Augmentation du pouvoir d’achat : les Français peuvent toujours croire au Père Noël

Mardi prochain, à l’Assemblée nationale, le Gouvernement présentera – une nouvelle fois en urgence – un projet de loi sur le pouvoir d’achat. Ce projet de loi reprend les annonces du Président de la République faites lors de son intervention télévisée du 29 novembre dernier.


Prendre aux pauvres pour donner aux riches !
Le choc de confiance annoncé cet été s’est transformé en coup de poing pour ceux qui ne bénéficient pas du bouclier fiscal. Un grand bouclier pour un petit nombre de contribuables, pas de protection, mais au contraire, un pouvoir d’achat en berne pour le plus grand nombre de Françaises et de Français.
Dans la balance, pas un centime de revalorisation du SMIC, les pensions de retraite… et une trop petite augmentation pour la prime pour l’emploi, l’allocation de rentrée scolaire et les allocations familiales qui ne compensent pas la hausse des prix constatée et prévisible ! Le Président de la République n’incite pas les entreprises à augmenter les salaires, il soumet les salariés à d’hypothétiques heures supplémentaires qui ne sont pas du pouvoir de décision des employés. Pensons aussi au très grand nombre de travailleurs à temps partiel, tout simplement oubliés du dispositif !
Alors que les Français doivent faire face à la hausse des prix sur tous les produits et services nécessaires à  leur vie quotidienne : produits alimentaires, carburants pour le transport et le chauffage, loyer… dès le 1er janvier, pour affaiblir les plus fragiles, les malades seront taxés à chaque achat de médicament, à chaque acte paramédical… 800 000 personnes âgées modestes devront faire face à la redevance audiovisuelle dont elles étaient exonérées. Et l’année n’est pas finie.


De l’effet d’annonce à la réalité
« Cette loi permettra une augmentation rapide du pouvoir d’achat ». En réalité soumise à une discussion lors d’un agenda social programmé en 2008…
« Tout le monde sera concerné par l’augmentation des revenus ». Sauf les retraités, les salariés non soumis aux 35 heures, les temps partiels non annualisés, les chômeurs…
« C’est en dérogeant aux 35 heures qu’il y aura augmentation des salaires… les 35 heures sont responsables de tous les maux ». Sauf que la droite depuis 2002 accuse, mais ne réforme pas les 35 heures. Elle modifie à la marge ce qu’elle présente comme un épouvantail. Travailler plus à toujours permis de gagner plus. En effet, les mesures proposées n’augmentent pas les salaires (directement). Elles autorisent uniquement le dépassement de la durée de travail au-delà de l’actuelle durée légale.
« C’est en se faisant payer les RTT qu’il y aura augmentation ». C’est déjà dans la loi de 2005, et c’est très peu appliqué !
« Le travail dominical payé double » soit disant basé sur le volontariat… Alors que ce choix appartient aux employeurs et qu’il peut devenir un moyen de pression supplémentaire sur les salariés s’exerçant principalement sur les emplois féminins liés à la vente.Avec mes collègues du Groupe socialiste, nous resterons vigilants, mobilisés, combatifs sur ces mesures qui, depuis 6 mois, démantèlent notre pacte économique et social sur le dos des Français.

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