L’armée française au service de la sécurité nationale et Collective

Reconnue et admirée par ses alliées et partenaires, crainte par ses adversaires, l’armée française concourt, de par ses opérations intérieures et extérieures, au poids de la France sur la scène internationale. Elle permet ainsi à notre pays, membre fondateur de l’ONU et de l’OTAN, pays des droits de l’Homme, de prendre ses responsabilités en matière de sécurité nationale et collective et ainsi de continuer à faire entendre sa voix dans un monde multipolaire, aussi complexe qu’interconnecté.

Déclaration du Gouvernement sur l’ensemble des opérations extérieures suivie d’un débat en vertu de l’article 50-1 de la Constitution

La protection permanente du territoire national

Les armées contribuent quotidiennement à la protection de la population, ainsi qu’à la défense des intérêts de sécurité de la Nation contre les menaces et les risques susceptibles de la mettre en péril.

  • Posture permanente de sûreté aérienne

L’armée de l’air dispose de centres de détection et de contrôle aérien militaire ainsi que du centre national des opérations aériennes (situé à Lyon) pour exercer la souveraineté de l’espace aérien français. Quatre permanences opérationnelles d’avions de défense aérienne et quatre d’hélicoptères complètent ce dispositif. Au cours de l’année 2015, 214 décollages ont été effectués sur alerte, dont 76 pour des pénétrations de zones interdites. Ainsi, le 28 janvier 2015, mais aussi les 27 février et 22 septembre 2016, ont été interceptés des bombardiers stratégiques russes détectés par le réseau d’alerte OTAN.

  • Posture permanente de sauvegarde maritime

Outre ses engagements quotidiens en métropole et en outre-mer dans le cadre de la protection permanente des sites stratégiques, la marine mobilise tous les jours plus de 1400 marins pour la sûreté des approches maritimes de notre territoire (renseignement, surveillance et intervention dans les approches, contre-terrorisme maritime, lutte contre les engins explosifs). Ainsi, en 2015, la Marine aura notamment procédé au contrôle de 3 219 navires en haute mer, à la saisie et la destruction de près de 4,4 tonnes de stupéfiants, ainsi qu’à la neutralisation de 2 847 engins explosifs.

  • Posture de protection terrestre

Dans le domaine terrestre, 10 000 soldats sont déployés depuis le 12 janvier 2015 au sein de l’opération Sentinelle agissent aux côtés des forces de sécurité intérieure dans le cadre de réquisitions préfectorales sur les sept zones de défense de la métropole ainsi qu’outre-mer.

L’opération Barkhane dans la bande sahélo-saharienne

L’opération Barkhane, créée le 1er août 2014 par la fusion des opérations Serval et Epervier, s’inscrit dans une logique de régionalisation et de coopération avec cinq pays de la bande sahélo-saharienne (Mauritanie, Mali, Burkina-Faso, Niger et Tchad – dits « G5 Sahel ») et s’étend ainsi sur un vaste théâtre.

Avec près de 3 500 militaires engagés, il s’agit de la plus importante des opérations extérieures menées par les forces armées françaises, qui en exercent le commandement. Les militaires français sont aussi engagés au sein des opérations multinationales MINUSMA (sous l’égide de l’ONU) et EUTM (mission de formation de l’Union européenne)

L’opération Barkhane vise deux objectifs :

  • Appuyer les forces armées des pays partenaires dans leurs actions de lutte contre les groupes armées terroristes ;
  • Contribuer à empêcher la reconstitution de sanctuaires terroristes dans la région afin que cette lutte puisse être prise en compte par les forces locales. La fin de la saison des pluies en octobre 2016 correspondra une montée en gamme progressive de la force, reposant sur 3 piliers : la mobilité (liée à la météo favorable), la modernisation de moyens (arrivée de Tigre, Caïman, Reaper), et l’efficacité des appuis (Caesar, Tigre, Mirage).

 Par ailleurs, même si Barkhane ne lutte pas directement contre Boko Haram, la France soutient toutefois ses partenaires dans le cadre de leur lutte contre la secte terroriste.

 

L’opération Chammal au Levant

Lancée le 19 septembre 2014, Chammal est une opération conduite par les armées françaises en coordination avec leurs alliés présents au Levant agissant au sein de la coalition lnherent Resolve. Elle est destinée à affaiblir Daech et à mettre l’organisation terroriste islamiste à la portée de forces de sécurité locales.

L’engagement français est initialement réalisé à la demande du gouvernement de l’Irak, puis dans le cadre des décisions du Conseil de sécurité des Nations Unies (résolution 2170 du 15 août 2015). Nos opérations se sont progressivement étendues au territoire syrien depuis septembre 2015 pour pouvoir frapper l’organisation terroriste dans son sanctuaire – opérations qui se sont intensifiées depuis les attentats de novembre 2015.

L’engagement français, qui mobilise en moyenne  1400 militaires, revêt deux aspects :

  • Une véritable campagne aérienne pour renseigner sur l’ennemi et le frapper du plus près des lignes de front jusqu’au cœur des territoires qu’il contrôle.
  • La participation aux programmes de régénération des forces de sécurité irakiennes conduits  par la coalition.

Ainsi, en 2015, les forces locales ont repris l’offensive et obligé l’ennemi à reculer : Daech a perdu environ 13 000 km2 sur les 90 000 occupés initialement et les frappes soutenues contre sa production pétrolière ont fragilisé son assise financière.

Depuis septembre 2016, un détachement de l’armée de Terre d’environ 150 soldats ( Task Force Wagram) mettent en œuvre 4 pièces d’artillerie CAESAR (Camion équipé d’un système d’artillerie) depuis la base de Qayyarah, située au sud de Mossoul afin d’empêcher Daech de positionner des pièces d’artillerie d’une part, et entraver la liberté de manœuvre de l’ennemi en empêchant sa progression d’autre part.

L’engagement en Méditerranée et au Liban

 Le développement des crises au Levant et en Libye s’est traduit par le déploiement de moyens, notamment de renseignement, en Méditerranée centrale et occidentale pour conserver des capacités de réaction rapide et d’appréciation autonome de situation. En 2015, ces engagements ont représenté près de 1 00 jours de mission, tous moyens confondus.

Au Liban, la France fournit une force réserve de 855 militaires au profit du commandant de la FINUL, déployée dans le cadre de la résolution 1701 des Nations Unies du 11 août 2006 (renouvelée chaque année). Il s’agit notamment de contrôler la cessation d’hostilité, d’accompagner et d’appuyer les forces armées libanaises dans le sud du pays, d’aider à assurer un accès humanitaire aux populations civiles et d’aider, sur sa demande, le gouvernement libanais à sécuriser ses frontières et les autres points d’entrée sur le territoire.

L’empêchement d’un désastre humanitaire en Centrafrique grâce à Sangaris

La force Sangaris, en intervenant en République centrafricaine en décembre 2013, a mis fin à un cycle d’exactions et a empêché un désastre humanitaire dans un contexte pré-génocidaire. Aujourd’hui, les améliorations constatées dans les domaines politiques, économiques et sécuritaires, ainsi que l’autonomie acquise par la force onusienne (MINUSCA) permette de poursuivre la réduction progressive du dispositif de Sangaris. De 1300 militaires déployés en 2015, la force est passée en juin 2016 à 350 militaires avant sa fermeture en fin d’année, conformément aux engagements du Président de la République.

Mesures de réassurance à l’est de l’Europe

Depuis le début de la crise, la France déploie un large éventail de capacités dans la zone d’intérêt de l’Ukraine pour réassurer ses partenaires d’Europe centrale et de l’Est. Sont notamment effectuées des missions aériennes régulières pour renforcer la surveillance des espaces aériens de » l’Europe de l’Est, aux côtés des autres aéronefs de l’Alliance (opération de police du ciel Ba/tic Air Policing). Le rythme de ces missions a été progressivement diminué pour permettre de faire face aux autres engagements opérationnels des forces françaises et est désormais ramené à un vol mensuel.

La liste des interventions de l’armée française ne s’arrête pas là : on peut notamment citer sa participation à de multiples opérations de l’ONU, de l’OTAN ou encore de l’UE, mais aussi sa lutte contre le piratage dans le Golfe du Guinée (opération Corymbe), contre l’orpaillage illégal en Guyane (opération Harpie) ou contre les feux de forêt en métropole (plan Héphaïstos).

 

 

Chiffres clés

En 2016, plus de 30 000 qui sont militaires en moyenne chaque jour hors métropole dont 6 500 en OPEX

1 000 militaires de l’armée de l’air dédiés aux opérations de sûreté aérienne

1 400 marins mobilisés quotidiennement pour la sûreté des approches du territoire 10 000 militaires déployés dans le cadre de l’opération Sentinelle

Plus de 3 000 militaires déployés dans la bande sahélo-saharienne

Près de 3 500 personnels mobilisés dans le cadre de l’opération Chammal

 

Proposition de lecture ...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Contactez votre Député

à la permanence parlementaire à Gençay