plus pauvres. Oui, la restitution d'un chèque 50.000 euros de moyenne pour les 2.398 foyers les plus riches en temps de crise constitue bien une entorse arrogante au principe de cohésion sociale et de solidarité nationale. C'est pourquoi le groupe socialiste est favorable a l'institution d'une "surimposition de solidarité" sur les revenus de plus de 380.000 euros afin de faire de l'équité fiscale un modèle de justice sociale.

Quelle crédibilité politique trouver à cet exercice de communication répété, de la mise en valeur d'un homme arbitre de toutes les causes, et défendant d'abord la sienne ? Si la communication est bien huilée, le discours joue sur les divisions : le réformisme présidentiel contre l'immobilisme de l'opposition, les manifestants contre la paix sociale, la suppression de postes de fonctionnaires contre celle du bouclier fiscal. Toute cette rhétorique pour mieux cacher l'absence de mesures sur le sujet essentiel : moraliser un capitalisme financier à bout de souffle, tant sur la rémunération de ses amis du CAC 40, Messieurs Bouygues, Lagardère, Bolloré, Bouton (Société Générale), Ghosn (Renault), Pébereau (BNP), que sur des paradis fiscaux dont la réforme constitue le réel baromètre en vue d'une refonte du système.

Cette semaine, après avoir auditionné à l'Assemblée nationale, M. Pérol, ancien conseiller du président de la République devenu président du groupe Caisse d'épargne-Banque populaire et Mme Parisot, présidente du Medef, un sentiment de stupeur m'envahit. Alors que le Titanic financier s'enfonce toujours plus dans l'océan de la crise, le Capitaine et ses seconds embarquent sur les bateaux de secours et pour certains avec l'argenterie. Tant pis pour les passagers de 3e classe.

Un geste fort est attendu par les français: que le Président de la République abolisse en premier lieu le bouclier fiscal et légifère sur les parachutes dorés, bonus et stock options de managers et hauts cadres de banque françaises dont la survie tient de la levée exceptionnelle des deniers de la République et donc des contribuables. Il ne pourra pas tenir longtemps les deux bouts d'une corde déjà bien usée, à savoir toujours plus de mesures d'accompagnement des plus fortunés et trop peu de mesures de protection sociale contre les plus démunis. Le jeu de dupe présidentiel peut se résumer a cette adage : du vide et peu de vertu.

Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /2009 17:05

Fidèle à son atlantisme exacerbé.

Nicolas Sarkozy et le gouvernement, que l'on aurait parfois tendance à confondre, ont fait passer mardi 17 mars à l'Assemblée nationale, le principe de la réintégration de la France dans le commandement militaire de l'OTAN.


Paradoxe s'il en est, le gouvernement a opté pour le recours à l'article 49-1 de la Constitution et a donc engagé sa responsabilité sur la question, alors qu'il expliquait à qui voulait l'entendre que ce n'était qu'une formalité.


En réalité, il s'agit une fois de plus d'un acte politique savamment orchestré par le Président de la République dont les conséquences sont bien plus importantes que le gouvernement voudrait nous le faire croire.


La situation particulière que la France occupait dans l'OTAN lui permettait d'être un interlocuteur privilégié vers les pays d'Europe mais aussi ceux du monde arabe. La portée symbolique de la réintégration du commandement militaire de l'OTAN risque d'être interprétée comme un alignement pur et simple sur les orientations américaines.

S'il est possible qu'elles s'adoucissent avec la nouvelle administration de Barack Obama, il n'en reste pas moins que l'indépendance idéologique française risque d'en pâtir.

Les plus optimistes font l’hypothèse que cela permettra à la France de diffuser ses propres conceptions militaires au sein de l’OTAN.

Il faut pourtant rester réaliste et garder à l’esprit qu’elle ne pourra pas, à elle seule, s’opposer à une conception binaire du monde dont l’Alliance transatlantique est l’héritière.


Réintégrer le commandement militaire de l'OTAN risque aussi de nuire à l'émergence d'une véritable défense européenne.

