La 3e circonscription

La 3e circonscription de la Vienne est l’une des 4 circonscriptions législatives  du département de la Vienne (86).

Elle regroupe les  divisions administratives délimitées par l’ancien découpage électoral issu de la loi en date du 21 janvier 2012. Au total, 13 cantons : Availles-Limouzine, Charroux, Chauvigny, Civray, Couhé, Gençay, L’Isle-Jourdain, Lusignan, Lussac-les-Châteaux, Montmorillon, Saint-Savin, La Trimouille, Vouneuil s/Vienne et la 1 commune détachée du canton de Pleumartin,La Puye.

Si le périmètre de la circonscription n’a pas changé pour les prochaines échéances électorales de juin 2017, la réforme territoriale entrée en vigueur au 1er janvier 2017 a profondément modifié l’organisation territoriale avec de plus grands intercommunalités ou des communes nouvelles.

Ainsi aujourd’hui, la circonscription recouvre désormais le territoire de nouvelles communautés de communes ou celui de communes rattachées aux communautés urbaines :

–  le « pays Mélusin » qui comprenait le seul ancien canton de Lusignan avec 9 communes : Celle-l’Évescault, Cloué, Coulombiers, Curzay-sur-Vonne, Jazeneuil,  Lusignan, Rouillé et Saint-Sauvant a rejoint le « Grand Poitiers ».

–  le  « Communauté de communes du Civraisien en Poitou » comprenant l’ensemble des 40 communes des anciens cantons de Charroux, Civray, Couhé et Gençay.

–  le Communauté de communes « Vienne et Gartempe » comprenant les 47 communes des anciens cantons d’Availles-Limouzine, l’Isle-Jourdain, Lussac-les-Châteaux, Montmorillon, St-Savin (à l’exception d’Angles-sur-l’Anglin)  et La Trimouille, d’Usson-du-Poitou, et des 5 communes du Pays Chauvinois : la Chapelle-Viviers, Paizay-le-Sec, Lauthiers, Fleix et Leigne-sur-Fontaine.

–  l’ancien canton de Vouneuil- sur- Vienne comprenant 8 communes : Archigny, Availles-en- Châtellerault, Beaumont, Bellefonds, Bonneuil-Matours,  Cenon s/Vienne, Monthoiron et Vouneuil-sur-Vienne, rattachées à la Communauté d’agglomération de Châtellerault.

Notons ainsi qu’une commune nouvelle est néée du rapprochement entre Beaumont et St Cyr au 1er janvier 2017, sans pour autant que cela n’influence le périmètre de la circonscription : les anciennes communes votant dans leur circonscription ( !!).

 

Important : Nous conserverons dans la présentation qui suit le mot « canton » dans son appellation d’origine plus proche d’une lecture historique et sociale, que dans sa conception administrative d’aujourd’hui, simple territoire délimité pour désigner les conseillers départementaux. Cette dernière ne signifiant rien d’autre ! Par ailleurs, la nouvelle organisation territoriale n’étant entrée en vigueur qu’au 1er janvier 2017, là encore rien de significatif n’est établi d’où le choix de garder la présentation par « canton ».

LE PAYS MELUSIN : Canton de Lusignan

Jadis région bocagère, le « pays Mélusin » se caractérise aujourd’hui, parallèlement à l’intensification de l’agriculture et à la mise en place du remembrement qui ont remodelé le paysage, par des plaines vallonnées présentant un relief peu marqué. Les villages s’étendent tout au long de la rivière La Vonne qui le traverse. Le canton a 11 013 hab., 9 communes, 30 469 ha dont 3 418 de bois. Il est limitrophe des Deux-Sèvres, et traversé au nord par l’autoroute A 10.

Le « pays Mélusin »  comprend  le seul canton de Lusignan avec 9 communes :

Communes Population
Celle-l’Évescault 1 284
Cloué 445
Coulombiers 1 091
Curzay-sur-Vonne 458
Jazeneuil 795
Lusignan 2 637
Rouillé 2 436
Saint-Sauvant 1 318
Sanxay 549
Total 11013

 

Depuis 1998, la Communauté de communes fait partie du syndicat mixte du Pays des Six Vallées. La ville de Lusignan est le siège, de la communauté de communes du pays Mélusin, qui correspond au canton, et du pays des Six-Vallées.   

 

Chef-lieu d’un important canton rural et situé à 25 km au SO de Poitiers, le bourg de Lusignan domine un grand méandre resserré de la Vonne. Il doit quelques célébrités à sa famille seigneuriale, qui a joué un rôle au moment des Croisades, et a récupéré à son profit la légende de la fée Mélusine, un vieux culte local préchrétien associé à l’idée de la femme fatale – mais bâtisseuse. Lusignan, aux ruelles étroites et au relief accusé, conserve quelques restes du château fort et une belle esplanade-promenade du Bail, en terrasses, aménagée au 18e s. à la place de la forteresse; grosse église romane poitevine du 11e s. à haute nef, issue d’un prieuré; nombreuses maisons anciennes.

Lusignan dispose de nombreux équipements adaptés pour accueillir les activités des associations qui jouent un rôle primordial dans l’animation de la cité. Un centre de documentation sur l’Histoire des Lusignan   est installé à la bibliothèque municipale. De nombreux événements culturels (cinéma, conférences, spectacles vivants, concerts, expositions animations thématiques) sont organisés tout au long de l’année (Eté Mélusin et Ciné, Journée Médiévale, Salon du Livre, les Talents Mélusins…).

Centre économique, éducatif et administratif, Lusignan offre enfin tous les services d’une ville active et dispose de commerces, de nombreux artisans, d’une gare SNCF, d’un marché (mercredi matin), d’hébergements touristiques (gîtes, camping, hôtels-restaurants), d’établissements scolaires, d’une crèche/halte-garderie, d’un foyer-logement et d’un hôpital local.

L’Institut National de Recherche Agronomique (INRA) est implanté sur les communes de Lusignan et Rouillé depuis 1960. Cet ensemble, qui constitue depuis 1985 un des pôles du Centre de recherches de Poitou-Charentes, est doté d’unités de recherche et d’unités expérimentales dont les activités sont centrées sur les prairies et l’environnement (Lusignan) et sur l’élevage expérimental (Rouillé).

Lusignan dispose d’une zone artisanale et compte de nombreuses entreprises dans des secteurs d’activités divers, parmi lesquelles le Groupe Bellin spécialisé dans les Travaux Publics et les Carrières, acteur régional majeur qui emploie 250 salariés, et la société Mecachim (groupe Arcelor), spécialisée dans le traitement de surface des tôles en acier inoxydable qu’elle habille de textures et de couleurs.

