Accepter l’insupportable : combien de temps encore ?

Avec cette pandémie qui n’en finit pas, chaque jour qui passe accroît notre perplexité.  Et les prises de parole hebdomadaires du Premier ministre ou du ministre de la Santé ne sont pas de nature à la réduire ! Pas plus que les « sachants » qui se succèdent, en qualité d’experts, sur les ondes ou les écrans.

Ajoutez à cela les guerres d’influence entre professionnels de santé ou, les stratégies cyniques des laboratoires qui s’attachent à gagner sur tous les tableaux (vente de vaccins, et médicaments préventifs à défaut de mieux, surtout dans les pays pauvres !), et vous aurez facilement compris que la colère peut vous envahir.

C’est assurément mon cas.

Si elle n’est pas toujours bonne conseillère, cette ire circonstancielle m’amène à me poser des questions : ces interrogations me portent à croire que la crise sanitaire que nous traversons est, depuis son apparition, mal gérée. Et que son contrôle échappe totalement à ceux qui sont censés l’exercer, à commencer par le Parlement !

Essayons de nous y retrouver dans la succession de décisions prises et, les conditions dans lesquelles elles l’ont été -et le sont encore !

  1. Décisions incomprises
  • Tout a commencé par la mise à l’écart des médecins généralistes, lesquels ont tout bonnement été dépossédés de leur pouvoir de prescription de traitements dont ils étaient pourtant convaincus de l’efficacité. Des médicaments se sont avérés préventifs dans de nombreux cas d’apparition des premiers symptômes.

Il en a été ainsi dans les pays qui n’avaient d’autres moyens que ceux-là !

Je citerai volontiers, pour illustration, la situation à Cuba : moins de 5000 cas déclarés au total, pour moins de 500 morts (11 350 791 habitants), à ce jour. En réponse à ma question, l’Ambassadeur de Cuba en France m’a dit qu’ils soignaient préventivement dès les premiers symptômes au moyen de médicaments rétroviraux en attendant un vaccin, qu’ils possèdent déjà mais qu’ils testent encore.

Je rappellerai aussi à ceux qui l’auraient oublié que les deux premiers foyers français sont apparus en Alsace et en Corse, en mars 2020. En Corse, l’extension de la maladie a été rapidement maîtrisée, par des soins inspirés de ceux décrits ci-avant…

  • Puis est venu l’épisode des masques, inutiles au début selon les propres dires du ministre de la Santé, à tel point qu’aujourd’hui circuler sans eux, là où c’est obligatoire, vous en coûte « la modique somme » de 135€. Comprenne qui pourra ! Et je passe sur l’inutilité reconnue, désormais, du masque en tissu (dont on avait pourtant largement vanté l’efficience, et encouragé la fabrication, aussi empirique fusse-t-elle !).
  • Ajoutez à cela les tests aux effets incertains : certains s’avèrent positifs sans manifestation externe de la maladie ; d’autres s’avèrent négatifs alors même que la personne est porteuse du virus ! Et tout dépend, là encore, du moment où le virus a été contracté, et du moment où la maladie se manifeste. La fiabilité est toute relative mais le coût d’un test, lui, est bien réel : 43,20 € en moyenne pris en charge par la sécurité sociale quand ailleurs, en Allemagne par exemple, les tests sont payants (170 €).
  • Finissons par les vaccins dont la logistique de distribution a mis bien du temps à s’organiser, sans compter notre incapacité à en produire nous-mêmes ; il nous a fallu attendre de l’étranger le droit d’en lancer la fabrication ! Ils rassurent nos concitoyens malgré des réticences encore fortes chez nombre d’entre eux ! Heureusement, parce que notre ratio de personnes vaccinées par rapport à la population, ne nous classe pas parmi les plus efficaces en Europe ! Mais, rassurons-nous, fin août chacun aura eu sa dose ! C’est le Président qui l’a dit !

2. Des décisions qui échappent à tout contrôle démocratique

Comme on nous a dit que nous serions « en guerre », il fallait bien pour le moins un Conseil de défense pour piloter la crise. Et comme il s’agit d’une crise sanitaire, cela nécessite un Conseil scientifique, dont les membres sont discrétionnairement choisis.

Et comme le temps presse, on déclare unilatéralement l’« état d’urgence sanitaire » afin d’agir par « ordonnances ».