Inscrit comme une priorité par la Présidence française de l’Union européenne, le projet de défense européenne n’a pas connu d’évolutions significatives. Pourtant, l’une des conditions évoquées par Nicolas Sarkozy à l’entrée dans l’OTAN était l’émergence d’un pôle européen autonome de défense. Force est de constater que ce n’est pas le cas.

Compte tenu des moyens que la France devra mettre en œuvre suite à sa réintégration dans le commandement militaire de l’OTAN, on envisage difficilement l’émergence rapide d’une force européenne de défense qui représente elle aussi des coûts importants.


Une fois de plus, le Président de la République nous montre que la seule promesse électorale à laquelle il reste fidèle est son tropisme atlantiste, quel qu'en soit le prix.


Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /2009 11:53

Le Président de la République affirmait au début de son mandat que son regard était tourné de l'autre côté de l'Atlantique, comme pour indiquer le sens des réformes qu'il nous fallait mettre en place pour changer notre modèle de société.
Dès lors, la réforme ainsi érigée en dogme, rien de notre paysage économique, social ou institutionnel ne devait y échapper. Et c'est dans cet esprit, qu'après de nombreux rapports parlementaires et la Mission d'information sur l'évaluation et la clarification des compétences des collectivités territoriales, à laquelle j'ai participé, qu'une commission fut chargée de présenter des propositions pour réformer notre organisation territoriale.

« Il est temps de décider ». Ainsi est intitulé le rapport du Comité pour la réforme des collectivités locales présidé par Édouard Balladur et remis au Président de la République jeudi 5 mars.

La structure de l'administration territoriale française telle que nous la connaissons actuellement, nécessite certainement d'être améliorée pour rendre plus efficaces les politiques publiques et donner aux collectivités locales les pouvoirs nécessaires, compte tenu de toutes les missions aujourd'hui transférées par l'État.
Résultat de superpositions successives, elle est devenue complexe. C'est ce qui explique son manque de lisibilité auprès de nos concitoyens et l'entremêlement des compétences entre les différents niveaux de collectivités.
Parmi les mesures phare contenues dans le rapport : le rapprochement volontaire des collectivités, régions et départements.

Un préalable toutefois, sur lequel tout le monde s'accorde : finir la carte de l'intercommunalité.
Une règle fondamentale : respecter la volonté des collectivités dans le rapprochement de leurs compétences ou de leur périmètre.
Une obligation pour réussir la réforme : écarter tout sous entendu politicien qui pénaliserait au final nos concitoyens.

Les conclusions du rapport aboutissent en vérité à affaiblir le rôle du département et de la région.

S'agissant des départements...

Il comporte en germe la disparition à terme du département, privé de ressources autonomes. Un nouvel élu territorial, des métropoles, des finances encadrées, une clause de compétence générale qui disparaît : les propositions pour supprimer la réalité du niveau départemental ne manquent pas. Selon la Fondation Terra Nova : "Pour séduire l’opinion, le rapport se présente en modernisateur par la suppression des cantons au profit des arrondissements, nouvelle circonscription territoriale. Pour séduire les élus actuels, on repousse la réforme à 2014, maintenant les prochaines élections régionales en 2010 avec le mode de scrutin actuel mais pour un mandat réduit de 4 ans. Pour séduire la gauche, le rapport évoque un scrutin de liste proportionnelle à deux tours avec prime majoritaire, ce qui permettrait en effet de faire progresser la parité. Mais la réalité est bien de faire disparaitre le socle territorial du conseil général, avec le mode de scrutin « fléché » inspiré du système PLM, Paris-Lyon-Marseille (les premiers de listes siègent au conseil régional et au conseil général, les suivants au conseil général seulement)".
Les départements nouvelle version seraient, selon le Comité, les seules collectivités à ne pouvoir décider le taux de leurs recettes !

Ne parlons pas de la création des métropoles (11 pages dans le rapport), nouvelles formes de collectivités qui se substitueraient aux départements, là où les périmètres seraient confondus. Ces derniers seraient invités à "déléguer l'exercice" de certaines de leurs compétences comme le Revenu de solidarité active (RSA).
A n'en pas douter, cette expérience à l'échelle des nouvelles métropoles scelle le sort qui pourrait être réservé aux départements : leur disparition.

