Bienvenue sur mon Blog, Vous y trouverez une partie du travail parlementaire de cette XIIIe législature et les possibilités pour me
joindre en circonscription ou à Paris.
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Samedi prochain 4 septembre à l'appel d'un grand nombre d'organisations, se tiendra une manifestation à Poitiers sur le thème de la citoyenneté et du refus de la haine. Elle
aura lieu devant le Palais de Justice à 14 heures mais d'autres se tiendront à Paris et dans toute la France
Dans une société française en crise économique, le gouvernement, incapable de faire face à une crise de régime sans précédent, avec son lot de Ministres démissionnaires ou de
Ministre-des-Finances trésorier-de-l'UMP, dont la femme est conseillère auprès d'une généreuse-donatrice-de-l'UMP-première-fortune-de-France..., Nicolas Sarkozy a prononcé cet été un discours aux
multiples dérapages à Grenoble. Pour lui emboiter le pas et nourrir le feu de la haine ses lieutenants ont ajouté propositions fracassantes sur annonces provocatrices.
Au delà des Roms, des gens du voyage ou des binationaux coupables désignés de tous les maux de notre société, ce sont naturellement les fondements de notre Etat de droit et de la démocratie qui
vacillent. Pointer du doigt et stigmatiser ainsi des groupes sociaux est normalement l'apanage de l'extrême droite. Jamais, sous la Vè République, un Président de la République en exercice ou des
ministres n'avaient été aussi loin dans l'amalgame et la démagogie populistes.
Ces surenchères ne masquent pourtant pas l'incurie particulière de la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy depuis 2002. Cet été le ministre de l'intérieur M.
Hortefeux - condamné pour propos racistes - a du remettre en place la Police de proximité, concept inventé par la gauche, puis banni par Nicolas Sarkozy lui-même.
Même Poitiers, ville pourtant d'une grande quiétude a connu ces derniers mois des évènements violents jamais enregistrés jusqu'alors ; évènements toujours pas élucidés, mais dont les
coupables présumés, la jeunesse a du payer le prix.
Condamnés unanimement par les instances internationales et européennes, ces propos et projets, racistes et xénophobes, ne trouvent heureusement pas l'écho escompté dans la population. L’Eglise a
justement dénoncé cette haine par la voie même du Pape Benoit XVI, reprise en écho localement par Monseigneur ROUET, archevêque de Poitiers. Même une partie de l'actuelle
majorité décroche de ces discours aux relents immondes. Cette manifestation doit être l'occasion de dire stop aujourd'hui, pour que demain, ces groupes et peut-être d'autres- pauvres, malades,
minorités religieuses... - ne soient ainsi jetés en pâture à la haine d'Etat.
Comme chaque année, afin de rendre compte de l'action parlementaire, des réunions publiques seront organisées dans chaque canton de la circonscription. Ces réunions sont ouvertes à tout public et
débuteront à 20 h 15.
Deux démissions – tardives - de ministres, une garden party à l’Elysée annulée, des insultes proférées à l’encontre de l’opposition et des journalistes ne suffiront pas à allumer le contre feu
permettant d’arrêter l’incendie de la « maison Sarkozy ». Les lampistes continueront de payer pour sauver l’Empereur. Le général d’armée Woerth doit tenir ses positions, aidé de ses
lieutenants et de ses aboyeurs publics. Mais le système est bien là et prend ses racines dans une terre labourée depuis toujours par une certaine droite, de Clearstream à l’Oréal, de la mallette
Mery à l’enveloppe Bettencourt.
Et même si les vacances d’été refroidissaient les ardeurs de ceux qui veulent connaître la vérité maintenant, l’imbrication des responsabilités et des faits semblent bien concorder pour affirmer
que, jusqu’aux plus hautes sphères de l’Etat-UMP, il y a eu confusion des genres et des rôles. Le ministre-trésorier a beau crier qu’il est blanc comme neige, il ne convainc plus personne. Et
s’il doit bénéficier de la présomption d’innocence, il ne peut pas continuer à crier aux loups sans apporter d’éléments concrets face aux preuves qui s’accumulent jour après jour.
