Eh bien, lisez maintenant !

Après vous avoir invité à vous enivrer, dans mon dernier billet, je vous convie cette semaine au pays de l’humour. Même si les temps que nous vivons sont plus anxiogènes que joyeux, que ce confinement « saison 2 » est plus difficile à supporter, il faut savoir rire de tout (ou presque) comme nous le rappelait en son temps, Pierre Desproges.

Sans avoir la prétention de l’imiter, il est toujours possible de s’en inspirer, et la période actuelle s’y prête. Jugez plutôt !

En fin de semaine dernière, est publié un arrêté préfectoral qui impose le port du masque dans tous les « espaces urbanisés » du département. Pour qui comme moi, a la chance de disposer d’un appartement en ville et d’une petite maison à la campagne, la distinction semblait claire. Du moins le pensais-je, bien naïvement.

J’avais bien saisi la nuance, ou plutôt je croyais l’avoir comprise, jusqu’à la publication sur le site de la Préfecture de la carte de la Vienne définissant les dits « espaces urbanisés ».

Ne parvenant pas à accéder à ces informations via Internet dans mon village – il est vrai que nous vivons à la campagne avec 0,894 méga à nous partager – mes voisins (ils ne sont que deux), pas inquiets, m’interpellent à ce sujet.

Comme eux confiant, je me rends à ma permanence, à 25 km, où arrive le débit tant espéré, afin si j’ose dire, de savoir « où j’habite ». Après avoir reçu plusieurs appels de maires ou de simples citoyens moins isolés, le doute cependant s’empare de moi, avant que je puisse enfin consulter à mon tour la fameuse carte.

Et là, je découvre que je vis en fait en milieu urbanisé. Quel choc ! Mais aussi quelle heureuse surprise pour des élus locaux qui se mettent à rêver de pouvoir à nouveau construire dans des hameaux pour accueillir les prochains réfugiés de la future pandémie. Mais le rêve s’arrête là. Ils ne pourront pas transformer l’abri de jardin en pied à terre, ou l’écurie désaffectée en résidence principale pour le fils resté vivre au pays… En effet cette nouvelle qualification n’est pas celle retenue dans les plans locaux d’urbanisme (PLU) de leurs communes ! 

Me reviennent alors des remarques relevées dans le livre de Chloé Morin Les inamovibles de la République : « Vous ne les verrez jamais, mais ils gouvernent ». Je comprends que pour nos concitoyens il y a aussi, en ce domaine, la température réelle et celle ressentie, bien irréelle, surtout quand on leur a dit que le port du masque n’était pas essentiel. Mais c’est vrai, c’était à l’époque où nous en manquions.

 Si se masquer le visage constitue une infraction lourdement sanctionnée lorsqu’il est porté en groupe ; aujourd’hui ne pas le faire, même seul dans son village, constitue une infraction ! Allez y comprendre quelque chose !

Alors, pour éviter le pire, on peut toujours rester chez soi et se plonger dans les livres (« nous en avons plein dans nos bibliothèques que nous n’avons pas lus », a proclamé le président de la République, justifiant ainsi de ne pas rouvrir les librairies).

Outre l’ouvrage cité plus haut, voici  mes choix de lecture pour les jours à venir :

  • VIN, poèmes de Mohamed BENNIS, traduits de l’arabe (éditions L’Escampette)
  • Serons-nous submergés ? (Epidémie, migration, remplacement) d’Hervé LE BRAS (coédité, comme l’ouvrage de Chloé MORIN, par les éditions de l’Aube et la fondation Jean-Jaurès)
  • Le don des oiseaux de Karen DUTRECH (éditions L’Escampette – à paraître le 20 novembre)
  • Et l’encyclique Fratelli tutti du Pape François (éditions Bayard)

En attendant de vous convier bientôt à découvrir mon  livre : Mes intimes convictions (éditions La Geste), préfacé par Christiane Taubira … à la sortie du confinement,

Eh bien, lisez maintenant !

Proposition de lecture ...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Contactez votre Député

à la permanence parlementaire à Gençay