N'était-ce pas déjà annoncé par le rapport Attali ?

Enfin, le système électoral proposé sème le doute en prévoyant une liste commune et une seule élection pour les deux assemblées.

S'agissant des régions...

Les régions seraient trop nombreuses, il faudrait en réunir certaines afin de les adapter « aux conditions nouvelles de la compétitivité économique », comme nous l'explique le Comité.

La logique libérale est ici traduite de façon notoire et décomplexée. Nos régions doivent s'aligner autant que possible au paysage européen.

Cet argument économique est notamment avancé par Jean-Pierre Raffarin qui établit un parallèle entre ce que pourrait devenir le rôle économique des régions françaises et leurs cousines européennes. Est-il nécessaire de rappeler à notre ancien Premier ministre, que la structure administrative de la plupart de nos voisins est bien différente de la nôtre. Et pour cause, l'Allemagne est un État fédéral et l'Espagne, pour sa part, est constituée de « Communautés autonomes » dont on connait le poids face à l'État. Notre organisation territoriale est aussi la conséquence de notre histoire, elle ne saurait être soldée pour copier un modèle emprunté à d'autres.

Il est difficile de cerner la logique selon laquelle le renforcement des régions passe par le seul élargissement de leur périmètre : plus un territoire est vaste, moins il est homogène et solidaire.

Des compétences clairement affirmées au profit des régions, ajoutées à une coopération inter régionale peuvent permettre à la fois des économies d'échelle, de l'efficacité dans les moyens regroupés, et une présence territoriale réaffirmée. Comment pourraient-elles être au service de nos concitoyens et au plus près de leurs préoccupations à l'heure où l'État et les services publics s'éloignent de plus en plus de nos territoires, et en quoi la fusion de régions renforcerait-elle leurs moyens ?

L'efficacité des politiques publiques et une meilleure utilisation de l'argent public peuvent parfaitement se conjuguer avec une dimension humaine de nos territoires.

S'agissant de la démocratie locale...

Les élections de 2014 ne seront plus des élections régionales. Le choix du  président de la collectivité sera le fruit des accords entre conseillers territoriaux, et non une tête de liste régionale clairement identifiable comme c'est la cas actuellement. Les programmes électoraux perdront leur dimension régionale et les thématiques régionales (innovation, recherche, formation) disparaîtront. La « cantonalisation », même dans le cadre de l’arrondissement et du scrutin de liste, revient à faire des régions  une « interdépartementalité », parallèle à l’intercommunalité.
Nos concitoyens, qui sont déjà confrontés à une administration territoriale complexe, parviendront-ils à identifier ce qui apparaitra comme une nouvelle strate du millefeuille ?

Au final le rapport Balladur se trompe en voulant remédier à des dysfonctionnements qui ne sont pas établis et en manquant sa cible pour favoriser des synergies pertinentes.
Les propositions de la Mission parlementaire initiale ouvraient d'autres perspectives. La loi annoncée pour l'automne nous donnera l'occasion d'en débattre à nouveau.
Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /2009 18:31
La Commission européenne, dont les orientations libérales sont une constante, s'est récemment opposée aux aides aux banques ou à l'automobile. Elle soutient aussi les orientations de dérégulation de la PAC et est favorable à la levée de l'interdiction de culture du maïs OGM MON 810.

Elle vient cependant d'être désavouée par 22 des 27 pays de l'Union européenne, plus particulièrement par tous les Ministres de l'Environnement de ces 22 pays, qui ont refusé de suivre la recommandation de la Commission de lever l'interdiction de cultiver cet OGM en Autriche et en Hongrie.

Alors que l'autorisation de culture du maïs MON 810 arrive à échéance en 2009, une procédure de renouvellement pour 10 ans est en cours.

La proposition de la levée de la clause de sauvegarde a donc été repoussée à une majorité sans précédent. Cela témoigne à la fois d'une position commune forte sur cette question et surtout d'une perte de confiance d'un nombre d'États membres sans cesse plus nombreux, dans le jugement de la Commission européenne.