In fine, qui décide aujourd’hui ? Et qui contrôle les décisions prises ?

Nous aurions aimé pouvoir prétendre à un vrai débat scientifique, lui-même suivi d’un véritable débat politique.

À la place, nous avons assisté à l’attribution arbitraire de pouvoirs à une catégorie d’experts, « infectiologues » s’il en est, au détriment d’autres scientifiques tout autant crédibles, mais écartés des instances, pour des raisons de lutte d’influences, quand il aurait fallu un débat transparent pour renforcer la décision politique.

Nous nous retrouvons ainsi face à une mainmise de l’État sur la gestion sanitaire, écartant les professionnels de santé lesquels sont pourtant, au quotidien, près de leurs patients. Il s’en suit une crise de confiance qui, indubitablement, laissera des traces.

Ne parlons pas de la dernière invention démocratique qui consiste pour le président de la République à décider d’un 3e confinement et à demander à son Premier ministre de venir le lendemain devant l’Assemblée nationale et le Sénat pour solliciter un vote sur une décision déjà prise. C’est ce qu’on pourrait désigner sous le vocable de rétroactivité de la décision politique pris par d’autres. Il fallait y penser !

De fait, il n’échappe à personne que c’est la Haute Autorité de Santé Publique qui a pris la place du Parlement pendant cette crise. Et si, par malheur, certains se lèvent pour dénoncer cette situation, que ne sont-ils pas aussitôt vilipendés. Le président de l’Assemblée nationale lui-même s’est permis d’y aller de ses propres réflexions en pleine séance publique, sortant ainsi magistralement de son rôle de garant de l’impartialité des débats.

Tout cela est révélateur d’une gouvernance fragilisée quand, à l’inverse, des décisions débattues contradictoirement auraient pu faire consensus. Tout comme précédemment, d’autres gouvernants avaient su, peu ou prou, le faire face au terrorisme. Nous étions pourtant alors plus proches d’une situation de « guerre », à proprement parler.

Cette méthode n’est plus acceptable et, les Français, comme les parlementaires, sont de moins en moins nombreux à supporter les conséquences des mesures imposées de la sorte. Seule la peur distillée à longueur de temps, cette psychose largement entretenue, fait accepter l’inacceptable : couvre-feu, et autorisation délivrée à soi-même de l’enfreindre -si nécessaire et en fonction du jugement de chacun ; porter un masque même seul dans la rue ; ne plus voir ses petits-enfants, ni rencontrer ses amis.

Au-delà, ne pas manifester de débordements de joie, ni fêter son mariage, par exemple. Mais aussi, laisser mourir dans la solitude ses vieux parents ou priver d’une sépulture digne ceux qui, hélas, partent. Étudier en permanence dans l’isolement de sa chambre d’étudiant, et derrière la froideur d’un écran. Travailler puis rentrer prestement chez soi pour…19 heures.

Le Gouvernement n’aurait-il pas dû aussi laisser les médecins prescrire comme ils savent le faire et ralentir ainsi l’avancée de la maladie ?

N’aurait-il pas été préférable de faire confiance aux Français qu’on ne cesse d’infantiliser, et cesser d’alimenter continuellement la peur ?

N’aurait-on pas dû nous dire la vérité sur nos capacités d’accueil dans les hôpitaux et en reconnaitre les limites pour responsabiliser nos concitoyens, capables parfois de certaines contradictions : celle, par exemple, de revendiquer la liberté pour eux-mêmes, et de désirer en même temps être soignés en toutes circonstances, si besoin ?

Nous dire également que nous devrons vivre désormais avec ce virus et ses « variants » dont le seul prononcé du mot alimente la psychose quand, nous le savons, le virus de la grippe ne fait qu’évoluer ? Rien d’étonnant à ce que celui-ci évolue aussi !

Nous dire enfin la vérité sur ces vaccins et leur mode de répartition, dont les effets ne sont pas encore complètement connus, mais qui constituent aussi, a minima, une protection derrière laquelle nombre d’entre nous choisiront librement de s’abriter ?

Et pendant ce temps, pour ne citer que ce « laboratoire », SANOFI dégage 12 milliards d’euros de bénéfices, distribue 4 milliards de dividendes, et licencie 1 000 personnes dont 400 chercheurs !

Accepter l’insupportable, disais-je ? Mais jusqu’à quand ?…

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