Dans un État de droit, rien ne saurait justifier la violence. Surtout, lorsque celle-ci est dirigée vers ceux qui sont chargés d’en assurer la sûreté et par là-même, la mise en sécurité de chacun.

Cette violence est tout aussi inacceptable, quand elle touche indifféremment les symboles de la République ou des biens privatifs quels qu’ils soient.

La dénonciation unanime doit être la première réponse.

Vient ensuite le temps de l’explication. Et toutes celles et ceux que j’ai pu croiser ces derniers jours, ne manquent pas de s’interroger sur les causes et sur la fin de ces violences inédites depuis mai 68 !

Nous vivons, je crois, plusieurs crises en même temps.

Une crise de système dans laquelle nos concitoyens ont compris que l’ascenseur social d’hier ne suffit plus à les sortir d’une situation de pauvreté, dans laquelle ils s’enfoncent chaque jour un peu plus, et plus nombreux.

Être formé ou mieux éduqué ne suffit plus pour y échapper et même si un temps, certains ont pu s’en sortir, les mêmes prennent conscience qu’ils peuvent vite retomber demain.

Une crise de la représentation. Après le rejet des partis politiques, habilement orchestré par le candidat Macron et entretenu par sa majorité, le mépris affiché pour les corps intermédiaires par le Gouvernement a fait le reste.

On ne s’étonnera pas alors que ceux qui un temps se prétendent représenter le mouvement des « Gilets jaunes » soient immédiatement contestés par leurs pairs.

Comme le Gouvernement ne peut pas lui-même s’étonner de ne pas trouver d’interlocuteur pour mettre fin à une crise qui dure. Le voilà contraint de convier autour de la table, les responsables politiques pour rechercher une sortie honorable. Finalement, rien de nouveau dans la manière de faire de la politique.

Une crise de régime enfin, parce que les réponses politiques qui sont apportées et qui devaient porter la « Révolution » selon Macron, sont en fait mises en service au nom des gagnants, en demandant des sacrifices à tous les autres, c’est-à-dire à tous ceux qui se retrouvent derrière le mouvement des « gilets jaunes ».

Jean-Michel Clément

Député de la Vienne

 

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