Bienvenue

Bienvenue sur mon Blog, Vous y trouverez une partie du travail parlementaire de cette XIIIe législature et les possibilités pour me joindre en circonscription ou à Paris.

Vous pouvez réagir et entrer en relation avec moi directement depuis ce Blog.

A bientôt de vous lire ou de vous entendre,

Actualité

Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 18:13

Le projet de loi de finance rectificative actuellement en discussion prévoit dans l'article d'augmenter le taux normal de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 1,6 point pour le porter à 21,20 %, supprime pour les entreprises du secteur privé les cotisations sociales patronales affectées à la branche "famille" de la sécurité sociale et augmente de 2 points la contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus du capital.

 

Cette mesure est totalement injuste et inefficace. Elle aura pour conséquence une hausse des prix et une perte de pouvoir d'achat importante pour les ménages, particulièrement pour les classes moyennes et populaires. Il s'agit d'une faute économique et sociale très lourde qui aggravera le ralentissement économique par une baisse de la consommation qui pénalisera la croissance et l'emploi.

 

La précédente hausse de TVA opérée par le gouvernement Juppé en 1995 a démontré qu'elle se répercutait quasi-intégralement sur les prix, contrairement à ce qu'affirme le Président de la République. A l'époque elle avait déjà entraîné un fort ralentissement de la croissance. La majorité s'obstine à reproduire le même schéma qui provoquera les mêmes effets. De même, un rapport de la Cour des comptes française rappelle que lorsque l'Allemagne a augmenté sa TVA de 3 points en 2007, les prix ont augmenté de 3,6 points dans ce pays.

 

Les revenus modestes et moyens seront davantage pénalisés que ceux des plus aisés car le poids de la TVA est d'autant plus important que les revenus des ménages sont faibles: elle represente 14% du revenu des 10 % des ménages les plus pauvres, contre 5% de celui des plus riches qui consomment moins en proportion et épargnent plus.

 

Une fois de plus le gouvernement et la majorité font porter les efforts sur les plus modestes et favorisent les plus riches de notre pays.

 

La baisse de cotisations sociales patronales de la branche famille n'améliorera pas notre compétitivité comme tente de le faire croire le gouvernement. Elle représente un nouveau cadeau de 13,2 milliards d'euros pour les entreprises. Faire croire que renchérir les importations permettra de relancer notre économie est faux car seulement 1/3 de la consommation en est issue. Cela démontre bien que l'amélioration de la compétitivité française réside, non pas dans la baisse des coûts, mais dans la montée en gamme de nos productions. La force de l'économie allemande repose sur la qualité de ses produits, ses fortes capacités d'innovation, son important tissu d'entreprises intermédiaires, l'excellence des relations sociales dans l'entreprise et l'orientation très grande de ses productions vers l'exportation.

 

Cette mesure inefficace n'empêchera en rien les délocalisations car l'essentiel du déficit de compétitivité de la France ne repose pas sur les prix mais sur la perte de substance de notre industrie, l'insufisance de l'effort de recherche publique et privée, le manque de financement des PME qui sont ainsi pénalisées pour innover, s'agrandir et exporter. Tout cela ne relève pas du coût du travail.

 

Qui peut croire qu'en augmentant la TVA de 1,6 point on arrivera à compenser l'actuel différentiel de salaire avec la Chine qui est de 1 à 30 ?

 

Le ministre de l'économie en responsabilité en 2004 affirmait d'ailleurs devant le Sénat qu'une hausse d'un point de la TVA donne lieu à 0,9 point de croissance en moins et que la hausse de la TVA serait problématique pour la compétitivité de l'économie française...

 

Le Président de la République semble avoir oublié son passage au ministère de l'économie.

Il convient de lui rappeler.


Par Jean-Michel Clément - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 18:20

Voici le texte de la question de Serge Letchimy, mon collègue député de la Martinique.

Monsieur le Premier Ministre,

Nous savions que pour Monsieur Guéant, la distance entre « immigration » et « invasion » est totalement inexistante, et qu'il peut savamment entretenir la confusion entre civilisation et régime politique.

Ce n'est pas un dérapage.

C'est une constante parfaitement volontaire.

En clair : c'est un état d'esprit et c'est presque une croisade.

