Nous avons largué les amarres avec le réel

La période que nous vivons depuis les premières mesures de confinement ne cesse de nous livrer chaque jour son lot de peurs et de contradictions. A chaque annonce d’une nouvelle conférence de presse du Ministre de la Santé, du premier Ministre ou du président de la République, les français sont de plus en plus pris d’angoisse rentrée, transformée aujourd’hui en maladie chronique.

Nous passons de l’orange au rouge, du rouge au rouge écarlate. Nous allons de l’alerte simple à l’alerte renforcée.

Protégez-vous des autres, protégez-vous vous-mêmes sinon c’est le regard de l’autre qui devient accusateur !

Rompez les liens avec les autres, avec vos proches surtout s’ils sont âgés ! Comment les grands-parents peuvent-ils être ainsi écartés de toute vie sociale alors qu’aujourd’hui quatre générations peuvent être présentes dans une même famille ? Hier, nous vivions tous sous le même toit pour protéger nos anciens, aujourd’hui ils s’en sont éloignés et, en plus, il faudrait les garder à distance !

Rompre les liens entre générations serait devenue une thérapie clinique ! Qui a bien pu imaginer une telle solution ?

Les scientifiques qui s’opposent sur les plateaux-télé au lieu de confronter leurs études en laboratoires ou au travers de revues scientifiques ? Le Ministre de la Santé parce qu’il est lui-même un professionnel de santé et qu’il s’appuie sur un Conseil scientifique constitué de manière … peu scientifique ?

Sans vouloir tomber dans la « théorie du complot », j’ai la fâcheuse impression que l’on attend le vaccin qui rassurera tout le monde, à défaut d’être le médicament miracle. Et nous savons déjà que ce sont les laboratoires pharmaceutiques qui sortiront gagnants de cet épisode.

Si les controverses ont toujours fait progresser la science, celles qui se déroulent au quotidien sous nos yeux ne sont qu’anxiogènes et manipulatrices. C’est l’illusion du savoir qui semble aujourd’hui tout guider, la peur qui fait tout accepter.

En matière de santé aussi, la mondialisation a créé une idéologie sans frontière. On ne sera pas étonné dès lors, qu’à l’exemple de l’hôpital où la technocratie et l’argent ont pris le pas sur les soignants et les patients, la peur que l’on manque de moyens pour soigner fasse accepter les mesures de restrictions de toute vie sociale, les plus dures.

Je m’interroge avec d’autres, médecins ou collègues parlementaires, parfois eux-mêmes médecins : pourquoi ne laisse-t-on pas les soignants soigner depuis le début de cette pandémie ?

Pourquoi la chloroquine, médicament en vente libre dans les pharmacies jusqu’au 15 janvier a-t-elle été retirée de la vente, alors même qu’on ne savait rien de précis sur ce virus ?

Pourquoi d’autres (des pays pauvres notamment) qui n’avaient que cela à disposition en ont fait leur premier traitement avec les résultats que l’on sait ?

Pourquoi la Grèce, qui n’est pas un pays pauvre, l’a-t-elle très vite adopté et a aujourd’hui le nombre de décès le plus faible en Europe ?  Si ce médicament n’est pas le produit miracle, il constitue avec d’autres, un élément de la chaîne des soins selon le stade avancé de la maladie et de ses manifestations. C’est aujourd’hui clairement prouvé.

Au lieu de tout cela, le Gouvernement s’est drapé de mesures autant sécuritaires que sanitaires. On assiste à une instrumentalisation politique de la crise sanitaire, qui cache en réalité la faiblesse de notre système de santé, performant sous certains aspects, mais indigent sous d’autres (manque de personnel, faible rémunération des soignants du quotidien, inégale répartition des soins sur le territoire, …).

Cette instrumentalisation a aussi des conséquences sur nos libertés publiques, que les français seraient prêts à sacrifier pour se protéger.

Mais que restera-t-il de la liberté, quand il faudra se protéger de soi-même ? Oui, vraiment nous avons largué les amarres avec le réel.

Et si c’était l’immunité collective qui nous sortirait de cette impasse ? Ce serait aussi l’occasion d’y retrouver sa propre liberté qu’on est par ailleurs en train de nous confisquer.

Certes, la situation n’est pas facile à gérer, mais il aurait été possible de faire autrement.

  1. Expliquer la situation plutôt que d’affoler les citoyens.

Quand on ne sait pas, on le dit.

Quand on manque de moyens, on le dit aussi.

2. Faire des citoyens, des partenaires responsables à leur niveau de la lutte contre la pandémie, au lieu de les infantiliser, de leur donner des ordres peu compréhensibles et de les punir à tout va.

Voilà, j’avais envie de pousser un cri de colère face à ce que nous sommes en train de vivre et veux aussi par ce billet (d’humeur), m’immiscer dans le débat comme citoyen et homme politique responsable, tout en ayant conscience de le prolonger à mon tour.

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