Adoption de la loi asile

droit-d-asileAdoption de la loi asile : une étape importante vers un accueil plus digne et respectueux des demandeurs.

L’Assemblée nationale a adopté en première lecture la réforme du droit d’asile ce mardi 16 décembre 2014 par 324 contre 188. C’est un texte qui fait honneur à la France parce qu’il vise à remettre de l’ordre dans une procédure qui est sacrée dans notre République.

L’asile n’est ni une générosité, ni l’expression de la mauvaise conscience d’un pays riche à l’égard des misères du monde. C’est un droit qui nous oblige car il est l’incarnation même de ce que nous sommes, une République protectrice des droits de l’Homme et fière des valeurs qu’elle porte.

Nous ne pouvons pas laisser ce droit se détériorer. Depuis 2007, les situations dramatiques en Syrie, en Lybie, plus récemment en Ukraine… ont provoqué une explosion du nombre de demandes d’asile et la droite n’a pas donné à la France les moyens de répondre à cet afflux de réfugiés. Entre 2007 et 2012, les effectifs de l’OFPRA (office de protection des réfugiés et des apatrides) ont été sacrifiés sur l’autel de la RGPP. Moins de fonctionnaires pour traiter les demandes d’asile, ce sont des délais de traitement des dossiers qui s’allongent (19 mois en moyenne). Par ailleurs, la droite n’a créé aucune place en centre d’accueil. Au lieu de cela, elle a préféré recourir à la solution court-termiste de l’hébergement en hôtel, ce qui représente un coût exorbitant pour nos finances publiques.

Depuis 2012, la gauche essaie de redresser la barre. 65 postes supplémentaires ont été ouverts à l’OFPRA et 4000 places en centre d’accueil de demandeurs d’asile ont été créées.

Le projet de loi adopté représente un nouveau progrès. Il s’articule autour de 3 points principaux :

– la garantie pour le demandeur d’asile de pouvoir être assisté par un avocat ou un représentant d’association dans ses démarches auprès de l’OFPRA

– l’instauration d’une procédure accélérée pour traiter plus rapidement les dossiers manifestement fondés, mais écarter aussi plus vite les demandes abusives.

– une amélioration de l’accueil avec l’instauration de l’hébergement directif. Le demandeur d’asile pourra être hébergé dans une autre région que celle où il a déposé sa demande, ceci afin de désengorger les centres d’accueil des régions parisiennes et lyonnaises.

La réforme du droit d’asile doit nous conduire à diminuer par 2 les délais de traitement des demandes, tout en garantissant le respect des droits et des conditions de vie décentes aux personnes concernées. C’était un engagement du Président de la République et le gouvernement veillera à le faire respecter.

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