Hommage à Jean-Marie Rousse

Jean-Marie,

Nous devions nous revoir à mon retour de vacances pour passer un moment ensemble comme nous le faisions fréquemment.

Un moment de convivialité, mais aussi un temps un peu politique parce que nous nous rejoignons souvent sur les mêmes espérances, les mêmes emportements ou les mêmes déceptions. Mais je veux avant tout garder les moments forts, comme celui partagé ici même avec Christiane Taubira, alors Garde des Sceaux qui ne voulait rien manquer de l’abbaye. Tu lui avais alors servi de guide précieux, démontrant toute ton admiration pour ces lieux et ta volonté d’inscrire ta mission dans les pas de Prosper Mérimée.

Lui, les avait sauvés ces lieux d’un sort funeste, toi tu as poursuivi l’œuvre entreprise aux côtés de Michel Brouard. Tu t’es voulu en bâtisseur d’avenir.

Tu as voulu que ce patrimoine soit précipité plus encore dans le temps. Et la rénovation du logis abbatial restera à jamais la pierre que tu auras posée sur l’édifice de l’histoire.

Ta détermination a été plus forte que tes détracteurs sans autre ambition que de nuire. Tu as renversé toutes les résistances pour aller à l’essentiel.

Tout cela nous te le devons, et forcément qu’à l’instant de franchir officiellement la porte du logis auraient été alors anéanties toutes les forces contraires que tu as su repousser.

Mais je le sais, il te restait bien des choses à faire encore pour que le clocher de cette abbaye s’élève encore plus haut. Tu y serais parvenu tant ta détermination était grande.

Quelqu’un m’a dit : « n’ayez pas peur que votre vie s’arrête, craignez plutôt qu’elle ne commence jamais ». Manifestement, Jean-Marie, tu l’avais compris, mais nous le savons aussi, la vie est un flambeau toujours prêt à s’éteindre.

Si celui-ci s’est brutalement éteint, nous privant de toi, il restera toujours une lueur pour nous rappeler combien ton visage et ta propre histoire auront profondément marqué ce village.

A nous, tu manques déjà. Aux tiens, tu manqueras toujours, mais ils pourront être à jamais fiers de te ressembler.

Adieu Jean-Marie, adieu l’ami.

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