À la pointe NE du canton, Coulombiers, sur la N 11, est le village le plus proche de Poitiers (18 km), ce qui se ressent sur sa croissance. Plantations d’ornement Scopaysage (25 sal.), constructions Art de Bâtir (20 sal.), récupération sur épaves AFM Recyclage (20 sal.).

En amont au nord-ouest du canton, trois communes de la vallée de la Vonne sont devenues des villages touristiques. Jazeneuil est une «petite cité de caractère» avec une église romane issue d’un prieuré bénédictin, et un musée de la Maison poitevine. Curzay-sur-Vonne  possède un château de 1710, transformé en hôtellerie, avec un parc de 120 ha, et un musée du Vitrail aménagé dans l’église. Sanxay est connue pour ses restes gallo-romains, liés à un antique pèlerinage, où ont été dégagés les restes d’un demi-amphithéâtre, des thermes, d’un temple; un festival estival d’art lyrique y est organisé. Le village a également des maisons anciennes et un pont médiéval, et une base de loisirs en bord de Vonne. Un peu au nord apparaît le château de Marconnay, des 15e-16e s., ceint de murs et de douves, avec des tours et un porche d’entrée fortifié, plus un étang et une collection d’objets anciens, dont des lampes de fiacre.

Vers le sud-ouest du canton, Rouillé. La bourgade fut rendue tristement célèbre pendant la dernière guerre: elle abrita un camp de détention à partir de septembre 1941, d’abord peuplé de communistes, puis d’étrangers et de «droit commun», avant d’être attaqué le 12 juin 1944 par la Résistance.  Au hameau de Venours a été installé un lycée agricole avec centre de formation d’adultes, et station de recherche de l’Inra sur les végétaux, en partie sur le territoire de Lusignan. Rouillé a aussi un musée de la machine à coudre et un centre d’entretien autoroutier (ASF, 40 sal.).

Saint-Sauvant  est un assez gros village-centre. La commune contient à l’est une forêt domaniale.

LE PAYS CIVRAISIEN

Situé au Sud-Ouest du département de la Vienne et au cœur de la région Poitou-Charentes,  le Pays Civraisien fait partie des plaines du Poitou. Les routes des pèlerinages à Saint-Jacques de Compostelle et celles du sel entre l’Atlantique et le Massif Central passaient par là, le seuil du Poitou.

Il est limitrophe des départements des Deux-Sèvres et de la Charente. Il a pour siège Civray et compte 40 communes. Il associe les communautés de communes de Couhé, du Charlois, du Gencéen et du Civraisien. Le « Pays Civraisien » comprend l’ensemble des 40 communes des cantons de Charroux, Civray, Couhé et Gençay. Le territoire représente 13% de la surface du département de la Vienne  et 30% de la surface de l’arrondissement de Montmorillon. Il est plutôt désenclavé. Des axes majeurs de communication le traversent : la RN10 Paris/Bordeaux à l’ouest et la RD148 Niort/Limoges au sud, la ligne SNCF Paris/Bordeaux (gares TER de Anché/Voulon, Epanvilliers et Saint-Saviol). La gare de Saint-Saviol réalise le plus gros fret agroalimentaire de marchandises entre Tours et Bordeaux.

Trois types de sols caractérisent le Pays Civraisien :

  • Les terres rouges à châtaigniers, réputées pour leur fertilité. Celles-ci occupent le centre du pays.
  • Les terres de groie, à l’ouest et au nord, celles-ci sont adaptées aux grandes cultures (blé, orge, maïs, tournesol, tabac).
  • A l’est, les terres de bornais et de brandes, landes déshéritées où l’élevage domine.

Les vallées marquent un ancrage très fort sur le territoire puisque 75% de la population du Civraisien vit dans ces vallées (fleuve Charente, Clain, Dive, Bouleure et Clouère et leurs nombreux affluents).

Le Pays Civraisien a connu un accroissement de population depuis 1999 (+4%). Il totalise aujourd’hui 28363 habitants. Six communes sur les 40, ont plus de 1000 habitants (Civray, Charroux, Couhé, Gençay, Chaunay et Saint-Maurice la Clouère). La ville centre, Civray compte près de 3000 habitants. Typiquement rural et assez excentré des aires urbaines de la région Poitou-Charentes, le territoire compte 30 habitants au km2. On assiste à l’implantation de nouvelles populations sur ce territoire et une population périurbaine au nord du Pays situé dans l’aire urbaine de l’agglomération de Poitiers et une population britannique au sud.

L’économie agricole est encore dominante (céréales, élevages avec notamment une activité caprine importante, coopératives agricoles et laitières). Ce secteur concerne près de 20% des emplois directs et induits. Elle est caractérisée par les grandes cultures céréalières et oléagineuses avec 74% de la SAU (Surface Agricole Utile) et par l’élevage (caprin, bovin, ovin et équin). La zone forestière représente 13% du territoire (propriétés très morcelées).

Le tissu économique est caractérisé par une forte concentration de PME bien réparties sur le territoire. Il recense plus de 2000 établissements tous secteurs d’activités confondus (agriculture, commerce, artisanat, services). Les principales entreprises sont concentrées autour de Civray et sur l’axe de la RN10 : transport, métallurgie, agroalimentaire, carrières, transformation du bois.

L’histoire riche et mouvementée du territoire, ainsi que la présence de nombreux cours d’eau ont favorisé l’édification de châteaux et autres maisons nobles sur le Pays Civraisien. Depuis les forteresses médiévales, tel le château de Gençay construit au XIIIe siècle par le seigneur du lieu Geoffroy IV de Rancon, jusqu’aux agréables demeures du XVIIIe siècle dépourvues de tout attributs défensifs ou encore celles du XIXe nichées sur les versants du fleuve Charente, la multitude et la diversité de ce patrimoine est l’une des richesses du territoire. Le tourisme s’oriente aussi autour d’un riche patrimoine roman (tourisme cultuel : Eglise Saint-Nicolas de Civray et de Saint-Maurice la Clouère, cité de caractère de Charroux et abbaye Saint-Sauveur…) et des vallées offrant des paysages verdoyants et bien préservés (activités de pleine nature : équestres, 750 km de circuits de randonnées, circuits de Saint-Jacques de Compostelle avec haltes jacquaires, canoë…). Des exploitants agricoles ouvrent leurs portes aux visiteurs : gîtes, fermes auberges, visites d’élevage de chevaux et d’autruches… Les sites phares du Pays Civraisien sont la Vallée des Singes à Romagne qui attire près de 200 000 visiteurs par an et qui constitue l’un des principaux sites touristiques de la Région Poitou-Charentes et le Parc Floral de la Belle à Magné. La capacité d’accueil en hébergements touristiques tous confondus est d’environ  2000 lits.

Le canton de Charroux : 212,11 km2. 9 communes.

Le canton fait partie de la Basse-Marche, ancien pays de transition entre Poitou, Limousin et Guyenne (Angoumois). Limitrophe du département de la Charente, il est en partie traversé par le fleuve. L’habitat y est dispersé en menus hameaux.

La communauté de communes du pays Charlois correspond au canton et siège au chef-lieu. C’est la plus petite du département. Elle rejoindra celle du Civraisien.

 

Communes Population
Asnois 146
La Chapelle-Bâton 373
Charroux 1 185
Chatain 322
Genouillé 524
Joussé 336
Payroux 506
Saint-Romain 416
Surin 146
Total 3954

P1030346A Genouillé a été déposée en 2010 une demande pour 5 des 21 éoliennes prévues par Maïa Eolis aux Cinq Chemins, au sud du village; le finage, boisé à l’est (bois des Dames et bois des Demoiselles) dépasse au sud ce site ainsi que la vallée du Cibiou, affluent de droite de la Charente par la Sonnante, boisée et peuplée de hameaux. Eglise du 12e s. à beau portail roman , classée.

A Surin,  subsiste le château de Cibioux, des 15e et 18e s. avec des restes de fortifications.

Chatain est traversée par la Charente, dont le village domine la vallée. Un vieux pont, une église inscrite et deux petits châteaux dont Laleu en font la curiosité.

Asnois  est un tout petit village au bord de la Charente. Église du XVe siècle et fuye (pigeonnier) du château de Beauregard.

Joussé,sur le Clain, accueille une fabrique de literie (Matfa Duvivier, 130 sal.).  Juste au sud-est au confluent du Clain et du Payroux,  Payroux héberge une maison de retraite (40 sal.).

La Chapelle-Bâton, église des 15e-16e s.

Saint-Romain occupe l’angle nord-ouest du canton. La commune a connu plus que d’autres, un fort exode rural jusqu’en 1999.

 Le canton de Civray198,30 km2. 12 communes.

Le canton, limitrophe des Deux-Sèvres et de la Charente est traversé par la courbe la plus septentrionale de la Charente et, à l’ouest, par la voie ferrée et la N 10 entre Poitiers et Angoulême. C’est le pays du chabichou, célèbre fromage de chèvre.

 

Communes Population
Blanzay 835
Champagné-le-Sec 208
Champniers 365
Civray 2 819
Linazay 221
Lizant 462
Saint-Gaudent 290
Saint-Macoux 465
Saint-Pierre-d’Exideuil 789
Saint-Saviol 453
Savigné 1 309
Voulême 359
Total 8575

Chef-lieu de canton, Civray se situe au bord de la Charente à 56 km au sud de Poitiers. Civray est connue pour sa très belle église romane issue d’un prieuré et dédiée à St Nicolas. Les trois portails sont à quatre voussures sculptées et les chapiteaux très travaillés. Maisons anciennes, musée de la préhistoire. La ville est une «station verte de vacances», et un petit centre de services locaux, avec collèges public et privé, deux lycées publics, une maison de convalescence du groupe Korian (l’Oregon, 30 sal.) et une maison de retraite publique; supermarché Super U (35 sal.). La communauté de communes du Civraisien siège à Civray et correspond au canton en attendant de se regrouper avec celle de Charroux.

Deux communes sur la Charente complètent l’agglomération de Civray. Saint-Pierre-d’Exideuil a une partie des ateliers du bourg: métalleries Citergaz GLI (Gaz Liquéfiés Industrie, citernes à gaz, 200 sal.) et PBL (découpage et estampage, outils coupants Finalame, 180 sal.), transports Martin (100 sal.). De l’autre côté de Civray, juste à l’est, Savigné complète les commerces du bourg avec un Intermarché (55 sal.), et cache les grottes préhistoriques du Chaffaud, dont les trouvailles ont garni le musée de Civray.

Champniers, a un musée rural, un château du 17e s. à donjon du 12e et une église des 13e-15e s. Blanzay , église flamboyante (15e s.), petit château de la Maillolière (15e s.) et une huilerie rénovée fait un petit musée. Saint-Saviol, au-dessus de la vallée de la Charente, charpentes Sicob (45 sal.), gare; mais la laiterie a fermé. Lizant, tout au sud du canton à 7 km au sud de Civray, au bord du Cibiou, qui conflue avec la Charente en aval du village, est considérée comme une «petite cité de caractère» pour ses maisons anciennes, ses eaux et cascades et ses jardins.

Saint-Gaudent accueille un institut médico-éducatif.

Le canton de Couhé : 223,15 km2.   10 communes.

Le canton est limitrophe des Deux-Sèvres et sa limite orientale joue avec le Clain.

Communes Population
Anché 302
Brux 677
Ceaux-en-Couhé 520
Châtillon 210
Chaunay 1 202
Couhé 1 849
Payré 973
Romagne 875
Vaux 693
Voulon 339
Total 7640

 

Couhé, chef-lieu de canton, est situé au-dessus de la petite vallée de la Dive.  Il possède des halles de 1580, une ancienne abbaye cistercienne (Valence au NO du village) et des grottes à l’ouest. Le bourg a un collège public, un collège catholique avec pensionnat, un lycée agricole privé. Intermarché (20 sal.), maçonnerie Bossebœuf (25 sal.), transports Lahaye (30 sal.).

La communauté de communes de la région de Couhé correspond au canton.

Tout au nord de Couhé, Voulon au confluent du Clain, de la Bouleure et de la Dive, passe pour être l’un des sites possibles de la bataille de Vouillé. La commune a une gare. Payré, offre une base de loisirs de 22 ha avec sports nautiques et petites îles, et port miniature. Institut de rééducation de Guron (60 sal.). Vaux, a une église romane et une gare. Autocars Demellier (35 sal.). Romagne, accueille le parc animalier de la Vallée des Singes (35 sal.) et un établissement d’enseignement secondaire catholique privé hors contrat, avec internat.

Brux, a une église romane et partage avec Couhé un petit aérodrome (code LFDV), dit de Couhé-Vérac, doté de deux pistes gazonnées de 1050 et 500 m et utilisé par l’aéroclub de Couhé. Au SE du village, le château classique d’Épanvilliers, de la fin du 17e s., contient un musée du jeu ancien, tandis qu’au village est ouvert un musée-expositions d’art. Menuiserie Guillon-Berger (20 sal.). Chaunay, sur la N 10, sert de village-centre, avec quelques commerces et services et une fromagerie du groupe coopératif Eurial (55 sal.). Eglise du 13e s.

Le canton de Gençay . 326,89 km2.   10 communes :

Le canton connaît depuis 1999 une hausse importante de sa population  (+800).

Communes Population
Brion 242
Champagné-Saint-Hilaire 925
Château-Garnier 633
La Ferrière-Airoux 325
Gençay 1 676
Magné 614
Saint-Maurice-la-Clouère 1 136
Saint-Secondin 559
Sommières-du-Clain 764
Usson-du-Poitou 1 320
Total 8194

Gençay, chef-lieu de canton, se trouve à 28 km au SSE de Poitiers dans la vallée de la Clouère. Gençay s’orne d’une église romane au plan en trèfle et d’un clocher fortifié, d’un ancien château du 13e s. à grandes tours ruinées et façade flamboyante et renaissance. Elle a un collège public, une maison familiale rurale, un Intermarché (45 sal.); charcuterie (Thouvenin, 20 sal.). La population communale a nettement augmenté ces dernières années.

La communauté de communes du « pays Gencéen » siège à Gençay et regroupe 9 communes.

Saint-Maurice-la-Clouère qui fait face à Gençay sur la rive droite de la Clouère, a une belle église romane (11ème et 12ème s.). Châteaux de Galmoisin, du 17e s.et de l’Audonnière, château de plaisance Louis XV. Nombreuses entreprises. La commune a eu son minimum de population en 1982 (825 hab.) et a repris depuis, gagnant 120 hab. de 1999 à 2008.

Magné est situé à 2 km au sud de Gençay et a également gagné 120 hab. dans le même temps.  Château de la Roche (16e et 18e s.), avec jardins et musée de l’ordre de Malte. Au sud de la commune coule la fontaine du Puy-Rabier, une résurgence vauclusienne d’où sourd la Belle, qui conflue avec la Clouère à Gençay. Jardin botanique et parc floral de la Belle, au village, sur 6 ha.

Champagné-Saint-Hilaire augmenté de 130 hab. depuis 1999, possède un hippodrome et haras. La commune avait un abattoir de volailles et lapins du groupe Doux, qui a eu 60 sal. en 2005 et a été fermé en 2011 avec 30 salariés. Le Clain traverse le finage.

Sommières-du-Clain, conserve le château de Vareilles et, un peu en aval au bord du Clain dans un site boisé, l’abbaye de Moreau. La commune a gagné 130 hab. depuis 1999.

En amont, Château-Garnier, abrite de petits châteaux et un moulin à blé classé, une maison de retraite (25 sal.) et tient des foires et fêtes en été.

Dans la partie orientale du canton, Saint-Secondin accueille une église romane et un village de vacances. Cette commune s’est accrue de 50 hab. depuis 1999.

LE PAYS MONTMORILLONNAIS

Situé au sud-est du département de la Vienne, aux abords de la Charente, de la Haute-Vienne et de l’Indre, c’est un pays bocager verdoyant au patrimoine architectural riche. Il représente  1/4 de la superficie du département de la Vienne, sillonné par deux rivières principales, la Gartempe et la Vienne. La qualité de ses paysages, de son patrimoine bâti et l’engagement des collectivités à valoriser ces patrimoines, lui ont permis d’obtenir en 1987 le label « Pays d’art et d’histoire », attribué par le Ministère de la Culture. Cette convention avec l’Etat a été renouvelée en 2009.

 

Le«pays Montmorillonnais » comprend les 47 communes des cantons d’Availles-Limouzine, l’Isle-Jourdain, Lussac-les-Châteaux, Saint-Savin, Montmorillon , La Trimouille et une commune du canton de Gençay.

De manière générale le pays est peu industrialisé même s’il a connu une période d’apogée de l’industrie du bois dans les années 1960 qui s’est soldée par un déclin catastrophique dans les années 1980 (perte de ¾ des emplois dans ce secteur). Les difficultés économiques se sont accélérées ces dernières années avec la fermeture de Domoform (ex usine RANGER) 250 licenciements à Montmorillon et Aubade perte de 150 à 200 emplois à St- Savin et la Trimouille, les usines COUTURIER à Lussac-les-Châteaux 30 à 40 emplois…

 

De tradition,  ce territoire rural possède un passé agricole prégnant avec une forte activité sur l’élevage ovin, même si celle-ci semble avoir du mal à résister. Malgré l’implantation de la centrale nucléaire de Civaux à partir de la fin des années 1980, qui a engendré une vague importante de migration compensant le déficit naturel de la population lié à l’exode des jeunes, au vieillissement, le territoire peine à se développer et  reste fortement rural. Ce qui conduit un bon nombre d’institutions à considérer cet espace comme une zone rurale fragile qui reste peu touchée par l’urbanisation. Le cadre environnemental (verdure, eau, paysage, …) ne suffit pas à attirer de nouvelles populations à part de nombreux citoyens britanniques.

 

Malgré ce contexte difficile, la politique de valorisation des chemins de randonnée et du patrimoine, au sens large du terme, constitue un attrait non négligeable. Ces qualités paysagères et architecturales attirent les touristes, les randonneurs,  les amateurs de nature et de patrimoine notamment.

Le canton d’Availles-Limouzine :197,46 km2, 4 communes :

Le canton, limitrophe du département de la Charente, s’étend au sud-est sur la plate-forme cristalline à l’extrémité du Limousin. C’est le plus petit du département.

 

Communes Population
Availles-Limouzine 1 312
Mauprévoir 652
Pressac 523
Saint-Martin-l’Ars 409
Total 2896

Availles-limouzine, chef-lieu de canton, 42 km au sud-ouest de Montmorillon et 13 km au nord de Confolens (Charente), est situé sur la rive gauche de la Vienne, élargie par le barrage de Jousseau. La principale activité est une boulangerie-pâtisserie industrielle (Nault, 110 sal.). La commune accueille aussi un village de gîtes. Son finage s’étend des deux côtés de la Vienne. Dans le bourg, qui conserve une partie de ses fortifications médiévales, un parcours patrimonial permet de découvrir l’histoire et le patrimoine important de la commune.

La commune accueillera bientôt un village aéronautique et les bords de la Vienne sont connus des pêcheurs de compétition de l’hexagone mais aussi d’Europe.

Pressac, est au bord du Clain et a conservé d’anciennes maisons, un pont ancien et une belle église romane récemment restaurée.

C’est dans la commune de Saint-Martin-l ’Ars que se situe l’ancienne abbaye de la Réau, avec les vestiges de l’église médiévale et les importants bâtiments conventuels de l’époque classique. Le bourg, constitué autour de son église et du château, accueille une aire de loisir « le pont creusé » qui offre des activités ludiques autour d’un plan d’eau.  A la Brunetière, gros élevage industriel d’ovins de la Sodem.

DSC_0121Mauprévoir tient la partie occidentale du canton, dans un paysage agrémenté d’étangs et de bois qui s’étend aussi dans la partie occidentale de la commune de Pressac. Une zone humide (znieff) de 3 600 ha est ainsi définie autour de l’étang de Combourg (23 ha), connu pour ses hérons et ses poissons, et du bois de Charroux au sud. Le village fleuri (2 fleurs), est au bord du Payroux, affluent du Clain. Il se confie aux visiteurs sur ses espaces témoignages « Les confidences ».

 

Le canton de L’Isle-Jourdain :339,81 km2. 10 communes.

Le canton est limitrophe de la Haute-Vienne et de la Charente et mord sur les roches anciennes du Massif central à l’est. Il compte 5133 hab.

 

Communes Population
Adriers 732
Asnières-sur-Blourde 203
L’Isle-Jourdain 1 231
Luchapt 311
Millac 525
Moussac 489
Mouterre-sur-Blourde 177
Nérignac 141
Queaux 599
Le Vigeant 725
Total 5133

 

 

L’Isle-Jourdain, 1 250 hab. est le chef-lieu de canton situé à 33 km au sud-ouest de Montmorillon. Le village occupe au bord de la Vienne un site rocheux attrayant; dominé par l’ancienne église Saint-Gervais-et-Saint-Protais. Le village a un collège public; atelier de tôlerie (Trametal, 40 sal.), Intermarché (45 sal.). L’Isle-Jourdain et trois communes voisines dont Le Vigeant et Millac forment ensemble une «station verte de vacances». La population communale est stable.

Luchapt où est établi un élevage de cervidés. La population de la commune ne cesse de décroître. Les paysages, très vallonnés et sillonnés de sentiers de randonnée évoquent déjà le Limousin.

Adriers sert de village-centre dans une contrée un peu isolée, et a un centre d’aide par le travail, ainsi qu’une fonderie d’aluminium Adial (20 sal.); mais sa population ne cesse de baisser.

Les abords de la vallée de la Vienne ont été plus peuplés. Millac, a toutefois perdu 60 hab. après 1999. Cette commune a vu l’implantation de deux barrages hydroélectriques au début du 20e s. (Jousseau et La Roche), le 3e se situant à Chardes sur la commune de L’Isle-Jourdain.

De l’autre côté de la rivière face à L’Isle-Jourdain, Le Vigeant qui a perdu 120 hab. depuis 1999 a un gros abattoir d’ovins de la Sodem (Société des éleveurs de moutons, 60 sal., 7 000 t/an), un atelier de démantèlement d’épaves et affinage d’aluminium Decons (Aldevienne, 30 sal.); et, au sud-ouest, un circuit d’entraînement de 3 800 m pour autos et motos avec école de pilotage.

Queaux La VienneTout au nord du canton sur la rive gauche de la Vienne, Queaux est une commune étendue qui englobe à l’ouest le bois de la Bougrière, avec étangs, et au sud en bord de Vienne le château de Messelière. Le bourg, dominant la vallée de la Vienne, s’est développé sur un site antique et autour de son église romane. La commune  semble avoir interrompu son dépeuplement depuis 1999 (1 200 hab. en 1954).

Entre Queaux et  L’Isle-Jourdain,  Moussac est un agréable petit village au bord de la Vienne, rive droite, avec hébergement de loisirs (un camping de 40 places, un quart de résidences secondaires) et une base communautaire de canoë-kayak très active. Sa population est stabilisée depuis 1990.


Le canton de Lussac -les-Châteaux : 318,81 km2. 10 communes

Le canton compte 8 483 hab.. Il est traversé par la vallée de la Vienne.

 

Communes Population
Civaux 945
Gouex 520
Lhommaizé 806
Lussac-les-Châteaux 2 360
Mazerolles 781
Persac 838
Saint-Laurent-de-Jourdes 166
Sillars 602
Verrières 868
Total 8483

 

Lussac-les-Châteaux, chef-lieu de canton dans un vallon encaissé, est bâti sur la rive droite de la Vienne. Un peuplement préhistorique a profité des abris sous roche du vallon, et de la grotte de la Marche, qui a révélé d’intéressantes plaques gravées vieilles de 14 000 ans. Le musée de préhistoire, récemment ouvert, présente cette période grâce à des outils interactifs et ludiques. L’étang au pied de ces gisements est jalonné par les piles du pont qui donnait accès au château ruiné. Lussac a un collège public, un Intermarché (45 sal.), une maison de retraite (25 sal.); un atelier d’architecture, L’Atelier du Moulin (20 sal.); au nord du bourg s’étend la forêt de Lussac. La communauté de communes du Lussacois siège à Lussac.

Mazerolles, complète les activités de Lussac-les-Châteaux (3 km les séparent) avec de petits ateliers. Bétons Tartarin (30 sal.). La commune possède aussi un patrimoine riche d’intérêt : dolmen de Loubressac, cénotaphe de Chandos, ancienne minoterie, église romane.

À Sillars, se situe un ancien camp militaire (180 ha) acheté puis revendu par la communauté de communes et un centre de tri et compostage des déchets. Au bord d’un chemin de randonnée, le dolmen de la Bastière rappelle l’occupation ancienne du site.

Civaux , sur la rive gauche de la Vienne, a été choisie comme site de la centrale nucléaire poitevine, installée en 1998 et en production à partir de 2000 (1 450 MW, 20 GWh/an); elle emploie environ 700 personnes. Civaux est connue pour ses nombreux sites archéologiques et édifices anciens : nécropole mérovingienne, église du Haut Moyen Âge et de l’époque romane. Le  musée archéologique présente de belles collections de la Préhistoire au Moyen Âge. A proximité le complexe de sports aquatiques Vert Marine (20 sal.) et la planète des crocodiles attirent les touristes.  La population s’est accrue de 110 hab. depuis 1999.

Lhommaizé  se tient auprès d’un étang,  le château de Forge, dans la vallée de la Dive qui longe aussi le village, et conflue avec la Vienne un peu plus loin à Valdivienne.

Verrières, qui a progressé de 110 hab. depuis 1999, a une petite fabrique de matériel de travaux publics (Blanchard, 30 sal.) et était  le siège de forges importantes au 17e – 18e s.

Bouresse, situéà la source de la Dive, possède une église romane, fortifiée à la fin du Moyen Âge et, un peu au nord, au bord de la Dive, le château  de la Rigaudière, du 15e s. également. A noter à proximité de l’église, la présence d’un hangar en brande, témoignage des constructions locales réalisées à partir de cette végétation caractéristique du Montmorillonnais.

Au sud du chef-lieu, sur le promontoire de confluence des vallées encaissées de la Grande et de la Petite Blourde qui aboutissent ensemble à la rive droite de la Vienne, se tient le village de Persac. Son vaste finage est parsemé de nombreux châteaux, surtout des 15e-16e s.

Gouex se situe sur la rive gauche de la Vienne, en face du confluent de la Petite et de la Grande  Blourde; forêt, aire de loisirs avec la plus ancienne piscine publique du Montmorillonnais, ouverte en 1959.


Le canton de Saint-Savin : 262,16 km2. 9 communes.

Le canton a 5 100 hab., 1/5 de son territoire couvert de bois. Il est limitrophe du département de l’Indre et traversé du sud au nord par la vallée de la Gartempe. Sa population a peu changé depuis 1999. La trace d’une voie romaine allant de Poitiers à Chateauroux, passant par Ingrandes, se suit par des sentiers au sud de Saint-Savin, où curieusement elle dessine une grande courbe.

Communes Population
Angles-sur-l’Anglin 391
Antigny 600
Béthines 486
La Bussière 374
Nalliers 314
Saint-Germain 957
Saint-Pierre-de-Maillé 920
Saint-Savin 913
Villemort 113
Total 5068

Saint-Savin, chef-lieu de canton se situe à 19 km au nord de Montmorillon, sur la rive gauche de la Gartempe. Le village est célèbre pour les peintures murales de son église romane, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Cet édifice appartient également à l’itinéraire touristique de la « Vallée des fresques ». Les bâtiments conventuels du 17e s. se prolongent par l’ancien logis abbatial en cours de restauration. Le pont gothique permet de relier la commune de Saint-Savin à celle de Saint-Germain.

Saint-Savin, «station verte de vacances», a un collège public. Cette commune possédait une usine réputée avec la fabrique de lingerie féminine Aubade, de plus de 300 personnes encore en 2005. Mais depuis cette date, Aubade appartient au groupe suisse Calida, qui a procédé à des licenciements massifs en 2009. L’effectif déclaré pour 2011 est tombé à 30 salariés, uniquement occupés à des expéditions et des procédures douanières. La population ne cesse de décroître.

Saint-Germain ne fait qu’un avec Saint-Savin, juste en face sur la rive droite de la Vienne, et possède les principales entreprises de la petite agglomération; bétons Tartarin (75 sal.), sacs plastiques Sak Plast (30 sal.) et les transports Moreau (60 sal.). Sur l’itinéraire de la « Vallée des fresques », son église, au charme bucolique, conserve de belles peintures murales du 19e s. donnant l’illusion de  bas-reliefs.

Antigny, au sud sur la rive gauche de la Vienne, possède une église des 12e et 14e s. qui abrite de belles peintures murales médiévales (itinéraire de la « Vallée des fresques ») et une lanterne des morts du 13e s. Au sud, le château de Bois Morand a été restauré au 19e  s. mais conserve un oratoire peint du 15e s.

Angles-sur-l’Anglin, au nord du canton, est situé à la confluence de la Gartempe et de l’Anglin. Village connu, fleuri (trois fleurs), il est le seul de la Vienne à figurer parmi les «plus beaux villages de France» et les «villages de charme» en raison de son site pittoresque et de ses vieilles maisons, étagées en amphithéâtre au-dessus de la vallée encaissée de l’Anglin. Ruines d’un château des 12e-15e s. situées sur un versant rocheux à pic. Artisanat d’art local et nombreuses animations, dont un festival du livre en août. Location de camions Norda (45 sal.).

Saint-Pierre-de-Maillé, au bord de la Gartempe, est à la tête d’une commune étendue qui englobe à l’ouest le bois du Chillou, s’étendant à l’est jusqu’aux parois escarpées de la Guignoterie au-dessus de l’Anglin (site d’escalade). Dans la commune au nord du village, se cachent les grottes des Cotterets. Au sud, plusieurs châteaux : la Guittière (13e au 19e s.) et la Roche à Guet (15e au 18e), presque face à face et perchés au-dessus de la Gartempe. Deux parcs éoliens, l’un de 5 machines Eviag (12,5 MW), l’autre de 5 Fuhrländer (12,5 MW) ont été ouverts en 2009 pour l’allemand Volkswind.

À La Bussière, manoir du 17e s. avec village de vacances de 50 logements.

Béthines, sur le Salleron, marque une avancée du canton vers l’est, à 10 km ESE du chef-lieu; le bourg s’est développé autour de son église, en partie romane. De très belles maisons de traditions berrichonnes, rappelle la proximité de la commune avec la région voisine.

Le canton de Montmorillon : 336,36 km2. 8 communes.

Ce canton est limitrophe de la Haute-Vienne et entièrement traversé par la Gartempe.

Communes Population
Bourg-Archambault 192
Jouhet 508
Lathus-Saint-Rémy 1 202
Montmorillon 6 514
Moulismes 407
Pindray 256
Plaisance 160
Saulgé 965
Total 10 204

Sous-préfecture du département de la Vienne, au bord de la Gartempe à 51 km ESE de Poitiers. Centre du «  Pays d’art et d’histoire», Montmorillon possède un bel ensemble monumental, formé notamment de maisons anciennes, de l’église Notre-Dame, en partie romane, qui conserve dans sa crypte des peintures murales des environs de 1200, d’un ancien hôpital-monastère avec son originale chapelle de cimetière du 12e s. , dénommée l’Octogone. A l’écart de la ville, à Moussac-sur-Gartempe, une petite chapelle et une lanterne des morts rappelle l’origine ancienne du site.

Montmorillon est un gros centre de services ouvrant sur une étoile de routes, mais au sein d’une contrée de marches dépeuplée, parfois dénommée le pays de la « Grande Brande » dont elle tire une tradition de travail du bois. La ville offre un centre hospitalier, collèges public et privé, lycée général et lycée professionnel publics, lycée professionnel agricole avec centre de formation d’adultes, institut médico-éducatif; maison de retraite Orpea (70 sal.). Dans le tertiaire figurent les entrepôts Easydis du groupe Carrefour (200 sal.), les négoces de fournitures scolaires LPC (20 sal.), de matériel agricole AP (Alliance Passtorale, 30 sal.); transports SNTM (55 sal.) et autocars Martin (Pullman Montmorillonnais, 50 sal.); supermarchés Leclerc (60 sal.), Carrefour (30 sal.).

La grosse fabrique de meubles Domoform, qui avait 450 sal. en 2003 et qui est passée du groupe Ranger à l’italien Snaidero, a été fermée en 2008 avec 230 salariés. Restent les fabriques d’emballages plastiques Dodyplast (70 sal.), de matériels électriques ETC (60 sal.), d’escabeaux Escalux (50 sal.), d’appareils d’éclairage SFEL (20 sal.); biscuiterie Rannou-Métivier (45 sal.), abattoirs du Montmorillonnais (40 sal.); maçonnerie Saulge (25 sal.).

Au nord du canton, la chapelle funéraire de Jouhet du 15e s. avec ses peintures murales fait partie de l’itinéraire de la « Vallée des fresques »; le vieux moulin de la Roche en aval sur la Gartempe conserve un charme bucolique. La commune a gagné 60 hab. depuis 1999.

Le bourg de Pindray, construit à flanc de coteau offre une très belle vue sur la vallée. A mi-chemin de Montmorillon, au bord de la rivière, le château médiéval de Pruniers,  avec ses peintures murales civiles de la fin du Moyen Âge et son vieux pigeonnier de 1 024 boulins, rappelle le passé ancien de la commune.

Saulgé, au bord de la Gartempe rive gauche, était connu pour ses moulins à papier, tour à tour transformés en minoteries ou brasserie; ruines médiévales au sud-est du village, bois de l’Hospice à l’ouest, avec des étangs dont celui de Beaufour (27 ha), zone protégée Natura 2000. Saulgé a une population à peu près stable depuis 1950. A Juillé, l’Ecomusée du Montmorillonnais, présente un beau parcours sur le monde rural montmorillonnais.

Plaisance qui possède un caveau mérovingien, s’étend au sud jusqu’au dolmen de la Pierre Levée, près de l’étang de la Pierre Folle. Son église romane, récemment restaurée, présente de très belles sculptures.

Château de Bourg-ArchambaultAu sud-est du canton, Bourg- Archambault, est marqué par la présence du château du 15e s., repris au 19e s. Les douves qui l’entourent et le châtelet d’entrée fortifié constituent l’image forte de la commune.

Lathus-Saint-Rémy, commune résultant d’une fusion en date de 1973. Elle offre le site des Portes d’Enfer où la Gartempe s’encaisse dans le granite en un site de rapides et de parois abruptes apprécié pour l’escalade et les sports nautiques : Centre Plein air (CPA); base de plein air et maison des jeunes et de la culture et le Centre Permanent d’Initiation à l’Environnement (CPIE) dans la vallée (60 salariés)  Dolmen et étangs à l’est de la commune. La population diminue, y compris après la fusion, mais le mouvement semble se ralentir.

 

Le canton de La trimouille : 315,67 km2. 8 communes.

Le canton compte 2984 hab. Il est limitrophe de l’Indre et de la Haute-Vienne et le plus oriental de toute la circonscription. Il se situe dans un espace de faible peuplement, aux paysages profondément modifiés où hier dominaient brandes et élevage des moutons. Quelques activités de confection subsistaient, mais ont fini par disparaître.

 

Communes Population
Brigueil-le-Chantre 504
Coulonges 259
Haims 231
Journet 378
Liglet 297
Saint-Léomer 178
Thollet 171
La Trimouille 966
Total 2 984

 

La Trimouille, chef-lieu du canton, se situe à  15 km de Montmorillon, sur la rive gauche de la Benaize. La commune s’est lentement dépeuplée au 20e siècle. Fermeture de l’atelier Aubade-Calida en 2006 entraînant le licenciement d’une cinquante d’employés. Musée associatif ]dans les anciens locaux de l’entreprise consacré aux collections, jouets anciens, biberons, phonographes. Vivarium de reptiles (l’Île au Serpent).

Le village de Journet est doté en son centre d’une lanterne des morts et la commune englobe le champ de tir de Montmorillon au cœur d’une zone d’étangs. Isolée au nord de la commune, l’église romane du prieuré de Villesalem (12e s.), récemment restaurée, relevait de l’abbaye de Fontevraud et conserve de très belles sculptures.

Brigueil-le-Chantre au bord de l’Asse, affluent de rive gauche de la Benaize, s’est développé sur le coteau autour de son église, en partie romane.

La commune se dépeuple lentement mais conserve encore des écoles et un ephad.

FOIRE DES HEROLLESLa commune de Coulonges, au bord de la Benaize, est surtout connue pour la foire mensuelle aux ovins et volailles des Hérolles, un hameau à 5 km au NNE du village, en limite du département de l’Indre. Le champ de foire est signalé par douze modelages d’animaux grandeur nature, en tôle d’acier thermolaquée, œuvres de Frédéric Laffont et Françoise Mayéras datés  de 2004.

La commune d’Usson-du-Poitou,  en bord de la Clouère, possède une jolie église romane, plusieurs châteaux et des étangs. La commune est animée par l’entreprise de carrières et transports Iribarren (35 et 45 sal.), l’atelier des sièges Duvivier (55 sal.). Elle comptait 2 600 hab. en 1895 mais sa population comme bien des communes rurales n’a cessé de diminuer depuis cette date. Elle semble s’être à peu près stabilisée aujourd’hui.

 

LE PAYS CHAUVINOIS

Le « Pays Chauvinois » est situé au Centre-Est du Département de la Vienne à 23 km de Poitiers et à 30 km de Châtellerault. Il compte 12798 habitants. Le canton quant à lui en compte  11 158.

Il comprend les 8 communes du Canton de Chauvigny, une commune du Canton de Pleumartin : La Puye.

 

Le canton de Chauvigny : 269,10 km2. 8 communes.

Communes Population
Chapelle-Viviers 443
Chauvigny et sa commune associée de Pouzioux 6 895
Fleix 149
Lauthiers 96
Leignes-sur-Fontaine 543
Paizay-le-Sec 432
Valdivienne 2 455
Sainte-Radégonde 145
Total 11 158

NB : la commune de Valvidienne rejoindra de la communauté de communes du pays Chauvinois en 2014.

Chauvigny est le chef-lieu de canton situé à 26 km à l’est de Poitiers sur la rive droite de la Vienne. La ville haute a gardé une partie de ses remparts et d’intéressants monuments: le donjon du 12e s. et les ruines de l’ancien château baronnial des évêques de Poitiers, le château d’Harcourt (13e-14e s.), assez bien conservé, le donjon du château de Gouzon et la tour de Flins, les vestiges du château de Montléon et l’ancienne collégiale romane des 11e-12e s. restaurée au 19e. Chauvigny est ainsi classée «ville d’art».

C’est aussi une ville active dans le couloir de la Vienne, à la croisée de la N 151 de Poitiers au Berry; aérodrome de loisirs au nord de la ville (code LFDW) avec aéroclub et piste gazonnée de 740 m, collège public, institut rural (IREO), musée d’ethnologie et d’archéologie, espace d’archéologie industrielle au donjon de Gouzon, spectacles de fauconnerie dans les ruines de la ville haute, vélorail sur l’ancienne voie ferrée vers Poitiers.  Maison de retraite (Émeraudes, 30 sal.).

L’activité industrielle est dominée par la fabrique de porcelaine Apilco (A. Pillivuyt & Co), groupe Deshoulières (250 sal.), installée depuis 1826, mais rachetée en 2004 par le russe Tsvetkov (banque Nikoil); Formes et Outillages (45 sal.), boulangerie (Les Talmeuliers, 25 sal.); négoce de matériaux VM (20 sal.); travaux publics Sacer (Bonnefoy-Palmer, 50 sal.) et constructions Boutillet (200 sal.), carrières de pierre de qualité (Rocamat, 40 sal.). Chauvigny a deux zones d’activité, avec téléport; supermarché Carrefour (30 sal.); publicité VPS-Châtellerault Diffusion (35 sal.).

La commune englobe à l’est la forêt domaniale de Mareuil, tandis que la grotte de Gioux est au sud. Chauvigny a absorbé en 1973 Pouzioux, dont le village est à plus de 7 km. La ville est le siège de la communauté de communes du pays Chauvinois.

Au sud, Valdivienne est une création récente.Son nom est une assez heureuse contraction de Val, Dive et Vienne. Elle a été formée en 1969 par la fusion des communes de Saint-Martin-de-Rivière et Salles-en-Toulon, au bord de la Vienne, et Morthemer dans la vallée encaissée de son affluent la Dive au sud-ouest. S’y est rattachée en 1974, la Chapelle-Mortemer. La population a peu varié ensuite, augmentant toutefois de 180 hab. entre 1999 et 2008. Aussi l’habitat est-il très dispersé, de part et d’autre de la vallée de la Vienne. Fabrique de mobilier de bureau Buroform (140 sal.).

Paizay-le-Sec et Leignes-sur-Fontaine sont les principales communes de l’est du canton. Elles ont plusieurs châteaux des 15e au 18e s. dont celui de Vaucour à Leignes, où l’église est classée.

Sainte-Radégonde est une petite commune au nord-est de Chauvigny dont le village est à la limite du canton. Fabrique de composants de bobines électriques Acime (30 sal.).

 

La Puye : 23,57 km2. 581 hab. Appartient au canton de Pleumartin.

La Puye possède un patrimoine historique allant de la préhistoire à l’histoire récente en passant par des ouvrages du Moyen-âge ainsi qu’un monastère Fontevriste tenu par les Filles de la croix. Il partage avec Archigny quelques installations de la Ligne acadienne. La population communale se stabilise.

Cette commune a su mettre en valeur un patrimoine naturel qui comporte de nombreuses fontaines et deux étangs (dont un de 25 ha) aménagés en zone de loisirs avec baignade et pêche.


LE  PAYS CHATELLERAUDAIS : CANTON DE VOUNEUIL-SUR-VIENNE

La particularité du Pays châtelleraudais est de réunir des communes rurales et des communes urbaines industrialisées. Ainsi le canton  de Vouneuil-sur-Vienne, situé au sein de  ce territoire.

 

Le canton de Vouneuil-sur Vienne : 216,94 km2 . 8 communes .

Situé sur la rive gauche de la Vienne à 12 km au sud de Châtellerault et à 29 km au NE de Poitiers.

C’est dans ce canton qu’est situé le petit hameau avec le château de Moussé-la-Bataille, au-dessus du Clain et près du Vieux-Poitiers, lieu supposé de la fameuse bataille de 732 par laquelle Charles Martel arrêta la progression des troupes arabes.

Au sein de la forêt de Moulière, la réserve naturelle du Pinail est formée de centaines de mares sur d’anciennes carrières de pierre meulière dans un environnement de landes (145 ha).

Communes Population
Archigny 1024
Availles-en-Chatellerault 1499
Beaumont 1726
Bellefonds 233
Bonneuil-Matours 1963
Cenon-sur-Vienne 1822
Monthoiron 638
Vouneuil-sur-Vienne 1910
Total 10815

Vouneuil-sur-Vienne, chef-lieu de canton, se situe à 12 km au sud de Chatellerault et à 29 km au NE de Poitiers, sur la rive gauche de la Vienne. Elle a un collège public et un village de vacances, une maison de retraite (20 sal.).  

A Archigny  une ferme-musée est établie dans un terroir où furent accueillis des Acadiens de retour du Canada en 1755 (ferme des Huit Maisons, hameau de la Ligne acadienne), près de l’ancienne abbaye cistercienne de l’Étoile (1117), dont il reste une belle salle capitulaire gothique et des éléments du 12e au 17e s. La Ligne acadienne est un alignement de 58 maisons construites en 1773-1774 dont il ne reste que 38. Contrairement aux communes de la vallée de la Vienne, Archigny a perdu de nombreux habitants récemment mais elle en a repris une cinquantaine après 1999.

Availles-en-Châtellerault, 6 km NNE de Vouneuil, a un parc de loisirs et une zone d’activités avec une fabrique de filtres pour la chimie (Johnson, 140 sal.); travaux publics STPG (25 sal.); la commune a plus que doublé sa population depuis 1950 et gagné 330 hab. de plus depuis 1999.

Beaumont forme à l’ouest une commune un peu à part, au-delà de la vallée du Clain à 12 km SO de Châtellerault, entre l’autoroute d’Aquitaine et la N 10 flanquée de la voie ferrée (gare). Le village est jugé pittoresque et fait partie des «petites cités de caractère»; église romane, ruines de château féodal avec donjon et tour de guet; au nord de la commune, ruines du château du Rouhet (15e-18e s.) et château de Baudiment du 16e s. restauré au 19e. Beaumont a une Papeterie du Poitou (65 sal.) et une entreprise de surveillance (Securit Dog Man, 50 sal.).

Bonneuil-Matours, 5 km SSE du chef-lieu sur la rive droite de la Vienne. Musée consacré à l’écrivain Maurice Fombeure (1906-1981) et une entreprise de menuiserie de bois PLF (Poutres et Lambris de France, 80 sal.). La forêt domaniale de Moulière s’étend à l’ouest et le bois de Maujean au nord-est de la commune. Sa population ne cesse de croître depuis les années 1990.

Au nord, la commune de Cenon-sur-Vienne relève de la banlieue de Châtellerault puisque située 4 km au sud de cette ville à la pointe de confluence de la Vienne et du Clain.

Monthoiron, 6 km à l’est du chef-lieu de l’autre côté du bois de Chitré, s’orne d’un château (15ee-16e s.) dans la vallée de l’Ozon. Les maisons bordent les deux rivières. La commune accueille la grosse usine de matériel de levage Fenwick-Linde (540 sal.) et quelques petites entreprises de négoce et de bâtiment; fournitures de boulangerie Legeay (25 sal.).

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