Depuis plus de trois semaines, des milliers de nos concitoyens se mobilisent et expriment une colère profonde et diffuse. Face à une politique économique et sociale injuste, qui a laissé de côté les plus fragiles, les « gilets jaunes » ont demandé des réponses concrètes au Gouvernement, qui a bien trop tardé à répondre.

Le groupe « Libertés et Territoires » avait demandé dès le départ un moratoire sur les taxes et fait d’autres propositions pour renouer le dialogue avec les Français. Des mesures viennent d’être enfin annoncées par le Premier ministre. Notre groupe les soutient, que ce soit le moratoire sur les taxes sur les carburants, sur les tarifs du gaz et de l’électricité ou sur le contrôle technique, propositions que nous avions formulées.

Mais il faut aller plus vite, et il faut maintenant aller plus loin pour répondre à la désespérance et à la colère :

  • Il faut un geste fort pour redonner du pouvoir d’achat en baissant les charges salariales sur les bas salaires, ce qui permettrait de les augmenter de 10 %, et en augmentant les retraites, avec une indexation sur le coût de la vie.
  • Revaloriser la prime à l’activité.
  • Défiscaliser les heures supplémentaires.
  • L’arrêt immédiat des fermetures de services publics dans les territoires.
  • Créer un prêt à taux zéro (PTZ) sur 8 ans pour permettre le financement de l’achat d’une nouvelle voiture moins polluante (en plus du doublement de la prime à l’acquisition d’un véhicule propre, annoncée par le Premier ministre).
  • Prévoir des mesures d’accompagnements pour les commerçants et artisans qui ont été impactés économiquement par le mouvement ou touchés par les dégradations, avec la possibilité d’étaler les coûts des réparations à travers des prêts-relais.
  • Accélérer les projets écologiques en simplifiant les procédures administratives.
  • Décentraliser les administrations et déconcentrer leurs services.

La transition écologique de notre pays est une nécessité, mais elle doit être une source de création d’emplois et de mieux vivre, et non un prétexte pour renflouer les caisses d’un Etat impécunieux. L’arrogance et le mépris du pouvoir, ainsi que la gestion technocratique, doivent désormais faire place à la confiance et au dialogue avec les territoires et ses habitants. Il est impératif que le Gouvernement propose des solutions fortes pour sortir de cette crise politique, écologique et sociale qui fragilise notre démocratie et blesse notre pays.

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