Le président de la commission, M. Barroso, qui est passé outre les objections de son Commissaire à l'environnement, semblait alors privilégier les intérêts de Monsanto, entreprise américaine, contre le sentiment partagé d'une très grande majorité de citoyens européens. A la veille des élections européennes, cette prise de position montre bien quel est l'enjeu de celles-ci.

Une commission aux orientations libérales confirmées ne peut trouver de contrepoids que dans une volonté clairement affichée des États soutenus par leurs opinions publiques.

Les Ministres de l'Environnement ont entendu ces opinions publiques. Aux Ministres de l'Agriculture de les suivre et aux citoyens européens de rappeller, à M. Barroso et les siens, que les jeux ne sont pas faits. En ce sens, le dossier des OGM et de Monsanto est révélateur de ce que les citoyens ne veulent plus : des règles de vie dictées par les seuls besoins du commerce, pour des profits appréhendés par les seules multinationales et leurs actionnaires.

PS : M. Barnier, notre ministre de l'Agriculture ne vient-il pas de déclarer devant le monde agricole réuni par le club Demeter, le lundi 5 mars dernier, "qu'on a raison de se méfier des OGM phytosanitaires, en réponse aux questions de Monsanto et Syngenta".
Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /2009 16:39
Première séance du mardi 3 février 2009

Présidence de M. Rudy Salles, vice-président

Questions orales sans débat

M. le président. L’ordre du jour appelle les questions orales sans débat.

Aménagement de la RN 147 entre Poitiers et Limoges

M. le président. La parole est à M. Jean-Michel Clément, pour exposer sa question, n° 535, relative à l’aménagement de la RN 147 entre Poitiers et Limoges.

M. Jean-Michel Clément. Monsieur le secrétaire d’État chargé du développement de la région capitale, je souhaite une nouvelle fois, après mes collègues parlementaires du Poitou-Charentes, attirer votre attention sur la situation de la RN 147, plus particulièrement pour la partie reliant Poitiers à Limoges, et ce à la lumière de deux éléments nouveaux intervenus depuis leurs dernières interpellations.
Le premier est l’annonce faite par Mme la préfète de la région Limousin concernant la mise à l’étude d’un projet autoroutier reliant Poitiers à Limoges. Le second est l’annonce du plan de relance de l’économie, publié hier dans le cadre du CIACT, plan qui prévoit un programme exceptionnel d’investissements publics.
Comme vous le savez, d’importants travaux d’infrastructure ont été engagés au sud de Poitiers depuis plus de deux ans déjà, sans pour autant que ceux-ci n’apportent d’améliorations à la sécurisation de la route, puisque seuls les ouvrages de franchissement ont été construits.
Le retard ainsi pris donne une image navrante du processus de la décision publique, sans parler de l’usage des deniers publics dont l’efficience apparaît pour le moins douteuse.
M. le secrétaire d’État chargé des transports a récemment, lors d’une réunion à la préfecture de la Vienne, précisé que les fonds réservés dans le cadre du prochain PDMI pour le Poitou-Charentes seraient prioritairement affectés aux départements de la Vienne et de la Charente pour, nous l’espérons, voir enfin aboutir le projet de mise en sécurité à deux fois deux voies d’un itinéraire reconnu par les services de gendarmerie comme l’un des plus accidentogènes de France.
Je m’étonne que dans le cadre du plan de relance, le projet de mise à deux fois deux voies de la RN 147 entre Poitiers et Limoges n’ait pas été retenu au titre de l’amélioration et de l’entretien du réseau routier national, ainsi que de la modernisation des itinéraires.
Pouvez-vous, monsieur le secrétaire d’État, me préciser l’intention du Gouvernement quant à l’étude du projet autoroutier reliant Poitiers à Limoges, eu égard aux déclarations récentes de votre collègue chargé des transports, et aux conclusions qu’il nous faut tirer de la non-inscription du projet de deux fois deux voies au titre du plan de relance de l’économie ?
Enfin, dans quel délai pouvons-nous espérer que les travaux d’aménagements jusqu’à Lussac-les-Châteaux aboutissent, puisque – et vous me le confirmerez – l’appel d’offre relatif à la déviation de la commune de Fleuré doit être rendu pour le 16 mars ? La mise en œuvre de ces chantiers serait aussi de nature à relancer l’économie locale durement affectée, et les entreprises de BTP y trouveraient certainement un souffle utile à leurs activités.

