Crise de l’élevage : échange constructif entre parlementaires, acteurs économiques et syndicats professionnels

elevage bovin - CopieTrès loin des postures populistes et poujadistes d’un Christian JACOB dont le discours discrédite son passé de président des jeunes agriculteurs, le débat de mercredi soir en Commission des Affaires économiques était d’un tout autre niveau. Syndicats agricoles interprofessions, représentants du commerce et de la distribution, parlementaires étaient réunis autour du Ministre de l’Agriculture pour poser les questions qui nous concernent tous.

En effet, la crise de l’élevage est bien l’affaire de tous : distributeurs, abatteurs, intermédiaires et consommateurs. Ce n’est pas une question politicienne avec des postures qui conduisent certains sur les barrages… les mêmes qui votent la loi sur la modernisation de l’économie en libéralisant l’ouverture des grandes surfaces et en négociant la fin des quotas laitiers ! Sans oublier le maintien des règles de répartition des aides de la PAC, qui ont trop longtemps creusé les écarts entre céréaliers et éleveurs. Sans parler de la dérégulation des marchés engagée à l’échelle européenne sous présidence français avec Bruno Lemaire, comme secrétaire d’État aux Affaires européennes !

A court terme, les mesures annoncées sont indispensables. Ne l’oublions pas, l’élevage, c’est aussi 800 000 emplois !

A moyen et long terme, trois grands chantiers nous attendent :

  • La restructuration de la dette des exploitations,
  • la contractualisation qui est un chantier qu’il faut envisager sur l’ensemble de la chaîne, de la production à la distribution,
  • et le poids des normes et de la réglementation qu’il ne faut pas sur transposer.

Mais c’est bien une crise structurelle qui se cache en fait, sous des aspects conjoncturels. Et lorsqu’on sait que dans les 10 ans qui viennent, ce sont 50 % des agriculteurs qui partiront en retraite, il y a de vraies interrogations à avoir sur le renouvellement des générations et l’aménagement du territoire.

S’agissant plus particulièrement de l’élevage bovin, trois sujets attendent des réponses qu’il faut collectivement trouver :

La distribution, la restauration collective et l’exportation.

En matière laitière, la fin des quotas nous renvoie inévitablement vers l’intervention à l’échelle européenne, sauf à courir à la catastrophe.

Enfin, tous sont tombés d’accord pour reconnaître que la compétitivité de l’élevage est affectée par le retard dans la restructuration de nos outils d’abattage, par les contraintes pesant sur les outils de production et par la désorganisation de la mise en marché.

Sur ce dernier point, seule une contractualisation qui engagera tous les acteurs, producteurs, abatteurs, transformateurs et distributeurs, aura de sens pour l’avenir.

C’est le travail auquel va s’atteler une mission d’information créée pour la circonstance par la Commission des Affaires économiques.

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