M. Guéant, Vous déclarez du fond de votre abîme, sans remords ni regrets, que « toutes les civilisations ne se valent pas ». Que certaines seraient plus « avancées » ou « supérieures » à d'autres.

Non, monsieur Guéant, ce n est pas du bon sens.

C'est simplement une injure faite à l'homme.

C'est une négation de la richesse des aventures humaines.

Et c'est un attentat contre le concert des peuples, des cultures et des civilisations.

Aucune civilisation ne détient l'apanage des ténèbres ou de l'auguste éclat.

Aucun peuple n'a le monopole de la beauté, de la science, du progrès, et de l'intelligence.

Montaigne disait que « Chaque homme porte la forme entière de l'humaine condition ».

J'y souscris.

Mais vous M. Guéant, vous privilégiez l'ombre.

Vous nous ramenez, jour après jour, à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration, au bout du long chapelet esclavagiste et colonial.

M. Guéant le régime nazi, si soucieux de purification, était-ce une civilisation ? La barbarie de l'esclavage et de la colonisation, était-ce une mission civilisatrice ?

Il existe, Monsieur le Premier Ministre, une France obscure qui cultive la nostalgie de cette époque, que vous tentez de récupérer sur les terrains du Front national.

C'est un jeu dangereux et une démagogie inacceptable.

Mais, il en existe une autre : celle de Montaigne, de Condorcet, de Voltaire, de Cesaire, et de bien d'autres encore.

Une France qui nous invite à la reconnaissance que chaque homme, dans son identité et dans sa différence, porte l'humaine condition, et que c'est dans la différence que nous devons chercher le grand moteur de nos alliances.

Quand, mais quand donc votre ministre de l'intérieur cessera t-il de porter outrageusement atteinte à l'image de votre gouvernement et à l'honneur de la France ?


 

Par Jean-Michel Clément - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 17:50

Lettre ouverte de Serge Letchimy à Calude Guéant, Ministre de l'Intérieur en pdf

 

Monsieur le Ministre,

 

Votre venue en Martinique dans les jours qui viennent, m’oblige à vous  rappeler que cette  terre a vu naître Aimé Césaire, Frantz Fanon, Edouard Glissant. Qu’elle a été aimée par des hommes aussi admirables que furent Victor Schœlcher, André Breton, Léopold Sedar Senghor, Claude Lévi-Strauss, et de manière plus proche encore, par Léopold Bissol, Georges Gratiant, ou Camille Darsières, pour ne citer que quelques-uns de nos grands politiques. 

 

Ces hommes furent de grands humanistes. Leur vie et leurs combats se sont situés en face de ces crimes que furent la traite, l’esclavage, les génocides amérindiens, les immigrations inhumaines, ou la colonisation dans tous ses avatars… Tous ont combattu la pire des France : celle qui justifiait les conquêtes et les exploitations, et bien d’autres exactions dont les cicatrices sont inscrites dans nos paysages. Cependant, je n’ai jamais entendu un seul de ces hommes lister ces attentats pour décréter que la civilisation européenne, ou que la culture française, serait inférieure à n’importe quelle autre. Je ne les ai jamais entendus prétendre que le goupillon de la chrétienté (qui a sanctifié tant de dénis d’humanité) serait plus primitif que tel bout liturgique d’une religion quelconque. 

 

Toujours, ces hommes ont établi la distinction entre cette France de l’ombre et la France des lumières. Pour combattre l’ombre qui menaçait leur humanité même, ils se sont référés à la France de Montaigne, de Montesquieu, de Pascal, de Voltaire, de Condorcet ; à celle qui s’est battue pour abolir la traite, puis l’esclavage, qui a supprimé la peine de mort  du code de ses sentences ou qui a accordé aux femmes le droit de vote et celui de disposer de leur maternités… A s’en tenir à votre logique, ils auraient eu mille raisons de condamner la civilisation occidentale, et de renvoyer aux étages inférieurs bien des cultures européennes. 

 

Voyez-vous M. Guéant, vos chasses à l’immigré (qu’il soit en règle ou non), ou la hiérarchisation que vous célébrez sans regrets ni remords entre les cultures et les civilisations, vous ont enlevé la légitimité dont a pourtant besoin votre prestigieuse fonction. Vous portez atteinte à l’honneur de ce gouvernement, et à l’image d’une France qui visiblement n’est pas la vôtre, mais que nous, ici, en Martinique, avons appris à respecter. 

