Je ne participerai pas à ce débat parce que je doute de son opportunité.
Lancer un tel débat, suggère que nous vivrions une crise d’identité. Ce n’est pas le cas. Et s’il existe des problèmes dans certains quartiers de nos villes, il est plus urgent de les résoudre que de généraliser à tort, à tous ceux qui viendraient d’ailleurs, ce qui alimente les peurs.
A trop insister sur les difficultés de certains de nos concitoyens, on occulte la réalité de l’intégration de la très grande majorité d’entre eux.
Il eut été plus utile de débattre de notre modèle d’intégration.
La France est un vieux pays d’immigration qui s’ignore. Elle est constituée de citoyens de toutes origines qui en font sa richesse.
Elle doit apprendre à le reconnaître en acceptant la diversité de ses influences.
Le problème de la France n’est pas tant une panne d’identité qu’un présent difficile et une absence d’avenir. C’est ce qu’attendent nos concitoyens, que nous redonnions un sens à la société. Là est le vrai débat : quelle société voulons-nous pour demain ?
Reconstruire celle qui nous conduit dans le mur des inégalités, du changement climatique et du "travailler plus pour gagner plus", ou celle qui remettrai l’homme au cœur d’un projet de société.
En tout cas, ce n’est pas l’ouverture d’un débat qui exclut, mais d’un débat qui intègre, dont nous avons besoin.
Vous pouvez retrouver le compte rendu des débats sur ce sujet
sur le site de l'Assemblée nationale.