vehicule electriqPrésident du groupe d’amitié France – Norvège  à l’Assemblée nationale, j’ai eu l’occasion de me rendre à Oslo en juin dernier, et j’ai fait partie de la commission spéciale créée pour l’examen du projet de loi sur la transition énergétique.

Lors de mon déplacement, j’ai pu vérifier que le déploiement du véhicule électrique n’est plus une utopie. Ce mouvement peut devenir une réalité pour autant qu’on aborde la question avec détermination.

La Norvège, pays qui regorge de ressources pétrolières l’a fait ; nous pouvons faire de même en nous engageant résolument dans la transition énergétique de notre économie.

En Europe, la Norvège fait figure d’exception en matière de véhicules électriques. A l’horizon 2030, tout le monde doit réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 %. « Oui ! » dit la Norvège à condition qu’un accord global ait lieu. Et pourquoi pas 100 % à l’horizon 2050 ?

Comment un tel défi peut être envisagé sérieusement ?

Les grandes villes norvégiennes n’échappent pas aux problèmes de pollution de l’air : 19 % du CO2 émis provient de la circulation. Le secteur automobile est devenu ainsi la cible prioritaire du Gouvernement pour répondre aux directives européennes et tenter de résoudre le problème des pics de pollution en hiver. La politique voulue par le Gouvernement pour atteindre cet objectif ambitieux, se décline autour de plusieurs axes conduits parallèlement :

  • Mise en place d’une stratégie pour inciter les automobilistes à remplacer leur véhicule diesel ou sans plomb, par du 230 ou  400 V.
  • Réduction des taxes et TVA à 0 % pour les acquéreurs de véhicules électriques.
  • Stationnement gratuit dans les parkings publics en centre-ville et exonération de certains péages en périphérie.
  • Autorisation de circuler sur les voies réservées au transport en commun.

En matière de “recherche et développement”, le Gouvernement norvégien soutien à hauteur de 12,5 millions d’euros par an depuis 2011 les projets qui servent, d’une part à développer les piles des voitures, et d’autre part, à l’élaboration des points de recharges rapides .Ces financements seront maintenus jusqu’en 2017, en attendant la mise en circulation du 50 000e véhicule !

Rolf Einar Fife, Ambassadeur de Norvège en France constate : « c’est un paradoxe, mais la Norvège, premier pays producteur de pétrole en Europe, est devenu le premier pays au monde ayant le plus grand nombre de voitures électriques par habitant ».

Quelques chiffres pour illustrer son propos : 10 000 modèles vendus en 2013, soit 13 % du marché !

La Norvège est le premier pays au monde qui atteint 1 % de voitures électriques dans son parc avec 32 000 automobiles en circulation : un véhicule pour 160 habitants, 5600 bornes de rechargement dans tout le pays, et pas seulement les grandes villes.

À ce rythme là, l’objectif de 50 000 véhicules devrait être atteint d’ici l’année prochaine.

Alors… le défi lancé par la Norvège à ses voisins européens est-il si compliqué à relever ? Ces résultats impressionnants, sont à apprécier en fonction des spécificités de son territoire, mais la Norvège a apporté la preuve qu’il est possible d’imaginer des sociétés intégrant dans leur schéma de développement les énergies alternatives.

La France peut s’inspirer de ce modèle de développement et elle se doit d’engager le sommet de Paris sur le climat en 2015 dans cette voie pour une ambition commune.

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