 

Toutes les civilisations ont produit, et de manière équivalente, des ombres et des lumières. Mais si les ombres n’ont jamais triomphé très longtemps, si beaucoup d’entre elles ont disparu dans les oubliettes de l‘histoire (en compagnie de régimes politiques ou religieux quelque peu lamentables), c’est simplement parce que des hommes de bon sens, pétris d’humanisme et de haute dignité, ont exalté les parts lumineuses que toutes les civilisations de l’homo-sapiens ont mises à notre disposition. 

Les civilisations se sont nourries de leurs lumières mutuelles pour mieux combattre leurs propres ombres. Dans une transversale célébration et de grande foi en l’Homme, ces hommes ont honoré les lumières d’où quelles viennent ; les lumières se sont reconnues entre elles; leurs signaux réciproques ont conservé intact (de part et d’autre des lignes de partage ou de conflit) un grand espoir d’humanité pour tous. Grâce à eux, nous savons qu’il est dommageable de considérer l’ombre, ou de s’en servir à des fins qui ne grandissent personne. Ils nous ont donc appris à nous écarter de ceux qui l’utilisent, et qui, par là même, la transportent avec eux.  

 

M. Guéant, fouler le sol martiniquais, c’est toucher une terre que des hommes comme Aimé Césaire ont fécondé de leur sang. Un sang qui s’est toujours montré soucieux de l’humanisation de l’homme, du respect des civilisations et de leurs différences.  

 

Ce serait donc comme une injure à leur mémoire, à leur pensée, à leurs actions, que de vous laisser une seule minute imaginer que vous serez le bienvenu ici. 

C’est par-dessus vous, et du plus haut possible, que nous renouvelons à la France des lumières toute notre considération, et confirmons notre respect pour les valeurs républicaines qui, contrairement à celles dont vous êtes le héraut, sont à jamais très opportunes chez nous. 

 

Serge Letchimy

Par Jean-Michel Clément - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 16:34

 

Par Jean-Michel Clément - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 13:57

Chaque année, le passage à l’année nouvelle est l’occasion de souhaiter le meilleur à l’autre par amitié le plus souvent, par habitude, peut-être parfois simplement par politesse.

Pour un parlementaire l’exercice est singulier, parce qu’il s’adresse à chacun d’entre vous dans le respect de ses différences. Pour autant le message qu’il délivre doit être porteur de sens pour tous.

La crise que nous connaissons et qui affecte chacun d’entre nous n’est pas une fatalité. Elle n’est pas que la conséquence d’un désordre mondial, elle a aussi des causes plus proches de nous que nous pouvons combattre, pour autant que nous voulions nous y attaquer, sinon comment croire que l’action politique a encore un sens ?

Personnellement, je pense que nous pouvons y donner ce sens.

C’est pourquoi,  je formule le vœu que cette année 2012 soit celle où les citoyens s’associeront plus encore aux décisions qui les concernent. Nous avons ensemble à reconstruire des solidarités entre les hommes et les territoires, à repenser l’accès aux services publics et aux biens de première nécessité, en un mot à poser les bases d’une société nouvelle, celle qui pourrait venir après… le libéralisme.


Par Jean-Michel Clément - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Pour nous contacter

jmclement@assemblee-nationale.fr

 

> En circonscription

Permanence de Gençay

Martine Bonnet et Chantal Calendrier

Place du Champ de Foire - BP 25

86160 Gençay

Tél. : 05 49 03 16 38

 

Permanence de Montmorillon

Uniquement le mercredi matin de 9 h à 12 h

 14-16 rue nouvelle

86500 Montmorillon

Tél./fax : 05 49 48 80 95


> A l'Assemblée nationale

Jean-Francois Cassant  

126, rue de l'Université

75355 Paris 07 SP

Tél. : 01 40 63 73 31


Mon agenda

Carte de la circonscription


Afficher Jean-Michel Clément, député de la Vienne 3e sur une carte plus grande

Recherche

Permanences

> Dates des prochaines permanences :

- Montmorillon : jeudi 16 février 2012, de 9 h 30 à 11 h 30

- Civray : lundi 27 février 2012, de 14 h 30 à 16 h 30

Planning

Présentation

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés