Séance du 22 juin 2022 : mesures d’aides à l’enfance et aux familles

Featured Video Play Icon

Intervention de Jean-Michel Clément, représentant le groupe Libertés et Territoires, lors des questions au Gouvernement du 22 juin dernier :

” Monsieur le secrétaire d’État chargé de l’enfance et des familles, nous débattrons la semaine prochaine d’un projet de loi relatif à la protection des enfants – un texte qui sera examiné dans des délais trop contraints, compte tenu de l’importance du sujet, et dont l’ambition et la portée interrogent. L’Assemblée des départements de France, directement concernée, a d’ores et déjà exprimé ses regrets, à raison. Des regrets, il y en aussi du côté du Conseil national de la protection de l’enfance, qui pointe un manque d’ambition. Comment ne pas partager leur amertume ? Le projet de loi fait l’impasse sur des sujets indispensables à l’amélioration de la protection des enfants. Ainsi, l’accent est insuffisamment mis sur la prévention et le texte ne traite ni de la psychiatrie, ni de la santé scolaire, pourtant essentielles à la détection de la souffrance des enfants.
La protection des enfants va au-delà des questions traitées dans le projet de loi ; elle doit pouvoir s’apprécier dans un spectre beaucoup plus large. La reconnaissance d’un vrai statut pour les assistants familiaux est indispensable, au-delà des revalorisations salariales qui sont les bienvenues. Il est vrai que l’hébergement en hôtel de mineurs, très souvent étrangers et non accompagnés, ne constitue pas une solution, mais rien n’est prévu pour s’y substituer. La question de l’accompagnement des jeunes majeurs doit également être posée pour que tous les efforts préalablement consentis ne soient pas brutalement anéantis.
Toutes ces mesures doivent être contractualisées avec les départements, dont la compétence ne doit pas être remise en cause. Mais compte tenu des disparités territoriales, l’État doit assumer sa responsabilité face à des problèmes qui relèvent de la solidarité nationale. En disant cela, je pense aussi aux enfants nés hors de nos frontières qui vivent dans des camps de réfugiés : leur place est parmi nous. Monsieur le secrétaire d’État, les débats à venir vous permettront-ils de rehausser l’ambition du texte et de renforcer l’engagement de l’État sur ces sujets ? 

M. le président. La parole est à M. le secrétaire d’État chargé de l’enfance et des familles.

M. Adrien Taquet, secrétaire d’État chargé de l’enfance et des familles. Je vous confirme que, depuis trois ans désormais, l’État réinvestit cette politique dont j’ai toujours dit qu’elle était non pas décentralisée mais partagée avec les départements : chacun, État et départements…

Proposition de lecture ...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Contactez votre Député

à la permanence parlementaire à Gençay