M. le président. La parole est à M. Christian Blanc, secrétaire d’État chargé du développement de la région capitale.

M. Christian Blanc, secrétaire d’État chargé du développement de la région capitale. Monsieur le député, les objectifs assignés à la politique des transports figurent dans le projet de loi relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement. Ils permettent à la fois de définir une nouvelle logique d’aménagement du territoire conforme aux conclusions du Grenelle et de traiter le cas des routes dans le cadre global du système de transport.
Il s’agit d’organiser les conditions de report de la demande de transport vers les modes les plus respectueux de l’environnement, tout en favorisant la compétitivité des territoires dans le cadre d’un développement solidaire.
Ces objectifs conduisent à procéder à une revue des projets de nouvelles infrastructures, tous modes confondus, sur des bases transparentes, afin d’alimenter le schéma national des infrastructures de transport prévu par le projet de loi Grenelle. L’objectif de cette revue est de vérifier l’adéquation des projets avec un ensemble de critères déclinant les orientations du Grenelle de l’environnement.
Dans cette perspective, pour aller au cœur de votre question, les projets de modernisation du réseau existant seront privilégiés, et aucun projet nouveau d’autoroute ne sera mis à l’étude tant qu’il n’aura pas été inscrit au schéma national des infrastructures de transport.


Publié dans : Transport - Ecrire un commentaire
Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /2009 10:24
Très forte mobilisation ce jeudi 29 janvier  à Poitiers, syndicats, élus de gauche, salariés du public, du privé, enseignants, retraités, étudiants.... tous étaient unis pour lutter contre la politique économique et sociale du gouvernement.
Les élus socialistes particulièrement mobilisés

Jean-Michel Clément et Catherine Coutelle (au centre)

L'imposant cortège...
Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /2009 14:23


Tribune - Point presse


Vendredi 23 janvier 2009


Le droit d'amendement, consacré par la Constitution de 1958, répond à un principe essentiel de notre démocratie : éviter la concentration des pouvoirs, d'un seul contre tous, au nom de la pluralité des idées, des valeurs, des arguments.


La révision constitutionnelle votée en juillet dernier se voulait être le relais de cette exigence, elle n'est en réalité qu'un criant désaveu à son dessein originel, celui de rétablir l'équilibre des pouvoirs entre l'exécutif et le législatif.


L'article 13 du projet de loi organique de la réforme de la constitution, en prévoyant un « crédit temps » au delà duquel il serait interdit de s'exprimer, établit une guillotine parlementaire pour ceux qui souhaitent manifester la moindre opinion.

Sans ce droit, les grands débats comme ceux portants sur le Contrat Première Embauche  et le Travail du dimanche, n'auraient pu avoir le retentissement nécessaire à une prise de conscience collective des français.

Cette logique de transformer l'Assemblée Nationale en chambre d'enregistrement des volontés du président et les députés en figurants muets s'inscrit dans une attaque plus générale contre les contre-pouvoirs : nomination et révocation du président de France Télévisions par le chef de l'Etat, atteintes à l'audiovisuel public par la réforme de son financement, suppression du juge d'instruction, limitation de l'exercice du droit de grève, opérations policières zélées lors de manifestations...


La soirée du 20 janvier dans l'hémicycle témoigne du mépris dont fait preuve la majorité à l'égard de ceux qui relaient la voix de très nombreux françaises et français. Ce groupe politique n'accepte plus aucune contradiction et pas davantage les propositions constructives de l'opposition.


Notre démocratie exige la liberté d'expression et ne tolère pas l'autoritarisme.


Nicolas Sarkozy puis le président de l'Assemblée Nationale, Bernard Accoyer ont pris la responsabilité d'ouvrir une crise politique. Nous attendons leurs propositions pour en sortir et pour que la liberté d'expression soit garantie.

            

              Alain Claeys, Jean-Michel Clément et Catherine Coutelle, députés socialistes de la Vienne

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