Intervention en Questions orales sans débat – 12 01 2021

Intervention lors des Questions orales sans débat, ce mardi 12 janvier, sur les aides couplées ovines.

Ma question concerne la nouvelle politique agricole commune pour la période post 2020 actuellement en cours de négociation au Conseil et au Parlement européens.

Pour la décliner au sein des États membres, les nouveaux règlements prévoient que chaque État établisse un plan stratégique national qui comprenne notamment un diagnostic de la situation pour évaluer les besoins que la PAC doit satisfaire.

Ce plan stratégique national doit répondre à trois objectifs généraux dont celui de renforcer les actions favorables à l’environnement, et le tissu socio-économique des zones rurales.

Chaque État doit ensuite établir sa propre stratégie structurée autour de neuf objectifs spécifiques et d’un objectif transversal.

Notre pays qui se caractérise par une grande diversité de ses productions, ce qui en fait une richesse, se doit de prendre prioritairement en considération celles en souffrance au premier rang desquelles se situe la filière ovine, filière fragile qui subit depuis plus de 30 ans une très forte concurrence internationale.

La production ovine répond pleinement aux objectifs ci-avant rappelés et est structurante pour les territoires fragiles.

Elle est aussi reconnue pour générer des services environnementaux précieux, elle contribue à la préservation de la biodiversité, et constitue un outil majeur pour l’entretien des paysages ou la réduction des risques d’avalanche ou d’incendie dans certaines régions.

Il faut noter aussi que 85 % du cheptel est situé dans des zones défavorisées, et que notre pays est déficitaire en viande de boucherie, la production ne couvrant que 43 % de la consommation française.

Par ailleurs, le nombre d’éleveurs ne cesse de diminuer dangereusement depuis les années 1980, et d’ici 10 ans, 50 % des éleveurs ovins devront transmettre leur exploitation, le non-renouvellement des générations compromettant l’avenir de toute une filière.

L’aide ovine mise en place en 2010 avec le double objectif de développer la production et de structurer la filière, a permis de ralentir la dégradation de ce secteur d’activité.

À travers la prochaine PAC, cette activité d’élevage traditionnel et génératrice d’emplois ne doit pas être abandonnée, mais au contraire doit être soutenue en maintenant notamment une aide couplée.

Le maintien des aides couplées constituera un soutien décisif à la filière ovine.

Une enveloppe forte et sacralisée doit être actée dans le cadre des discussions à venir.

Quels sont les engagements que vous pouvez prendre aujourd’hui, Monsieur le Ministre, pour rassurer les éleveurs ovins dont l’avenir de nombre d’entre eux dépend en grande partie de cette aide, en moyenne 60% du résultat courant des exploitations ?”

Retrouvez la vidéo sur le site de l’Assemblée nationale : 1ère séance : Questions orales sans débat – Mardi 12 janvier 2021 – Vidéos de l’Assemblée nationale (assemblee-nationale.fr)

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