Entrée en vigueur le 1er janvier 2015, après avoir été créée par la réforme constitutionnelle de 2008, la nouvelle forme de référendum qui repose sur une initiative parlementaire soutenue par les citoyens, vient d’être activée pour la première fois par 197 parlementaires dont je suis, contre la privatisation annoncée des aéroports de Paris.

Première étape pour l’organisation d’un référendum d’initiative partagée (RIP), notre initiative rejoint l’esprit de contestation né du mouvement populaire qui a débuté en fin d’année dernière.

Il nous faut maintenant gagner la confiance de celles et ceux qui l’ont initié en recueillant le soutien de 4,5 millions d’électeurs, soit 10% du corps électoral en 9 mois.

Entre temps le Conseil constitutionnel devra valider notre proposition de loi en vérifiant sa conformité aux règles constitutionnelles relatives au RIP.

En attendant, VINCI et les fonds de pension « vautours » planent au-dessus de cette privatisation et attendent leur tour. En effet la gestion des aéroports est une affaire très rentable (43% de marge opérationnelle pour Vinci Airports en 2018).

Les Chinois ne s’y sont pas trompés à Toulouse, et soyons sûrs qu’à Paris les appétits ne manqueront pas.

Une fois encore, la privatisation envisagée est l’illustration du « capitalisme de connivence » dans la trop grande proximité entre des intérêts privés et l’État, et le symbole du transfert des richesses publiques aux multinationales.

Ne renouvelons pas le scandale des autoroutes !

1 Réponse

  1. Bernard

    Je signerai des 2 mains , que dis je, des 4 avec celles de ma femme, bien qu’elle ne m’en ai donné qu’une il y aura 44 ans vendredi.

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