Au delà de l’UMP, c’est toute la sphère politique qui se retrouve salie. Les Français, tour à tour, avocats, procureurs et juges ont tôt fait de conclure au « tous pourris » de rigueur.
Ce n’est naturellement pas une raison pour nous taire, car de dénonciateurs nous passerions à complices. De copains ils passent à coquins, et pour alimenter des réseaux de financement ils
n’hésitent pas à inventer de nouveaux privilèges comme le bouclier fiscal, permettant à Mme Bettencourt de faire des économies d’impôts. Une telle confusion des fonctions et des genres est
coupable : moralement coupable faute de l’être légalement.
Comment continuer à croire que le financement des retraites par l’allongement de la durée des cotisations au-delà de 60 ans n’est pas un cadeau fait aux membres du Club des 400, club des généreux
donateurs entrepreneurs de l’UMP ? C’est la meilleure optimisation fiscale de cette mandature : plus de salariés et de retraités pauvres permettant l’enrichissement des héritiers et des
spéculateurs boursiers.
L’« Affaire Karachi », liée à la vente d’armes permettant le financement de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur est, elle aussi, très grave, même si elle est aujourd’hui moins
médiatisée. On y retrouve également Nicolas Sarkozy responsable du financement de la campagne et ministre du Budget, signataire à ce titre des agréments et des rétro-commissions qui en
découlaient… C’est donc bien un système, une façon de penser, qui abaissent chaque jour un peu plus notre régime et, au delà l’Etat et la République française. Cette crise politique majeure est
en train de se transformer en crise institutionnelle. A la veille du 14 juillet, le président de la République et notre régime parlementaire n’ont jamais été aussi prêts de l’implosion.
Roselyne Bachelot a annoncé l'abandon des seules mesures de la loi HPST (Hôpital, patient santé, territoire)
destinées à lutter contre les déserts médicaux : la mise en place de contrats santé solidarité et l'obligation pour les médecins de déclarer leurs absences. Cette annonce traduit le mépris avec
lequel est traité le Parlement, puisque de manière assumée le Gouvernement refuse de mettre en œuvre des dispositions législatives. J’en appelle aux parlementaires de la majorité pour qu’ils
interrogent le gouvernement sur le rôle qu'il leur fait jouer : soutiens alibis d'une pseudo-réforme un jour, spectateurs muets de son retrait le lendemain.
Nous avons dénoncé, tout au long de la discussion du projet de loi, l'absence de mesure résolue pour lutter
contre l'inégalité d'accès aux soins, notamment territoriale. Nous savons que les médecins sont mal répartis sur le territoire et que ce déséquilibre démographique engendre des inégalités d'accès
aux soins. Les jeunes médecins ne s’installent pas dans des régions jugées moins attractives comme le Sud-Vienne. Alors que ceux qui y travaillent déjà sont surchargés !
La lutte contre les déserts médicaux réclame une politique ambitieuse et du courage, des mesures de
régulation responsables et structurantes. C'est toute l'organisation des études de médecine et de la médecine libérale qui est à revoir : obligation pour les étudiants de stages longs en médecine
ambulatoire, encouragement à la pratique de groupe notamment par le soutien aux maisons de santé pluridisciplinaires, définition des temps d'accès maximum aux professionnels de santé,
introduction d'une part forfaitaire dans la rémunération des médecins, encadrement des dépassements d'honoraires, mise en œuvre de délégations de tâches, …
En renonçant à faire appliquer la
loi qu'il a lui même fait voter, en ne présentant pas d'emblée un nouveau projet destiné à lutter contre les déserts médicaux, le gouvernement renonce à prendre la mesure des inégalités
grandissantes d'accès aux soins dans notre pays. Il engage ainsi sa responsabilité face aux Français qui depuis 5 ans voient leurs dépenses de santé s'envoler et assistent à la mise en place,
avec le soutien du gouvernement, d'une médecine à deux vitesses.