Bienvenue sur mon Blog, Vous y trouverez une partie du travail parlementaire de cette XIIIe législature et les possibilités pour me
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Deux démissions – tardives - de ministres, une garden party à l’Elysée annulée, des insultes proférées à l’encontre de l’opposition et des journalistes ne suffiront pas à allumer le contre feu
permettant d’arrêter l’incendie de la « maison Sarkozy ». Les lampistes continueront de payer pour sauver l’Empereur. Le général d’armée Woerth doit tenir ses positions, aidé de ses
lieutenants et de ses aboyeurs publics. Mais le système est bien là et prend ses racines dans une terre labourée depuis toujours par une certaine droite, de Clearstream à l’Oréal, de la mallette
Mery à l’enveloppe Bettencourt.
Et même si les vacances d’été refroidissaient les ardeurs de ceux qui veulent connaître la vérité maintenant, l’imbrication des responsabilités et des faits semblent bien concorder pour affirmer
que, jusqu’aux plus hautes sphères de l’Etat-UMP, il y a eu confusion des genres et des rôles. Le ministre-trésorier a beau crier qu’il est blanc comme neige, il ne convainc plus personne. Et
s’il doit bénéficier de la présomption d’innocence, il ne peut pas continuer à crier aux loups sans apporter d’éléments concrets face aux preuves qui s’accumulent jour après jour.
Au delà de l’UMP, c’est toute la sphère politique qui se retrouve salie. Les Français, tour à tour, avocats, procureurs et juges ont tôt fait de conclure au « tous pourris » de rigueur.
Ce n’est naturellement pas une raison pour nous taire, car de dénonciateurs nous passerions à complices. De copains ils passent à coquins, et pour alimenter des réseaux de financement ils
n’hésitent pas à inventer de nouveaux privilèges comme le bouclier fiscal, permettant à Mme Bettencourt de faire des économies d’impôts. Une telle confusion des fonctions et des genres est
coupable : moralement coupable faute de l’être légalement.
Comment continuer à croire que le financement des retraites par l’allongement de la durée des cotisations au-delà de 60 ans n’est pas un cadeau fait aux membres du Club des 400, club des généreux
donateurs entrepreneurs de l’UMP ? C’est la meilleure optimisation fiscale de cette mandature : plus de salariés et de retraités pauvres permettant l’enrichissement des héritiers et des
spéculateurs boursiers.
L’« Affaire Karachi », liée à la vente d’armes permettant le financement de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur est, elle aussi, très grave, même si elle est aujourd’hui moins
médiatisée. On y retrouve également Nicolas Sarkozy responsable du financement de la campagne et ministre du Budget, signataire à ce titre des agréments et des rétro-commissions qui en
découlaient… C’est donc bien un système, une façon de penser, qui abaissent chaque jour un peu plus notre régime et, au delà l’Etat et la République française. Cette crise politique majeure est
en train de se transformer en crise institutionnelle. A la veille du 14 juillet, le président de la République et notre régime parlementaire n’ont jamais été aussi prêts de l’implosion.
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