La semaine des Droits de l’homme

L’actualité et l’Histoire se retrouvent souvent pour s’examiner mutuellement avec ironie.

Cette semaine, nous célébrions l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée par les Nations unies, le 10 décembre 1948.

Cette déclaration n’a malheureusement pas vieilli.

Elle sert de base à la résolution des conflits dans le monde et à la protection de ceux qui luttent contre le terrorisme, contre les discriminations, contre toutes sortes d’atteinte aux libertés. Elle célèbre les résistants.

La Déclaration universelle des droits de l’homme fournit également les orientations nécessaires pour la résolution de ces crises, grâce au respect et à la protection, notamment, du droit de manifester, du droit à la liberté d’expression, du droit à une égale protection de la loi, du droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne, du droit à l’éducation, aux soins de santé, à l’alimentation, au logement et à la sécurité sociale, de l’égalité entre les femmes, les hommes et les autres, du droit d’être libre de toute forme de discrimination, du droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, du droit à un procès équitable et du droit de ne pas être torturé, arrêté ou détenu de façon illégale ou arbitraire.

Elle a permis de nombreuses avancées et progrès en termes de garantie de protection des droits de l’homme.
La lutte contre la peine de mort est devenue universelle, avec plus de 100 pays qui ont adopté un moratoire sur la peine capitale, dans le monde.
La justice internationale a prospéré, adressant un message démocratique de vigilance et de fermeté face aux sentiments d’impunité de certains dirigeants politiques. La création de la Cour pénale internationale en est une illustration, même si des pays refusent encore d’en reconnaître sa légitimité.

Célébrer cette semaine la défense des droits de l’homme donne un écho particulier à l’actualité. Les principes sont affirmés. Leur application est un combat quotidien. Ce combat pour l’humanité et pour la liberté de chacun n’est pas terminé et reste une quête permanente.

Nous pensons à ces milliers d’enfants syriens qui vivent dans un pays où le terrorisme et la violence l’emportent sur l’éducation et la tolérance.

Nous pensons aux démocrates turcs qui résistent silencieusement dans leur pays contre un régime autoritaire qui provoque, humilie, insulte, et qui s’arrange avec la liberté des femmes et des hommes.

Nous pensons à ces femmes saoudiennes auxquelles l’on promet la liberté et qui subissent encore aujourd’hui des pressions indignes d’un État reconnu par la communauté internationale.

Nous pensons à ces peuples de pays démocratiques qui, au nom de la sécurité, se laissent gangrener par les esprits liberticides qui peu à peu s’affranchissent des règles élémentaires des droits de l’homme.

La France n’est pas exempte de ces reproches, préférant répondre aux citoyens par des pulsions sécuritaires au lieu de réaffirmer son exigence de liberté. Les lois sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme, asile et immigration, ou anticasseurs sont des modèles du genre.

Enfin, nous pensons à tous ceux, bénévoles, qui chaque jour en France tendent la main aux plus démunis pour préserver leur dignité.

Les droits de l’homme sont partout. Ils doivent le rester. Il est, de prime abord, plus facile de s’en passer. Il est intolérable de ne pas résister.

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