La gendarmerie nationale au cœur de la démocratie

Après une semaine qui aura bouleversé tout le pays, au-delà d’un nouvel acte de terrorisme aussi aveugle qu’inqualifiable, qui aura laissé des familles à jamais dans la souffrance et tout un village traumatisé, nous reviendra longtemps le nom d’un homme, le Colonel Beltrame.

C’était un gendarme, membre d’une institution qui impose le respect. L’acte dont il a été l’auteur est au sommet de la pyramide des valeurs qui l’animent.

J’ai découvert la gendarmerie dans mes premières fonctions électives, maire d’un petit village. J’y ai rencontré la proximité qu’elle entretient avec les élus et la population.

Je garde le souvenir d’échanges autour d’un café tous les mardis matin avec le personnel enseignant et la brigade en patrouille.

J’ai aussi souvenir de rencontres fortuites au sortir tardif d’un conseil municipal, avec la même brigade, toujours discrète mais bien présente et rassurante.

Plus tard devenu parlementaire, j’ai croisé les gendarmes à l’Assemblée où ils assurent une garde rapprochée depuis les attentats ; également dans mes déplacements à l’étranger.

Dans notre ambassade, ils étaient bien sûr en première ligne lors du récent attentat de Ouagadougou où je devais me rendre deux jours plus tard. Ils sont dans ces lieux des cibles choisies, les premiers remparts de la protection de nos intérêts et du symbole de notre présence à l’étranger.

Rappelons aussi leur rôle de formateurs des forces de sécurité dans des pays en guerre dont il faut reconstruire les troupes pour soutenir la démocratie renaissante.

J’ai pu aussi apprécier leur humanité à Mayotte où ils interceptent, ou plutôt portent secours à des personnes hagardes, sur des bateaux de fortune. Ils arrêtent les passeurs, renvoient après soins les adultes, recueillent les mineurs, permettent aux malades d’être soignés. Une tâche à laquelle ils ne sont pas préparés mais qu’ils exercent avec dignité.

Tout cela est inscrit dans leur charte, que j’ai relue, et à laquelle je vous renvoie.

Cette charte traduit le socle commun de valeurs que s’impose chaque gendarme. Elle constitue le complément, à la fois juridique et éthique, à la loi du 3 août 2009 qui réaffirme le statut de force armée à la gendarmerie, tout en la plaçant sous les attributions du ministère de l’Intérieur.

Si j’ai souvenir des appréhensions exprimées à l’époque, je puis, avec le recul, témoigner que la gendarmerie a su garder ce qui en fait sa spécificité et force le respect.

Le geste du Colonel Beltrame nous le rappelle. Il a donné sa vie pour en sauver une autre, et à travers lui, c’est à toute la gendarmerie que je veux ici rendre hommage.

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2 commentaires

  1. nous sommes très fiers de son courage c’était un homme de cœur et très investi dans son service honneur a la France et tous ces hommes sur le terrain courage a la famille respect .

  2. Je m’associe sans réserve aucune à l’hommage dû au Colonel Arnaud BELTRAME ainsi qu’au corps de métier auquel il appartenait , tout en soulignant que l’intéressé a plus agi en tant qu’ HOMME qu’en qualité de militaire , ce qui ajoute à sa gloire et à son comportement . Tout citoyen sous l’uniforme , qu’il soit de métier ou appelé par suite d’évènements l’y ayant placé doit assumer la défense de la Patrie . Arnaud BELTRAME a ajouté une dimension supplémentaire sans aucun doute due à son sens de l’Humain .

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